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 L'île onirique

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MessageSujet: L'île onirique   Ven 4 Jan - 20:01


- « Vous ne désirez pas vous exprimer à ce sujet, monsieur ? C'est un sujet qui concerne pourtant le monde entier !

- Non merci, c'est une expérience qui perdrait de sa magie si elle était décrite. Alors cassez-vous. »

Le jeune homme planta là le journaliste qui était venu l'interroger concernant la veille, et continua sa marche au hasard dans les rues de Céladopole. A vrai dire, il n'avait pas envie de parler tout court, juste de continuer à marcher en ressassant ce qui lui était arrivé.
C'était pourtant une journée banale... Il était allé travailler au restaurant, comme à peu près tous les jours, et était rentré harassé, son Excelangue se dandinant à côté de lui comme il aimait si bien le faire. Il avait acheté un repas dans un supermarché du coin, pour lui et son Pokémon, et s'apprêtait à rentrer chez lui.
C'est là qu'il avait vu le paquet. Un paquet emballé, posé devant sa porte qui ne semblait pas avoir été fait par une personne maladroite, et sur lequel on distinguait une étiquette ou il y avait l'inscription « Joyeux 2000 jours. »
Intrigué, il avait hésité un moment, puis après avoir regardé aux alentours, avait choisi de le prendre. Personne n'abandonnerait un paquet sans une bonne raison...si ?

Son Pokémon et lui, amusés, avaient ouverts le paquet dès qu'ils furent rentrés chez eux, avant même de prendre le repas. Excité, son Excelangue avait même voulu déchirer le paquet pour voir directement le contenu.

- « Sois pas trop pressé, Ex. », avait-il répondu, laconique. « C'est qu'un paquet après tout, t'attends pas non plus à trouver une pierre précieuse dedans. »

Il l'avait ouvert, et avait trouvé... une plume et un ruban à l'intérieur. Cela lui avait arraché un sourire. Cela devait être un cadeau de sa petite sœur, elle était mignonne à penser à lui comme ça. Attendri, il avait accroché le ruban au cou de son Pokémon.
C'est là que le premier miracle s'était produit. Son Excelangue avait scintillé d'une lumière dorée et, alors qu'il était obligé de fermer les yeux pour se protéger de la trop vive lueur, le ruban avait disparu.
Lorsqu'il avait pu les ouvrir... Le ruban n'était par conséquent plus là. Et là ou avant son Pokémon était rose... Il luisait maintenant d'une aura dorée. Son Excelangue était devenu Shiny.

Aucun des deux ne s'attendait à ça, ils avaient été émerveillés, cela même pendant le repas. Ce fut cet émerveillement qui l'incita à croire que cette plume... n'était peut-être pas là au hasard, et n'était peut-être pas si insignifiante qu'il le pensait à l'origine.
Il s'allongea dans son lit en la tenant dans son poing, pensif. Mais bientôt, le sommeil l'attrapa, et il s'endormit, bientôt imité par son Pokémon.
Ce fut là que se produisit le second miracle.
Doucement, sans réveiller personne... la plume s'était mise à luire d'une délicate lumière lunaire.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, l'homme mit une seconde à réaliser qu'il n'était plus dans sa chambre. Regardant autour, il ne vit pas son Pokémon, et encore moins le décor coutumier de sa petite maison. Non, il se trouvait sur la berge d'une île... Qui semblait entourée par un mélange entre de la mer et des nuages. Un paysage qui n'était pas réel...
L'île en elle-même semblait bien présenter des traces de civilisations antiques, mais n'était pas sauvage pour autant. Non, c'était l'archétype même de l'île inconnue, mais pourtant paradisiaque. L'homme distinguait des arbres à Baies qu'il n'avait jamais vu auparavant... Ce fut là qu'il se rendit compte qu'il tenait un objet. Cela ressemblait à... une Ball ?



C'était bien une Ball...Telle qu'il n'en avait jamais vu de telles auparavant. Cette Ball à la main, l'homme déambula sur l'île pendant longtemps. Étrangement, il ne se sentait pas inquiet. Il savait qu'il n'était pas en danger... que sans être un rêve, ce n'était pas non plus la réalité... C'était... autre chose.

Il marcha longtemps, jusqu'à arriver en face d'un Pokémon qu'il ne s'attendait jamais à voir. En face de lui se dressait un Pyronille, pas vraiment farouche, mais joueur. Comme s'il l'attendait. L'homme courut après le Pokémon qui riait en s'enfuyant, et traversa l'île comme ça.
Et finalement, plus par instinct qu'autre chose, lui jeta la Ball dessus. Le Pokémon ne résista pas.
Sans même s'y être opposé, il s'était laissé capturer par la Ball étrange.

Ce fut à ce moment qu'il ressentit les premiers signes de fatigue. La course-poursuite avec le Pokémon l'avait épuisé, et ses paupières paraissaient tellement lourdes...
L'homme s'allongea à même le sol, qui étrangement, n'était même pas dur. Non, mou, comme un vrai lit... Il s'endormit rapidement.

Le lendemain, il était de retour chez lui. La première chose qu'il voulu regarder, sans même un regard pour son Pokémon doré qui se réveillait doucement, fut la plume. Mais elle n'était plus là. A la place, dans sa main, il tenait une Ball... Qui ressemblait à l'autre, mais qui n'était pas la même.



Il n'avait pas besoin de l'ouvrir pour savoir quel Pokémon il y avait dedans.
Lorsqu'il alla au travail, forcément, tout le monde se rendit compte qu'il s'était passé quelque chose. Et il apprit aussi que plusieurs personnes avaient vécues le même phénomène que lui. Peut-être deux cents personne au total sur les deux continents confondus...
Mais aucun ne voulait en parler.
Et lui non plus.

Déroulement




Vous faites parti des chanceux qui avez eu une Lun'aile, c'est bien ça ? Alors accrochez-vous, car vous allez vivre quelque chose d'unique.
Pour pouvoir faire un rp d'un post à la suite de ce message, il vous faut tout d'abord une Lun'aile, objet très rare, mais que vous pourrez peut-être obtenir dans le futur, qui sait ?

Pour les humains :

Ensuite, il faut que vous alliez dans le topic qui est associé à celui-ci, pour dire que vous voulez faire votre rp. Là, vous obtiendrez le nom de trois Pokémons que vous êtes susceptible de rencontrer au cours de votre exploration de l'île. Sur ces Pokémons, vous pouvez en choisir un que vous pourrez capturer. Il sera niveau 20 et maîtrisera une attaque par reproduction.
Une liste de ce que vous pouvez croiser ? Malheureusement, cette liste n'existe pas ♥
Cela fait, vous pouvez aller sur l'île !

Pour les Pokémons :

Pas besoin de passer par un topic. La Lun'aile vous permet de rp directement sur l'île ! Ici, vous pourrez mettre dans vos Sac à Baie une Baie Litchii ainsi qu'une Baie Enigma ! Vous ne pourrez pas trouver ces Baies ailleurs...
De plus, vous gagnez immédiatement deux niveaux, ainsi qu'une attaque par reproduction. Pas mal, non ?

Ce qui doit figurer
- Une introduction de taille variable, si vous le souhaitez la journée qui a précédé... mais ce n'est pas le plus important.
- Le moment ou vous vous endormez.
- Le réveil sur l'île
- Les péripéties. Cette île n'est pas commune, donc absolument tout peut se produire, il y a tout les climats, des fleurs géantes que vous n'avez jamais vu... Cependant, vous êtes seul sur l'île. Mis à part les Pokémons que vous croisez, et éventuellement les arbres qui parlent...
- La capture pour les humains, les Baies pour les Pokémons.
- Le réveil.

Votre post doit faire au moins mille mots. Allez, ne faites pas cette tête, c'est vite fait, et vous aurez un gros bonus à la fin ♥
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MessageSujet: Re: L'île onirique   Sam 5 Jan - 18:22

Songe ~

Le crépuscule pointait le bout de son nez vers Oliville et Jasmine depuis quelque temps déjà était partie dans sa chambre. Aeron ne regarda pas la télé ce soir-là, il réfléchissait sur ses rêves comme il y avait réfléchit toute cette journée. Il se leva péniblement pour se déplacer du canapé jusqu'au frigo et y attrapa une compote. Il aperçut que la fenêtre était ouverte à côté du frigo mais ne la referma pas. Il regarda au dehors, et admira le phare et la plage. Cette ville avait elle aussi toute une histoire et l'actuelle championne en représentait une partie. Il scruta l'horizon et se dit qu'il faudrait bien qu'il parte à un moment ou à un autre, et que retarder l'échéance était inutile. Alors il se mit à faire ses affaires, rassembla tout son nécessaire dans son sac, laissa un petit mot d’au revoir à son amie et se saisit de son Pokémon et de son oeuf pour quitter le lieu sans le moindre bruit, laissant la fenêtre ouverte. Aeron mit sa capuche afin de cacher partiellement son visage, car était toujours recherché par les forces de l'ordre, et mis son Anorith sur son épaule. Ce dernier était encore tout petit et adorait voyager sur la tête ou l'épaule de son maître, s'accrochant à la lanière de son sac à dos.

Le capitaine longea la plage le plus longtemps possible, il regardait en même temps le bel œuf que son insecte avait trouvé auparavant. Il ne savait pas de quoi il en ressortait mais ça gigotait à l'intérieur, il aurait la surprise. Rangeant son œuf, il arriva près d' habitations côtières, les rues en ce soir étaient désertes, Aeron allait encore une fois dormir à la belle étoile. En été, ça n'avait rien d'effrayant pour notre aventurier, il fallait juste trouver un coin viable pour dormir, un coin de nature où personne ne passerait. C'est alors qu'il vit un paquet joliment emballé au pied d'une charmante maisonnette. Il s'approcha dudit paquet et vit inscrit sur un petit mot en une belle calligraphie "Joyeux 2ooo jours !". Adorable, avec surement quelque chose de précieux à l'intérieur. Sans hésiter une seconde, notre forban s'empara de la chose et continua de marcher, un cadeau à la main. S'arrêtant à l'orée d'une belle clairière, Aeron ouvrit le paquet à la lumière du soleil. Le contenu resplendit alors, mais c'était un bien maigre butin, en effet, le trésor n'avait pour contenu qu'un joli collier de couleur et une plume.

Anorith sauta alors sur le collier, mais Aeron et ses réflexes d'acier le repoussèrent au loin, on abime pas une découverte. Tout se revend, y'a pas de petit profit. Notre champion le mit alors à son cou (mais ne devint pas vert aux cheveux roses) en attendant, car ce collier était tout de même bien joli il fallait le reconnaitre. Il prit la plume qu'il regarda de plus près, c'était une plume légendaire, dont il avait oublié le nom, mais était sûr de l'avoir déjà vue dans un bouquin des archives de la bibliothèque. Il l'accrocha alors au chouchou qui tenait ses cheveux puis posa son sac sur le côté. Ses paupières devinrent d'un coup très très lourdes. Rien de normal mais tant qu'il pouvait trouver le sommeil. Le problème était qu'il était debout et que la plume semblait agir sur son cerveau comme un somnifère. Il tomba alors vers l'avant comme une masse et écrasa son Pokémon favori qui tentait alors de le récupérer. Il s'endormit ainsi, dans une position des plus classes, la tête sur Anorith, genoux contre terre et les fesses en l'air. Sûr qu'il aurait mal au cou en se réveillant.

Et il se réveilla, mais pas là où il s'était endormit, il était alors assis sur un nuage, tentant tant bien que mal d'ouvrir ses yeux, lorsqu'il vit à quelque centimètre de sa tête un énorme tromblon tenu par un Lockpin qui fumait le cigare et qui portait une casquette de chasseur. Aeron écarta le tromblon et vit la tête agressive du Lockpin le fixer, babines retroussées, comme s'il n'était pas la personne qu'il recherchait. Avec cet air de mépris, le Lockpin fit un mouvement de la tête et un petit Laporeille très en colère dégringola l'arme pour se retrouver en face de la tête d'Aeron. Il l'examina de fond en comble puis regarda le grand Lockpin et fit un non de la tête. Alors la drôle d'équipe s'en alla avec de grands bonds, et le capitaine essaya de se rappeler quels genre de drogues il avait du prendre pour en arriver là. Il leva alors la tête et considéra l'endroit où il était avec des yeux d'enfants.

Il était en effet sur une île paradisiaque. Un arc-en-ciel plongeait dans une cascade, des Pokémons de type vol passaient en chantant et des Papillusions voyageaient ici et là. Alors que le dresseur se leva, il se rendit compte que sa poche droite était plus lourde qu'auparavant. Il en sortit en effet une ball noire un peu étrange. Comme il n'avait cure de transporter un ball qui l'encombrait plus qu'autre chose et qu'il la trouvait bien moche, il la lança de toute ses forces en direction de la grande cascade puis entreprit de visiter l'île de la drogue qui était quand même vachement réaliste. Il marcha le long des petits sentiers jusqu'à arriver à une intersection : le sentier se coupait en deux. Au pied de chaque chemin, il y avait un arbre bizarre. Un des chemins était tout noir avec des arbres morts qui se recroquevillait sur eux-même tandis que le second semblait radieux et allait en direction de la cascade enchantée. Les arbres se réveillèrent alors et causèrent.

"Suis mon chemin ! Il t'apportera le bonheur dans la simplicité. "

"Non, suis le mien, c'est le plus court, je le promet ! "

Chacun des arbres souriait, enfin, à sa manière, et arborait deux grands yeux aux pupilles marrons. Aeron trouva alors extrêmement drôle de mettre son doigt dans l’œil de l'arbre le plus moche. Ce dernier ce déracina et couru dans son chemin pour finalement tomber dans un genre de piège mal fait. L'autre arbre sourit radieusement et s'exprima encore :

"Tu as fait le bon chOUAAARGH... "

Sans avoir le temps de finir sa phrase, Aeron s'était saisit d'une grosse branche cassée sur le côté pour lui mettre dans la bouche afin qu'il arrête de parler. L'arbre finit tant bien que mal -car c'est difficile sans bras- à retirer ce truc de sa bouche et voulu dire quelque chose en pleurant, mais il n'eut pas le temps car le dresseur, avec un briquet, était entrain de lui mettre le feu. Il faisait chaud dans cet endroit et l'arbre prit vite. Il courut en criant vers la cascade et se noya dedans. Sur ces passionnantes péripéties, il se dirigea aussi vers la cascade en prenant un chemin tierce. Là il se fit doubler à grande vitesse par un Carchacrok qui sprintait en pleurant, poursuivit par des lapins armés jusqu'au dents. Dans toute cette norme ambiante, Aeron arriva au pied de la cascade où il but jusqu'à plus soif et découvrit au fond de l'eau un objet scintillant. Il retira son tee-shirt et plongea pour récupérer la chose. C'était en faite la ball noire qu'il avait lancée auparavant, mais elle semblait un poil différente, elle avait comme une présence. Le dresseur l'utilisa et un Pokémon tout noir et tout bizarre en sortit avec un grand sourire ; il la réutilisa sur l'instant afin de rappeler ce truc étrange qui en était sortit. Le marin décida quand même de garder ce Pokémon, il était surement marrant. Il eut alors une seconde fois très sommeil et s'endormit sur place pour se réveiller dans la même position et dans la même clairière où il était auparavant.

Aeron regarda autour de lui, et mis à part un Anorith KO, rien n'avait changé, peut être que ce songe, nous ne préciserons pas rêve ou cauchemar, aussi réaliste soit il, n'était qu'un songe. Il lui semblait plutôt que c'était un rêve qu'il avait lui-même transformé en cauchemar, m'enfin bon. Il ne se rendit pas tout de suite compte que quelque chose avait changé. C'est quand il tenta de mettre sa capuche qu'il se frappa avec une ball blanche et violette qui possédait une plume sur le haut. La plume elle, n'était plus dans son chouchou. Le capitaine utilisa l'étrange ball et revit l'étrange Pokémon de son rêve qui se présenta en souriant encore.

"Spiritomb~tomb ! "

Aeron sourit.
.


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Alizire Eclarey
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MessageSujet: Re: L'île onirique   Dim 6 Jan - 23:43

La journée avait été épuisante. Et pas qu’un peu, en plus. Il fallait dire ce qui était, la capture d’un pokémon légendaire, ce n’était pas aussi simple qu’on aimerait le croire. Même avec des partenaires psychopathes et armés jusqu’aux dents – même si l’un d’eux avait de sérieux problèmes pour viser – on en aura pris plein la figure. Mais au fond, c’est surtout psychologiquement que cela avait été éprouvant. J’entendais encore résonner dans ma tête l’insupportable petite voix androgyne de ce téléphone-taupiqueur-arme-de-guerre multifonction… bon dieu que cela faisait mal au crâne.

Mais il y avait plus étrange encore. Arrivée au centre pokémon pour passer la nuit, on m’avait remis un petit paquet bizarre que l’on avait déposé pour moi. Un papier cadeau blanc avec des petites étoiles et rubans dorées dessinés dessus, et une étiquette mystérieuse : « ~*Joyeux 2000 jours*~ ». J’hésitai un peu à ouvrir ce paquet, ayant quelques doutes sur son contenu. Dans la chambre, assise sur le lit, je regardai les étoiles par la fenêtre en réfléchissant.

« Qu’est-ce que ça peut bien être… ?
- Togé ? »

Ace regardait l’emballage d’un air envieux, une furieuse envie de le déchiqueter dans les yeux. En tout cas, pour lui, cela ne devait pas être quelque chose de bien dangereux. Je me décidai enfin à l’ouvrir, dévoilant deux curieux objets : un pendentif en forme d’étoile et une plume d’un vert scintillant. Un peu surprise, j’examinai les deux cadeaux d’un air interrogateur. A quoi cela pouvait bien servir ? Etait-ce juste le présent d’un illuminé comme ceux qui croyaient en la fin du monde il y a quelques jours ?

Mon togetic voulu s’emparer de la plume pour jouer avec, mais je lui la repris vivement. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver avec ces objets bizarres. Il avait beau me tirer une tête de pokémon battu à vous en fendre le cœur, je refusai.

« Ne touche pas à ça. Si jamais cela te fais évoluer ou quelque chose comme cela on serait bien embêtés. »

Ace n’avait rien contre le fait d’évoluer, certes, mais c’était surtout pour moi. Vu son comportement actuel, le voir tripler de taille serait extrêmement prometteur en terme de catastrophes et autres ennuis en tout genres. Et il m’en donnait déjà bien trop à mon gout, alors pensez-vous…

Je lâchai un long bâillement et m’étendis sur le lit, épuisée. Inutile d’essayer de réfléchir à cette heure, ce sera sans doute bien plus productif demain. La lumière éteinte, je regardais quelques instants la plume scintiller sous le rayonnement de la lune. Ce n’était pas une plume normale, elle devait forcément avoir un secret… Et sans m’en rendre compte, je sombrais dans les bras de Morphée.

*****

Hmm… ? De l’herbe ? Je me frottai les yeux, constant que le décor avait changé pendant que je dormais. Après avoir baillé à m’en décrocher la mâchoire, je me redressai en position assise pour jeter un coup d’œil aux environs. Alors comme cela, j’étais somnambule aussi maintenant ? Eh bien, il ne me restait plus qu’à savoir où j’étais pour retrouver le centre pokémon. L’ennui, c’est que je n’avais même pas mon sac, Ace et Xya ne semblaient pas là non plus.

Je posai mes mains au sol pour me lever quand l’une d’elles rencontra un objet sphérique : il s’agissait d’une étrange balle arborant un mélange de couleurs sombres. Enfin, à en juger par sa forme, cela ne pouvait être qu’une pokéball. Quelles étaient ses propriétés par contre, mystère et boule de gomme. Enfin, ne sachant pas quoi faire d’autre, je la ramassai et pris la route au hasard dans ce lieu inconnu.

L’herbe haute bruissait sous une douce brise agréable, quelques arbres fruitiers de ça de là se dressaient sur le sol vallonné. D’énormes blocs de pierres sculptés rassemblés en certains points faisaient penser aux ruines d’une civilisation antique. Sauf que… les sculptures avaient un drôle de tête. De grands yeux bizarres accompagnés d’un sourire démoniaque. Rien que les regarder me donnait des frissons dans le dos. Non, vraiment, c’était des sadiques ces mayas je vous jure.

« Pory ?, lança une petite voix étrange.
- Huh ? Qu’est ce que tu me veux, toi ? »

Un petit pokémon ressemblant étrangement à un… canard origami rose et bleu. Oui parfaitement !... non mais qu’est ce qu’il fichait ici celui-là ? Un Porygon… je n’étais même pas certaine que l’on puisse trouver ce pokémon à l’état sauvage. En tout cas, il n’avait pas l’air farouche. Plutôt envie de m’ennuyer et me pourrir la journée, en fait.

Le canard bizarre s’approcha de moi, me fixant de ses yeux inexpressifs. Et puis soudainement, il se changea en une boule de lumière bleuté et s’engouffra dans mon corps. Instinctivement, je portai une main à l’endroit où il était entré et sentis la forme de mon portable à travers ma veste. Le sortant, je constatai que… qu’une nouvelle application s’était installée.

« Coucouuuu ~ »

Sursautant, je lâchai mon portable qui tomba au sol et m’éloignai de quelques pas, mettant une distance de sécurité en ma personne et cet objet possédé. Enfin, visiblement je ne l’avais pas cassé, puisse la voix mystérieuse ne tarda pas à refaire acte de présence.

« Eh, n’aie pas peur ! Moi c’est Kyun, et toi ?
- Euh… Alizire…
- Enchanté. Dis moi, j’aurais besoin de ton aide pour faire un truc, tu veux bien m’aider ?
- Je suppose que je n’ai pas le choix…
- Oh, ne fais pas cette têteuh ! S’il te plait !
- Oui c’est bon… alors c’est quoi ton truc ? »

Je n’en revenais pas… être en train de parler à un canard origami bicolore squattant mon téléphone, c’est sûr ça vous arrive tous les jours. En attendant, si je voulais sortir de ce lieu de cauchemar et me débarrasser de ce squatteur, j’allais devoir coopérer avec cet animal.

Il m’indiqua une ruine un peu plus loin… n’empêche, je ne voyais vraiment pas trop en quoi je pourrais lui être d’une quelconque utilité. Autre centre la cour de ce qui devait être un ancien temple trônait un étrange réceptacle sur lequel brillait une sphère d’un bleu profond.

« C’est là. Alors attends, je t’explique. Tu clique sur le petit carré, tu fais glisser le bloc en haut près le ‘out’ et là tu change le code en ‘6978.01’...
- Euh… ça sert à quoi tout ce bordel ?
- Bah c’est d’la programmation. Pas grave si t’y comprends rien, j’t’apprendrais.
- Ah… non merci.
- T’es sûre ? Enfin bref, tu fermes le pop-up et tu touche l’icône de transfert. »

Je m’exécutai, et mon écran s’éclaira soudainement de la même lumière bleutée que tout à l’heure, avant qu’un amas de pixels ne s’agglutine dans ma main gauche, prenant l’apparence d’une sorte de massue étrange. Sur la demande de ma nouvelle massue, je frappai la sphère avec ; celle-ci sembla se fissurer avant finalement de s’illuminer d’un puissant flash aveuglant. Lorsque je recouvrai la vue, je me trouvai sur un rocher escarpé face à la mer, à l’extrémité d’un chemin littoral. L’écume s’écrasait sur les rochers avec violence, les rafales de vent violentes soulevaient ma longue chevelure brune. C’était beau… Porygon était retourné dans mon portable et avait retrouvé sa forme originelle, sans que je comprenne vraiment comment il avait fait.

« Où suis-je maintenant… ?
- Aucune idée. Oh… dis moi… tu veux bien que… je reste avec toi un peu ?
- Hmm… c’est pas réel tout ça, hein ?
- Qui sait, eh eh ~ »

Il daigna enfin sortir de mon téléphone et me dévisagea, l’air heureux. Enfonçant les mains dans mes poches, je remarquai que j’avais toujours cette étrange balle en ma possession… le capturer hein ? Je pris la capsule dans ma main et la fixai quelques secondes, pensive. Pourquoi pas après tout. Je dois bien pouvoir en faire quelque chose d’utile en le trafiquant avec mon portable.

« Tu veux bien ?, m’intima t-il du regard.
- … si t’y tiens… »

La capsule heurta le crâne polygonal du pokémon qui se laissa aspirer sans résister. Un nouveau partenaire en main, je jetai un dernier regard à l’océan avant de refaire route vers le continent. Mais alors que je n’avais fais que quelques pas, ma vision se brouilla. Une fatigue intense engourdis mes membres, et puis… plus rien. Le trou noir.

*****

Il était environs neuf heures lorsque les rayons du soleil virent me tirer de mon sommeil. Mon premier réflexe fut de tirer les rideaux afin d’y voir plus clair. Une balle étrange reposait à côté de mon oreiller… la partie supérieure arborait une couleur lunaire et une petite plume verte semblable à celle de la veille. Attendez… serait-ce… Kyun ? La plume avait visiblement disparu, et ce rêve semblait bien réel… aussi illogique puisse t-il être. Je rangeai la capsule dans mon sac avec les autres, accueillit par un togetic surexcité qui venait visiblement de se réveiller lui aussi. Il fit quelques pirouettes autour de ma tête avant que je ne le chasse d’un revers de main. Rien n’avait changé, toujours aussi insupportable celui là…

Par simple curiosité, je jetai un petit coup d’œil à mon portable… que… l’application était-là elle aussi ? Cela voudrait dire que… Un son familier vint interrompre ma brillante déduction. Et pour cause, il s’agissait de mon estomac criant famine. Bien… on repensera à cela plus tard, d’accord ? J’ai faiiiim ~

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MessageSujet: Re: L'île onirique   Lun 7 Jan - 13:23


"Voyage au pays des rêves"



Elio jetta un coup d'oeil à sa montre flambant neuve.Elle indiquait 18 heures piles. Ici , à Azuria, le ciel se teintait doucement de noir , tandis que les étoiles apparaissaient lentement. Malgré un temps relativement chaud, un vent glacé balayait la rive , soulevant ainsi une quantité impressionante de sable blanc. Sheru était parti se balader dans les airs , là-haut, scintillant comme une minuscule étoile filante. Même d'ici , Elio percevait ses petits cris aigües de satisfaction. Ce farfaduvet était en tout point adorable et attachant ; le cœur du petit éleveur se serra en pensant à leur séparation. Mais ils ne se sépareraient surement jamais , inutile d'imaginer le pire. Bien que souvent , Sheru avait l'air de s'ennnuyer, et c'était facile à comprendre : le pokémon cotonneux avait sans doute envie d'un autre compagnon , d'une '' présence '' autre que cellle de son éleveur...

T'inquiètes pas , tu seras pas tout seul bien longtemps * pensa le jeune homme. La moindre occasion qui se présenterait de capturer un autre pokémon, Elio la saisirait , ça c'est sûr !

Au loin , onn apppercevait déjà la grande villa côtière de la mère d'Elio. Une jolie bâtisse sans prétention , mais dotée d'un charme certain. Avec ses longues tuiles d'ardoise, ses pierres taillées et sa petite véranda , elle attirait un grand nombre d'acheteurs. La maman d'Elio , elle même éleveuse , arrosait les quelques plants de baies qu'elle avait semées l'été dernier. Elle salua son fils d'un sourire chaleureux , avant de rentrer par la porte de derrière afin de concocter un bon petit plat.

« Sheru , on est arrivés !! »

Presque automatiquement , ce dernier fila comme une flèche devant son dresseur avant de se faufiler habilement par une fenêtre mi-ouverte. Eloi , quant à lui , se précipita vers la porte d'entrée , celle qu'il avait peinte en bleu roi assez récemment. Il s'arréta net lorsque sa sandale buta sur quelque chose de léger : un étrange petit paquet vert clair avec une étiquette ou était inscrit '' Joyeux 2000 jours ! '' en lettres rafinées. Amusé par cette charmante attention , l'apprenti éleveur ne se fit pas prier pour dénouer adroitement la petite ficelle qui entourait le cadeau anonyme. Surpris , il prit dans sa petite main un splendide collier orné d'une étoile dorée, et une mystérieuse plume aux reflets couleur d'arc en ciel. Quels drôles de cadeaux ! Il voulut aussitôt ouvrit la porte pour montrersa trouvaille à sa chère mère , mais il fut d'un coup pris d'une énorme envie de dormir. Il fit de son possible pour lutter contre cette fatigue soudaine, mais il s'écroula , bien malgré lui , sur la pelouse fraîche , dans un délicat bruissement.

* * * * * * *

Lorsqu'il rouvrit les yeux , Elio s'attendait à voir le plafond biscornu de sa chambre , mais non ; il dut cligner plusieurs fois des yeux pour éviter le soleil.
!Puis il se leva , ébahi et se demandant si tout cela était bien réel. Autour de lui , un amas de nuages blancs se mélait à de l'eau claire , il avait l'impression d'être passager sur une île volante . C'était à la fois fantastique et effrayant. Au loin , une cascade de lumière déferlait des cieux , et autour d'une petite source sauvage poussaient des végétaux aux énormes pétales colorés et qui diffusaient en permanence d' agréables parfums capiteux.

* * * * * * *

Elio s'avança un peu, lentement, prudemment ,saluant au passage un régiment de Pijako qui chantaient son nom en choeur. Puis il vit un peit Altaria chromatique qui volait paisiblement au-dessus de la cascade, il lui sembla même que la jolie créature lui adressa un sourire rayonnant, mais c'était sûrement le fruit de son imagination débordante. Cett île était bien sympathique , mais sans autres personnes avec qui partager cette expérience pour le moins , unique, l'éleveur risquerait de s'ennuyer. Elio passa sa tête entre deux lianes d'où pendait plusieurs baies juteuses , afin de voir s'il y avait quelqu'un caché derrière. Il chercha toujours un peu plus , mais cette îlot pourtant si charmant semblait être désert.

« Eh ooooh !! Y'a quelqu'uuuun ? »

Il avait beau crier à s'en arracher les poumons , personne ne lui répondait , mis à part le faible écho de sa voix fluette. Déçu bien que toujours émerveillé par cette île de rêve , Elio fourra ses mains dans ses poches. Et à ce moment là , il sentit quelque chose de sphérique , granuleux à la fois. Il sortit la '' chose '' en question, et l'identifia automatiquement à une ball , sauf qu'il n'en avait jamais vu de telles , même dans des vieux bouquins.
Elle était peinte avec des motifs étranges et dans des tons différents de bleus. De plus , elle était assez lourde... Bah , il n'était pas apparu par hasard , cet objet insolite !

Satisfait , Elio rangea précieusement sa nouvelle pokéball dans la poche de son short, se dirigeant vers un arbre géant dont les feuilles ressemblaient plus à des fleurs rouges. Autour du tronc épais avait été placés plusieurs statuettes sculptées avec une pécision étonnante , bien qu'il était difficile d'identifier ce qu'elles répésentaient exactement. Il s'assit au pied de l'arbres à fleurs, remarquant que dans le ciel , il y ' avait deux soleils , l'un plus rond que l'autre. Sûrement une illusion d'optique.

Il commençait à se sentir à l'aise , quand une voix nasillarde lui perça impudémment les tympans :

«  Eh , tu pourrais te reposer autre part que sur moi , jeune créature ... »

La '' jeune créature '' en question chercha du regard autour de lui, inquiet et vexé. Et comme il n'y avait personne dans un rayon de 10 mètres devant lui, il dut se résigner à se retourner. Et , aussi impossible que cela puisse paraître , c'était l'arbre à fleurs qui lui avait adressé la parole , à l'aide d'une étroite bouche creusée dans l'écorce. On distinguait aussi sur le haut du tronc deux petites sphère creusées , lui faisant office d'yeux de qualité médiocre.
Retenant un cri de frayeur, Elio prit ses jambes à son cou et courut, le cœur battant , sans savoir exactement où ils se dirigeait . Une fois sur de ne plus être dans le champs de vision du vieil arbre sans scrupules, il se pinca, mais ne se réveilla pas. Il inspira , puis expira doucement , voulant garder son calme.

« Zoooru – zoruua!! »

Un petit miaulement venait de lui parvenir de derrière. Il avait identifié sans mal de quel pokémon il s'agissait. Et en effet , au pied d'un buisson à baies était assis un adorable petit zorua au pelage duveteux et aux couleurs vives. C'était un pokémon extrêmement rare , Elio avait encore du mal à y croire !
Et puis surtout , il ne semblait pas sauvage , comme s'il avait toujours attendu le jeune éleveur.

« T'es trop adorable , toi , tu sais ? Gentil Zorua , geentil ... »

Heureux , le charmant pokémon sautilla sur place , des étoiles plein les yeux. Aussitôt, Elio repensa à la ball qui était apparue dans sa poche. Ce pokémon l'avait fait craquer, il ne pouvait pas y résister, surtout que le petit renardeau bicolore avait l'air d'accord afin d'être capturé. La main fébrile, il saisit la ball bleue et la lança soigneusement vers le jeune zorua. Ce dernier se fit aspirer par la sphère sans lutter. Elio se précipita versla ball de son nouveau pokémon , tout content. Il fixa cette dernière longtemps , jusqu'à ressentir à nouveau l'étrange senstion de fatigue. Le visage fendu d'un large sourire, il se laissa aspirer parles bras de Morphée.

* * * * *

Le jeune homme se réveilla aussitôt à l'endroit exact où il s'était endormi, sur le pan de la porte d'entrée. Pressé de découvrir la pokéball contenant son adorable zorua, Elio la sortit mais fut extrêmement surpris de découvrir une petite boule bien différente , bien plus attrayante. Elle était teintée de plusieurs couleurs chatoyantes et coifée d'une petite plume scintillante. Il se passait des choses de plus en plus étranges , mais après tout ce qu'il venait de vivre, plus rien – ou presque – ne pourrait le surprenrde ~ 






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Lina Juaréz
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MessageSujet: Re: L'île onirique   Mar 8 Jan - 1:37

Il devait être midi ou une heure qui s’en rapproche, des épais nuages avaient masqués le soleil si bien qu’on se serait crut en fin d’après midi. Il faisait froid et l’atmosphère était pesante, c’était en quelques sortes la journée parfaite pour rester au lit à ne rien faire et se lever uniquement pour faire la vidange aux toilettes.
Un éclair depuis la fenêtre éclaira un court instant la chambre d’hôtel qui était encore plongeait dans l’obscurité, il fut suivit par un bruit de tonner qui annonçait le début d’une grosse tempête. Encore dans son lit, Lina était en train de s’extirper lentement de son sommeil, elle prenait son temps car rien ne pressait, elle était pour ainsi dire en congé et avait bien l’intention de ne rien faire d’utile de toute la journée. Il ne lui fallut pas moins d’une demi-heure pour sortir entièrement de ses draps, son premier reflex alors fut de se diriger vers la grande fenêtre qui donnait sur la ville et de l’ouvrir au maximum. Les nuages étaient plus sombres que tout à l’heure, les éclaires étaient alors presque la seule source de lumière dans les rues qui était presque désertes si on comptait pas les quelques clochards qui tentaient de trouver refuge sous un banc ou bien de se réchauffer en se couvrant de vieux mentaux mouillé et usés. Lina les regardaient de haut, depuis son confort puis se lassant un peu, elle passa sa tête à l’extérieur pour recevoir un peu de cette pluie. Etrangement, la jeune femme aimait beaucoup le tonner et les fortes averses, ce temps qui devait être démoralisant, l’amusait au contraire. Bon il est vrai que Lina était un peu spéciale. Quand elle vivait dans la grande demeure familiale, les domestiques étaient parfois obligés de l’éloigner des fenêtres les jours de pluie sinon la pauvre fille risquait de vite s’enrhumer.

Aujourd’hui il n’y avait plus de femme de chambre ou autre boniche pour lui dicter sa conduite, elle se sentait un peu libre, comme ces goutes d’eau froides qui tombaient du ciel. Encore un peu et la voilà partie pour demander à son hyporoi d’utiliser danse pluie histoire d’en mettre une couche supplémentaire. Heureusement le service des chambres vint à cet instant, frapper à sa porte. Trois coups à la porte puis voyant que personne ne répondait, une voix féminine dit avec courtoisie :

- Un paquet pour mademoiselle Juaréz. C’est de la plus haute importance.

Sachant que ce n’était pas ainsi qu’elle allait capter l’attention de la locatrice, la femme de chambre rajouta : « Je vous le laisse au bas de la porte. Bonne journée »

Lina laissa filler quelques secondes, le temps que la dame du service des chambres soit assez loin. Entre temps elle se disait que ce paquet était à coup sûr un ordre de mission ou quelque chose dans ce genre, mais elle espérait que ce n’était pas urgent au point de devoir s’habiller dans la minute qui suit, pour aller frapper de pauvres innocents.
Finalement elle referma la fenêtre et se dirigea vers la porte d’une démarche nonchalante qui trahissait la paresse qu’elle éprouvait rien qu’á l’idée de se remettre au travail.
Elle finit par ouvrir cette fichu porte et ramasser le coli avant de retourner dans sa chambre, un peu comme un chien de prairie qui se hisse hors de son trou pour ramasser une brindille et qui y retourne instantanément comme si il avait peur d’un danger imminent qui viendrait de l’extérieur.
Une fois la porte fermé elle se dirigea vers la grande table basse qui se trouvait au milieu de la pièce pour y poser le paquet qui glissa légèrement sur la surface tellement le bois était vernit. À présent elle pouvait remarquer que ce colis n’était pas envoyé par le QJ des Quetzalcóatl, d’ailleurs il n’y avait pas de nom d’expéditeur. Étrange pensa-t-elle, il s’agissait peut-être un ridicule paquet publicité mais cela pouvait aussi être plus grave…C’est d’un colis piégé auquel nous faisons allusion !

Le temps de lâcher un soupir et elle se mit à le déballer, si c’était une bombe, il fallait bien qu’elle explose non… Curieuse logique mais bon, Lina en était presque dépourvue alors autant ne pas s’attarder sur la question.

Bonne nouvelle, la boîte ne contenait aucun pétard, il y avait à la place un médaillon qui sentait l’objet cher et rare sur le marché ; le genre de bijou qui scintillait bien fort pour en mettre plein la vue et avec était livrer une petite note qui disait que ce colifichet était en fait une prouesse technologique capable de modifier de manière définitif la pigmentation d’un pokemon…Mais cette babiole n’était que l’entrée, le plat de résistance se trouvait au fond du paquet ; une plume verte mais avec pas plus d’indication.
Pff encore des objets qui allaient prendre de la place dans la valise, se disait-elle. Vu son caractère, Lina était bien parti pour se mettre à cracher sur cet expéditeur inconnu mais heureusement pour lui ; retourner sous les draps lui semblait à cet instant une bien meilleure idée. Alors la jeune femme se jeta sans rien dire sur le matelas, ce fut tellement précipité qu’elle avait encore dans sa main l’espèce de plume vert clair…

……………

Alors qu’elle était bien partie pour commencer sa journée, on aurait dit qu’au moment où Lina avait saisi cette étrange plume, une envie de fermer les yeux et de s’envoler vers le pays des rêves l’avait soudainement prit. D’ailleurs elle ne tarda pas à enclencher la machine à ronflement, mais ce sommeil avait quelque chose de particulier, ce n’était pas une fatigue naturelle…

Imaginez que l’on pouvait se rendre dans un endroit entre la limite du réel et de l’imaginaire, un endroit où nos rêves se matérialiseraient pour pouvoir les toucher. On dirait que c’est le pays des merveilles que nous évoquons, pourtant notre héroïne avait prit le billet pour cette destination. Bon ce que je dis n’a ni queue ni tête alors on va faire plus simple : Lina ressentait les mêmes effets qu’une cure à la Tequila nous procure mais ici sans boisson alcoolisé ; un peu comme si elle ne prenait que les bon côté de l’ivresse en laissant les problèmes liés à la gueule de bois derrière elle… Et c’est parti !



…………

Quand elle rouvrit les yeux, la demoiselle ne se trouvait plus dans le lux de sa chambre d’hôtel, elle était au milieu d’une forêt envahi par un épais brouillard et où entre les arbres on pouvait voir quelques ombres s’agitaient. L’endroit était inquiétant mais elle n’avait pas peur, elle ne se posait même pas les questions les plus évidentes comme « mais où je suis ! » ou encore « es-ce un rêve ». En tout cas l’endroit semblait bien réel, même si il ne devait certainement pas l’être.
Ah et comme jamais deux sans trois, alors qu’elle était partie les mains vides, Lina avait dans sa mains droite à la place de la plume verte, une pokeball à l’apparence bien particulière puisque celle-ci était noir avec une excroissance en son sommet. Elle n’en n’avait jamais vu des comme ça pour la simple et bonne raisons que cela n’existait pas…Ou alors il s’agissait du dernier modèle, enfin peu importe inutile de chercher de la logique là où il n’y en a pas !

Instinctivement elle se mit à scruter les environs pour voir si elle était seule ou non. Soudain à cet instant un cri plaintif émanait des arbres à environs dix mètres d’elle :

- Evoooooooooooooo


Sans se poser de question, elle fit un pas en avant vers la source du bruit puis s’arrêta net le temps de réfléchir un peu. Elle s’accroupit pour pouvoir toucher le sol avec ses doigts ; elle se souvenait alors s’être vite endormit après avoir ouvert ce maudit paquet, l’idée qu’on lui avait tendu un piège lui parut alors la plus évidente, de plus n’ayant pas ses pokeball sur elle, elle était vulnérable. Mais cela n’expliquait pas le fait qu’on lui avait mit en main un nouveau type d’objet de capture.

C’est alors que l’appel plaintif se refit entendre il était cette fois si plus fort que tout à l’heure :

- Eeeevoooooó

Piège ou pas, suivre cette voix lui semblait la meilleure chose à faire.

Elle aboutit finalement à la source des cris. À un mètre très exactement se dressait une petite ombre de pokemon, elle ne pouvait pas bien le voir vu que le brouillard handicapait sa visibilité. Ne sachant pas trop quoi faire, elle choisit de rester immobile sans faire de bruit en attendant un miracle.
Le point noir n’avait pas la même idée, il fit d’abor un pas puis s’arrêta avant de se projeter en avant tout droit…en plein dans la face de Lina qui prit de surprise, lança le seul objet qu’elle avait en main, la pokeball qui atteint sa cible.

1…2…3 POF capturé… La capsule ne remua qu’une seule fois avant de se verrouiller, un peu comme si le pokemon se laissa faire. Le brouillard alors se dissipa laissant apparaître un sol blanc qui…qui avait pleins de petit yeux noirs. Les arbres eux agitèrent leurs branches, un peu à la façon d’un humain qui s’étirer après un long sommeil. On pouvait alors voir que ceux-ci avaient…une bouche et une paire d’yeux, normal quoi.

- Alors Lina bien dormit ! Aller il est temps de te réveiller et quitter l’île tu ne crois pas ? dit monsieur l’arbre …

Au revoir les arbres, au revoir le sol, au revoir Lina !






……………

La femme sursauta, elle était à nouveau dans son lit, le sol était normal sans yeux et les arbres…y a pas d’arbre dans une chambre d’hôtel ! Tout était normal, ce ne fut qu’un simple rêve bizarre.

Ou pas, elle sentait encore dans sa main un objet rond, comme une pokeball. Sachant que les siennes étaient rangées à leur place, elle tenait à la place de la plume du colis, une nouvelle capsule avec un pokemon à l’intérieur. Sans comprendre elle pressa sur le bouton d’ouverture et un Evoli fit son apparition sur le lit :

- Evooli !

Conclusion : On ne finira jamais d’en apprendre sur notre inconscient !

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Harû Himque
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MessageSujet: Re: L'île onirique   Mer 9 Jan - 18:56

Lîle Onirique

Les rêves apportent parfois du Bonheur ...


Ce devait être une simple nuit. Qui aurait-pu imaginer tout ceci ? Sûrement pas moi. Qui d'autre alors ? Personne ne le savait mais si une chose était sûr, c'était que cet événement arriva et ça, chacun en avait la certitude ou même parfois la preuve.

La veille, au petit matin, je venais tout juste d'arriver à Mauville. J'étais longtemps marché dans la forêt alentour et il était temps que je fasse une pause. Cette même matinée. Je m'installai dans un petit hôtel pas très loin du centre-ville et m'y reposa quelques heures. Venu au midi, je me rendais chez le cuisinier d'en face. Succulent plats de baies, délicieuses parts de viandes et somptueuses boissons furent au rendez-vous. Je dégustai mon repas une heure durant avant de l'achever. M'étant rendu au restaurant vers treize heures, je quittai ce dernier à quatorze cinq, après avoir payé la note. Ensuite, je me baladai dans les rues de la ville en quête du poste de police.

Quand dix-heures sonnèrent, je dénichai ce que je cherchais. Je m'engouffrais à l'intérieur et demanda à voir le commandant. On me demanda de l'attendre quelques instants dans le hall, ce que je fis. Il se pointa deux trois minutes après, un petit sourire joyeux aux lèvres et m'interpella d'une voix baryton :

« Oui, qu'y a-t-il jeune homme ? Besoin d'aide ? »

Il fus venu le moment de lui rapporter les paroles des villageois duquel je venais porter mon message. Je contai donc tout l'histoire au vieil qui se tenait face à moi. Qui j'eus terminé, il toussa un bon coup puis il prit soudain un air très sérieux. Il m'avait dit, toujours avec sa voix claire :

« Hmmm … Intéressant. Très intéressant. Tu peux t'en aller l'esprit tranquille mon petit, nous nous occuperons de ça au plus vite. »

Le chef des policiers m'offrit un sourire de remerciement et s'en alla dans son bureau. Je tournai les talons et repartais alors sur les trottoirs urbains. La nuit commençait tout juste à tomber. Je me décidai à rentrer à l'hôtel pour dormir. Lorsque j'y arrivais, l'hôtelier de l'entrée m'appela et m'indiqua de m'indiqua de venir. Il dit alors calmement et gentiment cette phrase :

« -êtes-vous bien Harû Himque, monsieur ?

-Oui, c'est moi. Il y a quelque chose ?

-Un paquet à votre attention. Tenez. »

Il avait sorti le courrier de sous le comptoir et me l'avait donné. Je le remerciai et m'en allais dans ma chambre. Dès que je fus hors de portée des yeux indiscrets, je fis apparaître tout mes pokémons et commençait à déballer la boîte. J'en profitais pour lâcher d'une voix pressé :

« Je vous ai appelé parce que je ne veux pas que vous ratiez ça. »

Je continuai mon minuscule périple et déchirai en toute hâte le papier d'emballage. Et c'est là que ma surprise fut total. A l'intérieur se trouvait deux objets. Une sorte de ruban ainsi qu'une plume scintillante. Je restai ébahi devant ces cadeaux. Quand je revins à mes esprits, la première chose que je fis fut de me poser une question : qui m'avait envoyé ceci ? Je méditai sur ça durant près de vingt minutes avant de lâcher l'affaire. Je me décidai ensuite à sortir le ruban, préférant conserver un peu la plume. Je tenais l'objet en tissue de ma main droite et l'observait minutieusement. Puis je le tandis à riolu pour qu'il puisse le voir, en pensant à lui indiquer de le passer aux autres ensuite.

Et ce fut là que ce produisit quelque chose d'extraordinaire. Le ruban se mit à briller d'une lumière éclatante et dorée et fit en même temps scintiller mon pokémon. Ébloui par la luminosité qu’émettait tant mon compagnon que ce qu'il tenait, je fermai les paupières quelques instants. Quand je me risquais à rouvrir les yeux, j'observais que la lumière avait disparu. Et curieusement, le ruban l'avait suivit. Une autre chose en revanche avait fait son apparition, et ceci était encore plus étrange que ce qui avait précédé. Riolu, qui tenait à ce moment-là le fameux ruban fuyard, avait changé de couleur, passant d'un bleu carmin à un jaune doré. Il était devenu entièrement scintillant, brillant d'une luminosité presque éclatante.

« Mais qu'est-ce qui t'est arrivé, Lulu ? »

Celui-ci n'avait répondu car lui-même n'avait compris ce qu'il lui était arrivé. Sa surprise devait être tout aussi grande que la notre, à moi et aux autres. Voyant que personne n'esquissait le moindre mouvement et fixaient leurs regards sur le pokémon doré, je décidais de préparer le dîner pendant qu'ils continuaient de s'émerveiller bêtement.

Dix-neuf heures sonnaient. Ils sortaient soudain tous de leurs rêves et me cherchaient pour me trouver près de la table en train de déposer chaque assiette dessus. Chacune des petites créatures sautaient sur leur repas et commençaient à s'en mettre plein leur panse. Je les rejoignais peu après.
Quand tout était terminée, j'avais débarrassé tout le couvert, les avais nettoyé puis rangé à l'endroit où je les avais trouvé. Puis je m'en retournais dans ma chambre. La nuit était tombé depuis belle lurette et la pleine lune présente à ce moment-là projetait une douce lumière blanche qui éclairait radieusement le lieu. Je choisis de ne pas allumer et me rendais sur mon lit où je m'allongeais paisiblement. Un silence presque inquiétant régnait. Tout me donnait envie de dormir et je commençais à fermer les yeux avant d'être brusquement stoppé. Caninos avait dégringolé à l'intérieur, entraînant riolu et embrylex indirectement avec lui. Lucas franchit le palier calmement et avait contourné le tas de pokémons qui s'était formé devant l'entrée pour me rejoindre dans la couverture.

« Bon, comme vous m'avez l'air bien excité, vous irez dans vos pokéballs ce soir. Allez bonne nuit. »

Les trois concernés avaient soudain arboré une expression de tristesse mais ne s'opposa pas à mon ordre. Je les rappelais ensuite dans leur balls. Le calme qui s'était installé un peu avant l'arrivée des trois perturbateurs était alors revenu, rendant à cet chambre sa beauté nocturne. Je caressais le pelage de mon feurisson qui comprit aussitôt ce que je voulais lui dire. Il fermait bientôt les yeux et commençait à ronronner un peu, preuve qu'il se sentait en sécurité. Je lui suivis aussitôt dans le sommeil que je ne tardais pas à obtenir.

Vingt-trois heures. La nuit était maintenant complète. Je somnolais paisiblement et rien ne semblait pouvoir me réveiller. Soudain, sans rien un bruit, une chose incroyable se produisit. Le colis, encore ouvert, se mit à imiter le ruban qui changea la couleur de riolu. Il se chargea de lumière qui augmentait de plus en plus. Mais ce n'était la boîte qui brillait. C'était la plume. Le deuxième cadeau qui m'avait été offert. Il s'élevait dans la pièce et l'emplissait de luminosité. Et c'est de là que se produisit le miracle. La plume cessa d'un seul coup de briller et à la place disparut dans un petit nuage de fumée scintillant et silencieux qui se retrouva sur moi. Et tout démarra à ce moment précis, mais une heure durant, rien ne se déclara. Et puis je tombai dans un sommeil plus que profond.



Le bruit des vagues, la chaleur du lieu. Il était dans les alentours de minuit lorsque je m'éveillai, encore dans les vappes. Le regard flouté, je ne distinguai rien sur rien. Ce que je touchais par contre me l'indiquait clairement. Prenant conscience de ce qui m'était arrivé, j'avais frotté mes expressément pour recouvrir ma vue. Quand, enfin je l'avais entièrement retrouvé, instantanément je scrutais la paysage.

Assis sur la sable chaud, je me trouvais sur une petite plage bien qu'ordinaire et d'une centaine de mètres entourée de palmiers tous plus grands les uns que les autres. Mais il y avait une chose qui faisait de cet endroit un rêve, et c'est aussi cet chose qui m'avait fait comprendre la situation. Face à moi se tenait une mer mais celle-ci était différente car elle n'était pas faite d'eau, mais de nuage. Je tenais une expression ahuri. Un rêve, un simple rêve. Pourtant, tout semblait réel. Aussi vivant que la réalité. Ce lieu portait à confusion.

Vingt minutes. C'est le temps qu'il me fallut pour comprendre que je me trouvais sans compagnons à mes côtés. Je passais soudain de surpris à affolé. Je m'étais mis à m'agiter dans tous les sens à travers la plage pendant dix nouvelles minutes. Quand je terminais par me faire une raison, je scrutais de nouveau l'endroit. C'est là que j'avais aperçu la fameuse pokéball mi-noir, mi- beige. Elle se trouvait juste là où se trouvait ma main droite au moment où je m'étais réveillé. J'avais dû la faire tombé. Je la récupérai et, ne disposant pas de mon sac ni de place pour poser la ball, je la tenais dans ma main.

Puis, dès que je finis de faire mon observation du reste de la plage, un petit cri joyeux s'élevait. Ce n'était pas un cri d'humain, mais plutôt celui d'un pokémon. Ce dernier se dévoilait bien assez vite à moi, sortant de derrière les palmiers gigantesques. C'était un petit vipélierre rien de plus extraordinaire, qui semblait simplement se promenait tout en jouant avec un petit bâton qu'il tenait de sa patte gauche. Il tenait un regard tout plein de gaieté. Et puis, il m’aperçut. Il tournait les talons et vint auprès de moi en poussant ses mêmes cris de joies.

« Vi,vi, vipélierre.

Étonnamment, je devinais que c'était une femelle. Elle se trouvait rapidement à ma hauteur, tenant un mignon sourire d'enfant. Je pensais qu'elle voulait jouer avec moi mais ce ne fut pas le cas. Elle semblait étrangement attiré par l'objet que je tenais entre mes mains. Intrigué par cela, je lui offrais la pokéball noir qu'elle s’emparât aussitôt. Je pensais qu'elle allait s'enfuir avec mais ce n'était pas le cas. Au contraire, elle choisit d'appuyer sur le bouton qui permettait d'attraper les pokémons. Le pokémon plante avait disparu en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. La ball s'illumina quelques secondes en se bougeant de gauche à droite avant de se stopper net. Le silence s'installait subitement et plus rien ne semblait bouger. Quand je me décidais à prendre l'objet qui contenait la femelle, il s'était déroulé près de cinq bonnes minutes.

Je regardais le paysage alentour et me demandais si il ne s'y cachais pas d'autres prochains compagnons mais la fatigue me rattrapait. Je m'endormis instantanément après m'être posé près d'un des arbres à bananes du coin.



Il était huit heures moins le quart quand, surpris par un bruit étrange, je me réveillais vivement. Face à mon lit et à côté du carton, le vipélierre de la nuit dernière jouait avec sa pokéball. Je m'approchais du nouvel invité et le touchais pour voir s'il était réel. Il sursauta sur le coup. Je compris que c'était la réalité. Ce pokémon plante m'appartenait désormais et nous serions maintenant six pour mon voyage. Lucas s'éveillait peu de temps après , presque que vingt minutes, et son ébahissement montrait bien que la nouvelle arrivante lui fit un choc. Puis vint le tour des trois autres. Riolu semblait moyennement l'apprécier car il s'agissait d'une prochaine rivale pour lui mais il la saluait tout de même. Embrylex, lui, semblait en être intimidé, et préférait ne pas se présenter. Quant à caninos, il avait eu plus de chance. Ce dernier et vipélierre possédaient le même caractère, ce qui renforçait le fait qu'ils s'entendent comme et chats. Pour moi le principal était que aucun d'eux ne ce soit mis en colère contre mon nouveau compagnon.

Conclusion

Je ne tardais pas à repartir et débarrassais ma chambre d'hôtel de ses dernières saletés et encombrements. Quand tout fut nettoyé, rangé et remis en ordre, je me dirigeai vers la seule chose qu'il me restait à prendre : mon deuxième cadeau. Je trouvais le carton dans ma chambre et fouillai à l'intérieur. Pas de plume, rien. Je regardais longuement et attentivement mais je ne décelais aucun objet quelconque. J'emportais le paquet alla le jeter dans une poubelle prévue pour avant de me promener tranquillement dans les rues de Mauville, à la recherche de choses à faire.



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MessageSujet: Re: L'île onirique   Sam 12 Jan - 0:48

Myriam passait déjà tout son temps dans les nuages, alors quand elle rêvait, cela ne changeait pas grand chose. La demoiselle qui cependant avait toujours fait des rêves étranges détestait cependant faire des songes en ce moment. Chaque soir elle s'endormait la peur au ventre, la peur d'échouer. La peur, parce que en ce moment, elle rêvait de Rétribution.

Elle n'avait jamais été sûre que cette aventure dans cette région éloignée où ne régnait que la violence n'avait pas été qu'un simple rêve, un refus de la réalité. Et depuis cette histoire, elle n'avait jamais été certaine qu'un nouveau rêve ne l'y précipiterait pas. Même si elle serait ravie de le revoir... et d'échapper aux lourdes responsabilités qui pesaient sur elle, qu'elle s'infligeait à elle-même... Elle avait pourtant peur de ne jamais pouvoir revenir. De ne jamais pouvoir se réveiller de cet univers-ci. Elle ne le montrait pas, mais... ses rêves lui faisaient peur en ce moment, et elle avait crainte de s'endormir.
Alors, elle demandait à Gallame de veiller sur elle. C'était égoïste, et s'il ne le voulait pas, elle ne l'y forçait en rien. Mais il contrôlait son psychisme, et surveillait qu'il ne s'affole pas, ne se mette pas à ruminer. Le lord n'était pas au courant, bien sûr. Elle craignait qu'il ne la juge comme faible, si elle le lui disait. Elle craignait qu'il ne la rejette, ce qui était stupide. Elle l'avait vu lui, le sommeil hanté par des erreurs commises, par des cauchemars parfois qui concernaient Edward... ou son ancienne épouse.
C'était le plus atroce.
Elle l'avait souvent vu se réveiller en hurlant, ou se redresser tout d'un coup, agité de spasmes. Mais il était fort, et se calmait ensuite, puis se rendormait sans crainte.

Elle, non.

Et quand une Lun'aile se retrouva en sa possession, piquée au beau milieu de ses cheveux alors qu'elle s'entraînait avec ses compagnons dans le bois près de Doublonville, si elle ne comprit pas tout de suite et trouva l'affaire jolie, Gallame ressentit instantanément quelque chose d'étrange. Un malaise. Comme si... comme si il allait échouer forcément à quelque chose. Il ne pensait pas que Darkrai, le fabuleux être des cauchemars, pouvait en vouloir à son amie, et il l'aurait de toute façon senti. Cependant, pour une fois, il ressentit quelque chose de similaire. D'ailleurs, le reste de l'entraînement se passa lui aussi... de manière étrange. En ce jour, les pokémons semblaient très somnolents. Tout le monde paraissait très endormi. Personne n'ennuya Myriam outre mesure, et Doublonville était pour une fois assez calme... Ou sur le passage de Myriam, tout le monde dormait. Le vent même paraissait calme, les nuages grisâtres n'éclatèrent pas, ne s'envolèrent pas au loin. Le soleil ne tapa pas, mais ne fit que réchauffer la terre. Le monde... sommeillait.
Les gens assis sur les bancs roupillaient. Les voitures passaient lentement, ni Solochi ni Gallame, ni Elekid, n'eurent une fois à hurler contre un cinglé de chauffard. Leur maîtresse, à leur effroi, semblait prise aussi de cette torpeur. Mais elle n'avait pas cet air bêta heureux de la plupart des gens. Bien que ses yeux soient à moitié fermés... ses iris vrillaient d'une crainte épouvantable, celle de s'endormir, et d'avoir peur de ses rêves. Elle avait peur de revoir des gens que le passé l'avait forcée à oublier.

Peur... si peur... et pourtant, la torpeur envahissait tellement ses sens, avec une telle ampleur...

Un roucool passa et s'éclata la tronche contre un building, s'endormant au vol. Il atterrit sur la tête de Myriam, qui ne sentit pourtant rien et que le choc ne fit guère plus que de la faire entamer sa descente vers le sol. Descente que ses pokémons affolés rattrapèrent, et remercièrent l'oiseau en réponse d'un high kick qui lui fit traverser des fenêtres. Mais il était trop tard, et leur maîtresse avait sombré dans un sommeil... peu paisible. Mais profond, ça, c'était certain. Et personne, en plus, ne semblait réaliser que quelque chose n'allait pas... comme si un voile de sommeil tombait sur le monde entier pour une journée. Tout le monde n'avait pas de Lun'Aile, mais tout le monde allait faire dodo. Ou peut-être était-ce une illusion d'optique de Myriam et ses pokémons, qui avaient très mal dormi, avaient.

Enfin...

Pour la deuxième fois, depuis qu'elle avait emménagé à l'hôtel de Doublonville le temps de son séjour qui commençait à se faire long, Myriam se fit téléporter dans la chambre (grâce au magnifique attribut de Gallame) qui, se rendant compte qu'il ne parvenait pas à entrer dans son esprit pour la calmer et lui faire avoir l'air serein, toucha la Lun'Aile, soupçonnant à juste raison que c'était pour quelque chose.
Mais à cet instant précis, il entendit une voix féminine surnaturelle lui dire « viens, mon enfant... » ou peut-être rêvait-il aussi, mais lui aussi sombra. Solochi et Elekid se mirent à paniquer : voilà qui n'était pas naturel, mais comme Solochi était par sa nature même imperméable aux pouvoirs psychiques, il avait bien du mal à y entrer lui aussi. Quant à Eletek, bon bah voilà, il aurait bien eu du mal à entrer en résonnance avec leur psychisme si ils ne pouvaient lui lancer une invitation. Le pokémon électrique tenta de filer un coup de jus à Myriam pour qu'elle ne se réveille, mais ce ne fut pas efficace. Solochi tenta une morsure, de Mimi puis de Gallame, mais rien n'eut d'effet non plus.

Frustrant...

Et probablement moins frustrant pour Myriam qui s'éveilla dans une forêt étrange, étendue au sol, les bras écartés de chaque côté de son corps. Aux côtés de Gallame. Qui, comme elle, sentait la douceur des herbes fraîches contre son museau, la fraîcheur de l'air caresser son visage et emplir ses poumons d'une pure oxygène, bien plus propre et dénuée de toutes les souillures de la ville. Ses yeux ressentaient cette absence de voile signifiant que vous êtes parfaitement reposé, que le sommeil ne vous trouble plus, que vous vous sentez bien.

A son soulagement, il n'y avait pas cette fois de contradiction évidente qui la force à comprendre qu'elle rêvait. Ou de figures de son passé... ou de pokémons de son passé... Mais plutôt un chant doux, qui comme les paroles des rêves, semblait plutôt résonner dans son cœur que dans ses oreilles, puisqu'elle ne pouvait en distinguer aucune syllabe. Aucune intonation. Elle savait que c'était un chant, car son instinct le lui disait, mais elle ignorait à quoi il ressemblait. Voilà donc un rêve....
Un rêve qui ne comportait pas ce qu'elle craignait. Qu'une forêt paisible, avec des grosses plaques bizarres de couleurs plantées dans le sol et de l'autre côté du chemin, des champignons gigantesques. Elle jeta un regard troublé à Gallame puis se rendit compte que celui-ci était devenu tout bleu, et que son pelage scintillait à présent. Elle ouvrit de grands yeux, puis lui aussi quand il se vit reflété dans les siens, puis tous les deux eurent un grand sourire, pensant à la même chose au même moment.
Soit : « Je suis trop beau/Tu es trop beau !! » Et, juste après : « le lord va trouver que j'ai vraiment l'allure pour être un des pokémons de son domaine ! », sur ce, les deux se prirent les pattes et se mirent à sautiller comme des fous. Déjà parce qu'elle était sincèrement heureuse de pouvoir à nouveau partager cette fois non un cauchemar mais un rêve avec son pokémon d'enfance, son ami, son plus cher ami, et que ce rêve soit si neutre. Enfin !

Non loin de là, un pokémon nommé Germignon, aux côtés de Cresselia, ou tout du moins avec des instructions de cette dernière, observait le duo. Celui-ci savait pour qui il devait se faire passer... A moins peut-être que dans un coin de cet univers, des gens existaient qui se liaient encore aux pokémons comme on le faisait autrefois, et que cette personne s'était réellement liée à ce Germignon autrefois. Encore eut-il fallu que cette personne ait existé, et n'ait pas tout simplement été un produit des rêves d'une demoiselle... Et il fallait en plus que ce pokémon pour une raison ou une autre se trouvait à présent aujourd'hui sur l'île onirique. Ou peut-être n'était-ce qu'un moyen pour qu'il se joigne plus facilement à l'équipe de la petite dame.

Toujours est-il qu'alors que Myriam, tenue par le bras par son Gallame, toujours très galant, marchait dans la forêt et profitait d'un air étrange, non comprimé par la couverture et la pression que celle-ci lui infligeait toujours, elle eut un sursaut d'étonnement en sentant une étrange chose les regarder. Elle ne fit que se retourner, mais ne vit rien. Mais cela ne l'inquiéta pas outre mesure. Elle comptait à présent sur son nouveau petit chevalier tout bleu (non, pas un schtroumph...) pour la protéger si un vilain cauchemar se pointait encore une fois. Puis, tout d'un coup... un désir soudain la prit.
L'envie de voler.
On dit souvent qu'on arrive à voler dans les rêves lucides, hein ? Et bien, elle étendit les bras, sourit à Gallame, et courut dans le vent, sautant, pour tenter de s'envoler. Elle se sentait bien. Le décollage devrait bien se passer, alors... Alors...
Rien ne se produisit, et son rêve vira subitement au mauvais songe. Son cœur se réduisit à une tête d'épingle, tandis que son pokémon, étonné, la rattrapait et se penchait vers elle. Leurs deux pensées étant en communion, il lui expliqua bientôt que selon lui ce n'était pas qu'un rêve... mais un songe provoqué par quelqu'un. Une vague de chagrin l'emplit. Est-ce qu'elle ne rêvait bien que parce que c'était forcé... ou alors était-ce ainsi depuis le départ ? Est-ce qu'une entité lui voulait du mal ? Non, ce serait stupide... Gallame lui sourit mentalement, et lui dit que non. Qu'ils étaient juste un peu stressés en ce moment.

Puis au moment où, calmée, elle cessait de vouloir voler et décidait d'explorer le reste de cette forêt, intriguée par quelques grands arbres au loin, un bruit de sifflement résonna dans les airs, et elle fit volteface – pour voir Gallame lever les pattes, et bloquer un genre de shuriken... en forme de feuille verte ?! Ses yeux s'écarquillèrent, puis son champ de vision inclut lentement un... Un Germignon ?
Avec l'étoile de l'Union Flag (sans les couleurs de celui-ci) formant une cicatrice sur son poitrail. Ce signe pourrait n'avoir aucun sens, mais Myriam le reconnut aussitôt. C'était un signe... de Rétribution. La babiole accrochée à ses pistolets avait cette forme. En ajoutant à cela qu'elle ignorait toujours si elle n'avait alors fait que rêver, et qu'il n'était très probablement qu'un fruit de son imagination (ce qui n'empêchait qu'elle avait fait une promesse, et qu'elle comptait la tenir), vu qu'elle était dans un monde à la lisière de la réalité... il était tout à fait probable que ce pokémon soit exactement comme Rétribution : une créature dont elle doutait de l'existence. Germignon n'en savait rien non plus. Ses souvenirs de cet homme n'étaient-ils que les souvenirs que l'on a en rêvant... ou étaient-ils réels ? Est-ce qu'il existait des gens comme les héros d'autrefois, comme le fier Nobunaga et la délicate Oichi ? Comme l'Héroïne, ou le Héros, les historiens s'acharnent là-dessus à ne pouvoir se mettre d'accord, qui conquit Ransei autrefois ? Ou bien n'y avait-il des choses que les gens rêvaient, et se persuadaient de leur existence ? Inception ? Oula, n'allons pas si loin. Mais gardons un caractère étrange, sur lequel s'accorda ce Germignon pour pouvoir venir jusqu'à elle et la tester.

Le Germignon sourit étrangement, puis nargua Gallame de sa feuille. Le pokémon chevaleresque leva ses lames, prêt à combattre... puis à sa surprise, ce fut sa maîtresse qui s'élança contre le Germignon, se saisissant d'une branche par terre et lui en asséna un coup. Le pokémon fut tellement surpris qu'il eut à peine le temps de bloquer... Mais il y eut une deuxième attaque, que cette fois il ne put parer. Une main peu puissante qui vint s'agripper autour de son cou, et un deuxième bras passant derrière lui.
Germignon se retrouva serré de toutes ses forces par une Myriam incroyablement... contente de le rencontrer ? C'est qu'elle voyait cela comme un signe qu'enfin, ses rêves étranges étaient fini. Cette peur qu'elle avait... autant la domestiquer. Gallame, troublée, baissa les armes.
Echangea un regard étonné avec Germignon. La voix du petit pokémon plante résonna dans son esprit.

« Cette humaine... que veut-elle exactement ? »

« J'en ai aucune idée. Mais je crois qu'elle voudrait se réconcilier avec toi. »

« Moi ? Je lui ai rien f.... Ah... » Tous deux pensaient à l'étoile qu'il avait cicatrisée au poitrail. Et sourirent. « … Trop de pression ? »

« Trop de pression, ouais. Mais dis-moi, tu me sembles bien capable de penser, pour un rêve... Ce n'est pas que je veuille la réveiller, mais j'aimerais quand même voir comment vont les autres... »

« Elle devrait avoir une ball bizarre sur elle. Qu'elle l'utilise. » Au moment où il disait cela, Myriam s'en rendit compte et la montra au pokémon, interrogative. Elle pensait visiblement qu'il s'agissait de la ball d'origine, mais le Germignon, amusé, appuya de lui-même sur le bouton. L'étonnement la prit, puis en le voyant disparaître et la ball lui rester entre les doigts, paniquée, elle voulut rappuyer et le faire sortir. Cependant, un bruit de battement d'ailes au dessus de sa tête la troubla, et Gallame ainsi qu'elle levèrent les yeux au ciel, surpris. Des plumes tombaient...

Des Lun'Ailes ?!

« Quoi... ? » Elle venait de rouvrir les yeux, dans un endroit qu'elle reconnaissait pour y avoir pas mal séjourné ces derniers temps. Autour d'elle, Solochi paniqué en train d'appuyer sur tous les boutons sur un téléphone et une voix masculine en train de pester « abruti de bestiole » à l'autre bout du fil. Les autres pokémons de son équipe, comme par exemple Elektek, Roserade, Anorith et Stalgamine, la fixaient terrifiés, et écarquillèrent les yeux en la voyant se réveiller. Grodrive, lui, restait consterné dans un coin, dépité car il avait bien essayé d'entrer en contact, mais une puissance terrifiante l'avait repoussé.

« Mais... que s'est-il passé ? »

Myriam ne comprenait pas. S'endormir, ça n'avait rien d'étonnant... Que Gallame soit réellement devenu bleu, oui – il était vraiment devenu chromatique, et l'espèce de sourire qu'il eut en faisant le beau auprès des autres pokémons démontrait clairement que oui, il était trop fier de lui. Devenu trop beau. Avait même moyen de frimer auprès de Stalgamine qui deviendrait un jour une très belle Momartik...

Sauf que...

Y avait quelqu'un qui frimait encore plus. Un certain... Germignon. Qui s'inclinait face à Roserade, galant... et exhibait fièrement une cicatrice étrange. L'homme au téléphone râlait pas mal, car on lui avait raccroché au nez. Et celle qui avait raccroché, pour ne pas avoir à dire qu'elle était tombée dans les pommes en plein milieu de la rue, ce qui l'aurait fait pourrir comme un chameau par ce dernier, du moins, elle croyait, bafouillait à présent comme une idiote.

« Alors... Je n'ai pas... rêvé.... ?! »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: L'île onirique   Dim 13 Jan - 5:00

La course de l’astre de lumière arrivait à sa fin et le déclin du jour se faisait sentir. La nature commençait à se coucher, prenant exemple sur la lumière de plus en plus rare. Plus grand monde ne traînait dans les bois à cette heure, plus grand monde ne voyageait et le sentier était presque délaissé. Seule les lumières du Centre Pokémon –installé dans le coin pour porter assistance au Pokémons de La forêt, tellement nombreux et tellement éloignés du plus proche village- où séjournait presque à demeure bon nombre de Rangers.
L’infirmière y était souriante, bienveillante et donnait tout son cœur pour prendre soin de toute cette vie champêtre. Assistée par son Leuphorie, elle réussissait à jongler avec les repas, l’entretien de tout le bâtiment, les soins et encore bien d’autres choses, tels que l’accueil des nouveaux visiteurs.

"Bonjour, vous voulez une chambre ? "

Tommy s’était retrouvé un peu là par hasard, c’était sur sa route et comme une certaine personne n’avait pas voulu dormir à la belle étoile –soi disant que les arbres faisaient trop peur à la lueur de la lune- réclamant avec attention le droit d’entrer dans cette auberge à l’allure si confortable. Une personne exigeante qui a un goût très prononcé des bonnes choses, une personne à la vision éclairée qui est du même temps tellement adorable qu’on lui cède tout sans rien demander en retour.
Et bien entendu, notre ancien champion n’avait pas pu résister.

"Doudou ~ "

Un ton sans appel, une véritable star qui commande et qu’on écoute sans discussion. Puff du haut de ses cinquante centimètres avait parlé au nom du grand brun et du Mentali qui l’accompagnait. L’infirmière connaissait au moins Tommy Leorios pour la réputation qu’il avait en tant que champion, c’est pour ça qu’elle ne pu s’empêcher de sourire et d’entrer dans le jeu de ce petit Pokémon tellement craquant, elle comprenait facilement à l’expression du dresseur que c’était elle qui avait demandé à passer la nuit dans l’auberge.

"Très bien, Mademoiselle si vous voulez bien me suivre… "

D’un signe de la main, elle invitait la petite Rondoudou à monter les escaliers en première. Elle allait lui faire choisir la chambre qui lui conviendrait le mieux. Au moins les chambres étaient toutes d’un teint uni, pas besoin de s’inquiéter d’avoir un client aussi important que M. Leorios se faire contrarier par une chambre Rose.

Elle se rappela alors les étranges colis reçu un peu plus tôt dans l’après-midi par la Poste Bekipan. Se rappela d’en avoir distribué la plupart à des clients présents mais également de s’être étonnée d’un nom sur lequel elle n’arrivait pas à remettre une tête, un nom qui n’évoquait personne dans cette pension : Tommy Leorios.
Elle était très vite passée à autre chose, mais maintenant qu’elle y pensait, c’était étrange que les Bekipan puissent à ce point anticipé les déplacements des personnes qu’ils livraient.

Au final ce n’était pas bien important. Elle avait un client et se devait de le servir. Alors autant lui apporter tout de suite ce courrier qu’il attendait peut être déjà depuis un moment.

"Leuphorie, soit aimable, rapporte à notre client le colis qu’il a reçu pendant que je fais visiter les chambres.
- Un colis ? "

Et effectivement un paquet lui était adressé. Il s’installa dans la chambre que leur choisit- non sans peine- la petite créature rose et s’affaira à en extraire le contenu. La tâche ne fut pas bien difficile, le mystérieux paquet ne contenaient que deux objets. Deux objets dont il n’avait absolument aucune idée de la provenance, deux objets qu’il n’avait pas demandé et dont il ne connaissait personne qui en soit propriétaire. Mais apparemment c’était bel et bien un présent qu’on lui adressait, l’inscription « Joyeux 2000 jours» était sans équivoque et même s’il ne voyait pas bien à quoi ça pouvait renvoyer, on lui avait fait parvenir un de ces colis. À quelle fin ? Il n’en avait pas la moindre idée.

Et d’ailleurs il était bien le seul à s’en préoccuper. Puff était déjà en train de roupiller sur le plus grand lit (oui, parce qu’elle avait choisi une chambre double sans le consulter. Très maligne, elle s’était vite rendue compte qu’il avait les moyens, et puis bon… Tant qu’elle n’allait pas réclamer des chambres séparées…) et Mentali était tranquillement installé sur le balcon, surveillant la forêt tout en admirant le ciel. Le félin faisait semblant de ne pas s’intéresser à ces « biens matériels » comme il le pensait si bien, mais au fond Tommy sentait bien les petites pensées curieuses qui essayait d’effleurer les siennes le plus discrètement possible pour en savoir plus.

Si ça leur faisait plaisir d’agir de cette façon, il n’allait pas s’en contrarier. Puff était loin d’être un Pokémon pourri-gâté qui cherchait à faire céder son dresseur à tout ses caprices, elle avait simplement une autre façon de voir la vie, si bien que parfois elle se montrait exigeante en voulant bien faire. Quant à Mentali… Sa fierté n’était plus à démontrer.

Reconcentrons nous sur le paquet.

Aucune indication. Aucun mode d’emploi. Rien, juste cette indication : « Joyeux 2000 jours »

Il en concluait déjà que ça devait s’apparenter à un cadeau et par conséquent à quelque chose de bénéfique qui serait censé lui apporter de bonnes choses… Mais quelles choses ?

La plume, il l’avait reconnu, une imitation de Lun’Aile telle qu’il en avait déjà croisé dans de riches musées d’histoire naturelle. Les vraies, celles de Cresselia, était censée être de véritables talisman qui nous protège des sombres cauchemars et soigne les victimes –parfois accidentelles- de Darkrai. C’était sympa à recevoir, pas vraiment utile dans l’absolu, mais toujours sympa. Peut être que cela servirait pour une soirée à thème ou un gigantesque événement à venir, il n’en savait trop rien, mais dans le doute il la garderait pas trop loin de lui, pour l’heure l’intérieur du carton suffirait.

Et sinon l’autre objet… Une espèce de Ruban brillant. Il n’en avait jamais vu de pareil, mais espérait bien qu’il ne s’agisse pas d’un Ruban officiel pour le Grand Festival. Il détestait l’idée d’en gagner un sans mérite, alors penser que de riches actionnaires puissent corrompre tous le comité organisateur des concours, pour pouvoir se faire un coup de Pub en les offrant gratuitement…
C’était assez moche en fait.
D’ailleurs ce n’était pas non plus très probable.

Autant se dire qu’il s’agissait également d’un goodies qui pourrait servir ultérieurement et le laisser à sa place.

Pour lui aussi il commençait à se faire tard. Il n’allait pas passer la nuit en tailleur sur son lit à chercher à percer le mystère de ce colis. Autant dormir et réfléchir demain, sur la route qui allait encore être son longue jusqu’à sa prochaine étape. Il se décida donc à poser le carton à côté du lit pour plonger dans ses couettes.

Au même moment, Mentali refermait la porte fenêtre par télékynésie

Alors que tous se laissaient aller au sommeil, la plume mystérieuse eut une étrange réaction, se mit à scintiller, à luire alors que personne ne faisait attention à elle, ornant la pièce d’un halo mystique qui dirigea toute tout son étrangeté sur un Tommy déjà presque assoupi…

***

Ce qui le frappa en premier fut cette impression de vertige.

Plus qu’une impression il avait le vertige.

À un pas de faire une chute vertigineuse, devant lui s’étendait un océan de nuages. Des nuages gris, des nuages d’orages qui l’avaient un instant tiré de sa transe. Il avait ouvert les yeux. Il s’était retrouvé comme ça, debout à rien du grand saut. Combien de kilomètres le séparaient de la surface ? il n’en avait pas la moindre idée. Il se sentait horriblement mal à l’aise, complètement désorienté, n’osait pas bouger.

Ses jambes lui communiquaient bien la dureté du sol. Il voyait bien à sa teinte que ce sur quoi il marchait était fait de roche. D’une roche qu’il ne connaissait pas, mais d’une roche quand même.
Et lui était là, penché aux bords de cette roche, prêt à tomber aux premiers éboulis.
Et pourtant rien ne céderait. Il se savait, comme s’il avait lui-même imaginé ce gigantesque pilier. Oui, un pilier. Pas une simple roche qui lévite au milieu des nuages, un immense pilier, si grand qu’on en saisissait à peine la circularité, mais un pilier tout de même, reliant le ciel et la terre de sa solide fabrication.

Etait-ce naturel ou artificiel ? Il n’avait pas souvenirs qu’on lui ait un jour décrit un pareil endroit. Mais avait-il bel et bien accès à ses souvenirs ? C’était si étrange de se retrouver là sans savoir d’où l’on venait. Perdu dans les cieux.
Ses pensées imaginèrent le paradis ici transposé. Non, vraiment ça n’avait rien du lieu accueillant tant et tant dépeint… Mais où était-il sinon ?

Comment avait-il pu atterrir à un peu plus de mille mètre d’altitude, là où se forment les nuages les plus bas ? Comment faisait-il pour ne pas suffoquer, comment faisait-il pour ne pas perdre l’équilibre et rester ainsi figé, poing fermés, face au vide, un énorme vide… Il ne voyait que ça.

Un éclair frappa le pilier. Dans un moment de lucidité et par la providence de son instinct de survie, il réussit à se mouvoir, se rejetant en arrière pour s’éloigner de cette nuisance sonore et lumineuse. D’aussi près l’éclair avait forcément pulvérisé la roche. Elle ne tarderait pas à se rompre, le pilier se fissurerait, jusqu’à ce que son sommet ne chute, emportant avec lui un homme qui n’avait rien demandé à personne…
Bon sang qu’est-ce qu’il faisait là.

La panique reprenant le dessus sur tous ses sens endormis, il était par terre, et en profitait pour s’agripper de toutes ses forces à la roche, tentant même d’enfoncer ses ongles dans une terre inexistante pour se donner meilleure prise. Il était impossible qu’il survive à une chute de plus d’un kilomètre de hauteur. Il ferait tout son possible, pour s’accrocher à la vie, pour finir ce qu’il avait commencé, pour ne pas abandonner tous ses compagnons.

Et pourtant rien.

Rien ne tomba. Rien ne trembla. Une simple vague de chaleur traversa le sol et puis plus rien. Comme si l’éclair ‘avait été qu’étincelle.

Et pourtant il continuait d’essayer de s’accrocher à cette roche si lisse, elle ne laissait aucun appui et lui avait l’air si pathétique ainsi replié comme une larve dans sa dernière lutte avant de finir dans le bec d’un prédateur affamé. Il était en terre inconnue, dans un milieu hostile, il ne comprenait rien à ce qu’il faisait là, il ne comprenait pas ce sentiment étrange qui envahissait sa poitrine… Etait-ce de la peur ? Non, c’était beaucoup plus fort que ça. Plus que les éclairs, plus que la hauteur, il ne se sentait pas à sa place ici et on semblait vouloir le lui faire comprendre encore et encore…
Il se sentait vraiment mal…
Oppressé…
Au mauvais endroit…
Ce cauchemar allait-il se terminer ?

Un cauchemar ? Il devait rêver alors ? Et se rendre de compte de la « réalité » de ce rêve, signifiait pouvoir en prendre le contrôle, pouvoir se sentir mieux, pouvoir changer l’orage en ciel bleu, pouvoir descendre ce pilier à une altitude nulle.
Il se décrispait à mesure qu’il arrivait à chasser ce sentiment de rejet, arrivait à mieux se contrôle, mais rien ne changeait pour autant. Il était toujours allongé sur ce sol étrange. Il allait devoir se détendre un peu plus, cherché à se concentrer au maximum.

Puis soudain, sans prévenir, une langue gigantesque vint couvrir son visage de salive.

Cette soudaine présence permit à Tommy de retrouver ses esprits. Il ne craignait rien, il n’était pas tout seul, il devait arrêter immédiatement ce flux de mauvaises pensées. Il devait y avoir une explication logique à sa présence ici, il devait également y avoir une solution pour s’en échapper. La preuve en était que son Coudlangue était également là, non ?

Tommy chercha à se lever, à reprendre parfaite contenance pour s’adresser à son Pokémon, époussetant la poussière inexistante sur ses vêtements pour faire comme s’il n’avait eu aucun moment d’absence, puis sourire à son Pokémon pour lui dire que tout allait bien...

Sauf que… Ce n’était pas son Pokémon.

L’envie de faire un bond de plusieurs mètres de haut le prit d’un coup, sauf que la simple pensée de la longueur de la chute lui fit conserver son sang-froid. Et pourtant, il y avait de quoi être surpris, il y avait de quoi trembler, il y avait de quoi hésiter à rester sur cette plate-forme aérienne.

Devant lui une rangée de crocs scintillants, déployés comme pour lui sourire.

À peine plus gros qu’un Luxray et pourtant tellement plus intimidant. Le Pokémon semblait jeune et pourtant tout aussi impressionnant que dans les légendes. Les nuages sur son dos faisaient écho à l’orage environnant et son corps musclé lui donnait toute l’apparence d’un prédateur. Et pourtant il n’avait pas l’air de vouloir faire de lui son quatre-heure.

Tommy resta immobile, les yeux trop captivés par ceux de la créature si noble et qui gardait pourtant quelque chose d’enfantin, une sorte d’émerveillement face à quelque chose de nouveau et d’étrangement captivant. Tant que ce n’était pas son goût qu’il voulait connaître, Tommy arriverait à rester calme. Seulement il n’eut pas le temps de paniquer que la créature lui bondissait dessus, le faisant s’étaler de tout son long sur le sol. La créature visiblement amusée recommença à lui lécher la joue de sa grosse langue râpeuse.

L’humain qui ne avait plus vraiment comment il allait finir réussit à stopper la peluche géante dans son envie de câlin pour tâcher de comprendre quelque chose.

"Tu… Tu es un… "
*Un Raïkou ? C’est effectivement comme ça qu’on me nomme dans ton monde. *

Le fait qu’il communique avec lui par l’esprit ne perturba pas trop l’humain, trop habitué à voir une certaine chaussette rentrer dès que ça lui prenait dans sa tête. Mais pour ne pas offenser son interlocuteur –la fierté de ce genre de Pokémon était assez chiante en règle général, le parfait exemple du « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais » à l’état naturel, mais comme Tommy préférait rentrer entier dans « son » monde – il se contenta de lui répondre à voix haute.

" Dans « mon » monde ? Tu veux dire que je suis « ailleurs » ? En même temps ça expliquerait le fait que tu sois en liberté et pas farouche pour un sou. Tu sais comment est-ce que je suis arrivé dans ce monde alors ? "
*Tu dors. Probablement.*
"Je suis donc bien en train de rêver ? "
*C’est un humain ? *

La voix mentale était nettement plus grave, bien plus noble et mature que celle de son agresseur, d’elle s’échappait la même puissance sauvage. Tommy vit « son » Raïkou se reculer, toujours de sa position allongé pour qu’un autre beaucoup plus grand –et par conséquent beaucoup plus impressionnant rien que par la taille de ses canines- entre dans son champ de vision, jetant un regard inquisiteur à cet homme qui touchait sa terre.

*Il y a fort longtemps que je n’en ai plus croisé… Enfin, ce n’est pas une raison pour perdre mes manières. Bienvenue sur l’Île Onirique, je répondrai bien de moi-même à toutes les questions que tu te poses, mais tu vas devoir comprendre tout ça de toi-même. Et pour ce faire, il va déjà falloir que tu retrouves la terre ferme.*

Prenant appui sur ses coudes, l’ancien champion pu voir à quel point la créature qui lui faisait face était majestueuse, un Raïkou comme il n’en existerait jamais sur la Terre, sa contemplation était telle qui ne s’étonna même pas qu’il puisse en exister deux dans un même monde. Il n’eut pas le temps d’enregistrer les paroles du félin de la foudre que le relief du sommet de ce pilier le saisissait. Le sol était entièrement fait de cette roche noire lisse et brillante sous la lumière des éclairs –auxquels on finissait par s’habituer au bout de quelques coups de tonnerre et une longue expérience au côté des Pokémons électriques- c’était comme une plaine, striée de petites dunes dans lesquelles on aurait creusé des cavernes. La végétation était pratiquement inexistante, seules de grandes tiges verts sombres poussaient ici et là en bosquets défraîchis, se nourrissant probablement de l’étrange halo de chaleur qui parcourait le pilier à chaque fois qu’un éclair le frappait. Ce n’était d’ailleurs pas le seul pilier qui fendait les cieux, où qu’il regardait il pouvait au moins en voir un ou deux percer les nuées à l’horizon.
L’île onirique devait être particulièrement grande… Une sorte de petit continent à elle toute seule.

Mais plus que la topologie des lieux, ce qui le captiva vraiment fût le réveil de tous ces félins légendaires qui sortaient tour à tour de leur caverne, baillant à s’en décrocher la mâchoire, et se rejoignait tous, semblant attendre quelque chose mais ne s’intéressant pas le moins du monde à sa présence.

Reprenant son courage en main face à une pareille merveille de la nature –toute une meute de Raïkou, le Pokémon en lequel il rêvait d’être réincarné plus jeune lorsqu’il croyait encore aux mythes que lui racontait Alfred- il se releva, se tenant face à la seconde créature qui l’avait rejoint et qui le dépassait en hauteur de bien quelques dizaines de centimètres.
Il venait de capter une information qu’il avait un peu de mal à interpréter.

"Et comment suis-je censé descendre ? "

Un instant Tommy crut voir passer un rictus sur le visage impassible du grand Tigre, un instant plus tard ce dernier tournait les talons sans répondre, rejoignant la meute dont il y avait de grandes chances qu’il soit le chef. Derrière lui il ne laissa qu’une étincelle, une simple étincelle qui décrivit une trajectoire parabolique avant de se poser sur le museau du plus jeune des Raïkou, toujours posté au côté de Tommy.

Ce dernier chercha à comprendre ses intentions avant de voir que sur son passage il libérait de nouvelles étincelles qui d’elles même convergeaient vers les plus jeunes des félins. Une intense source lumineuse explosa alors à ses côtés, l’aveuglant le temps de quelques secondes qui auguraient un grand changement.

Quand il les rouvrit les yeux ce fut pour voir une créature bien plus grande qu’avant, aux traits bien plus matures et d’une allure comparable à celle du chef de meute. Pourtant c’était toujours la même bête électrique, le petit Raïkou avait simplement gagné sa taille adulte en un éclair –et c’est le cas de le dire – comme tous ceux qui avaient eu le plaisir de recevoir l’étincelle.

Tommy comprenait bien que quelque chose était en train de se préparer sous ses yeux. « Quoi ? » c’était déjà bien plus compliqué à comprendre. C’est dans ce but qu’il allait se tourner vers « son » félin, cherchant à savoir ce qui allait se passer, mais ce dernier anticipa d’une simple remarque :

*Monte !*

C’était un ordre.

Son corps réagit sans le consulter, il se retrouva debout, enjambant le corps du grand félin sans même s’en rendre compte. Il était incroyablement confiant, malgré ce milieu inconnu, malgré la hauteur et malgré les éclairs véritables éléments du décor. Instinctivement il comprit ce qui allait venir, depuis le début il l’avait compris de toute façon, ça n’avait pas été anodin qu’il reprenne conscience juste au bord du vide.
Son voyage dans ce monde n’était pas fait pour se terminer dans les hauteurs. Le chef l’avait bien dit, il fallait qu’il retrouve la terre ferme.

Bien callé dans la cape de nuage, il alla s’allonger du mieux qu’il pouvait pour avoir une prise dans le cou du grand Pokémon. Il se pouvait que le voyage le secoue un peu.

*Accroche-toi bien…*

Il ne se fit pas prier.

Tous les Raïkou s’étaient dispersés, formant à peu de chose près un arc de cercle qui englobait le maximum d’espace sur un même versant du pilier.
Tout le monde se tenait prêt à partir et son propre félin s’était reculé –toujours chargé de lui bien entendu- pour prendre le même élan que les autres. Il ne manquait plus qu’un signal de départ.

Et c’est à ce moment que là que la foudre frappa le sommet du pilier.
Pas une foudre ordinaire, une foudre généré par la puissance du chef du meute, une attaque Fatal-foudre extrêmement puissante, l’attaque électrique frappa la pierre noire et celle-ci l’emmagasina complètement, déployant à même le sol une onde de chaleur visible par la teinte bleutée qu’elle faisait prendre au sol sous son passage. C’était le signal tant attendu.

Tous les Pokémons se mirent à courir. Tommy sentait les muscles puissants de sa monture se contracter à chaque bond, pour prendre la meilleure accélération possible. En une seconde il atteignait le bord de la plate-forme, dernière limite avant le néant.

Il bondit.

Tommy ferma les yeux par réflexes, il se savait en sécurité, il comprenait que les Raïkou puissent faire ça chaque jour dans ce monde qui ne devait pas admettre les mêmes lois gravitationnelles que le sien, mais son instinct de survie n’était pas de cette avis. Pour clore le débat, il faisait comme si de rien n’était…

Un peu comme si vous sentiez le saut ahurissant qu’on venait de vous faire subir, un peu comme si vous sentiez vos organes se soulever dans votre corps sous un choc inconnu, un peu comme si vous chutiez sans jamais pouvoir vous arrêter mais que vous ne pouviez ressentir que l’air s’écartant sous votre passage vertigineux.
Venait-il de faire une énorme connerie en faisant confiance à un Pokémon qu’il ne connaissait que depuis quelques minutes pour faire une descente en chute libre –sans parachute- de quelques centaines de mètres ?

*Profite.*

La foudre fendit le ciel à nouveau et il perçut encore un éclair frapper à proximité. Un choc amorti lui indiqua que sa monture venait d’atterrir mais étrangement il sentait toujours le mouvement des muscles –témoin de sa course-, il fendait toujours l’air qui se faisait violent sur son passage –même protégé par la crinière du fauve, il se sentait mal orienté, perturbé malade…

Par curiosité, et pour comprendre ce qui se passait, il entrouvrit un œil…
Et se rendit compte qu’ils courraient toujours sur le pilier… la tête en bas, passant à travers les nuages de pluies comme s’il n’avait s’agit que d’une brume épaisse, la meute de Raïkou courrait sur la surface verticale du pilier de pierre noire, évitant les éclairs de plus en plus nombreux et dansant avec les halos bleus qui décoraient la roche sous le passage des éclairs.

Ils n’avaient aucun mal à se déplacer, le plan semblait appuyer leur course comme s’il avait été parfaitement horizontal.

Tommy était bouche bée (il avait d’ailleurs plutôt intérêt vu la vitesse à laquelle ils allaient et la masse d’air qu’ils traversaient… Je vous raconte pas l’état de la gorge dans le cas contraire…), le spectacle était pourtant presque apocalyptique, les éclairs et l’orage zébraient le ciel sur des kilomètres aux alentours, ça ne s’arrêtait pas, c’était presque sans fin et pourtant toutes ses nuances d’ombre et de lumières, cette course magique et intrigante, ces accumulations d’énergies qui se relâchaient soudainement en suivant la surface du pilier pour atteindre une destination absolue… Et tout ça dans un paysage céleste, sans arbre, sans mer, sans montagne et sans fleurs… C’tait bluffant. Gigantesque. Incroyable. Epoustouflant.
Incompréhensible…

*Pour ta gouverne, on arrive à courir sur les piliers de lumières car l’attraction électrostatique qui s’exerce entre eux et les Pokémons électriques surpasse largement l’attraction terrestre, du moins lorsqu’on concentre suffisamment notre énergie dans nos pattes. Et comme on est les seuls à avoir assez d’endurance pour les gravir, on est assez tranquille ! Fin’… On a quelques éclairs qui viennent nous visiter en permanence comme tu peux voir.*
*Tu veux dire que l’orage ne s’arrête jamais ici ? *
* Pas sur cette partie de l’Île Onirique en tout cas… et comme on est rarement amené à visiter les autres régions…*
*Tu veux dire qu’on est…*
*Oui, dans les Champs de Fulgurites.*

L’humain avait eut recourt à la pensée sans se poser de questions, même en criant à s’en défoncer les amygdales, personne ne l’aurait entendu dans la descente.

Mais cette dernière semblait s’achever, en franchissant un dernier nuage, il sembla étonnamment proche. Les autres Raïkou avaient disparu, il n’osa pas demander de peur de se faire dire qu’il ne s’agissait pas de ses affaires. Et tout de suite après, Raïkou prenait une dernière impulsion et touchait enfin la terre ferme.

Il s’agissait d’une prairie foudroyé de partout. La terre semblait s’être cristallisée, la foudre ayant vaporisé bon nombre de ses composants. Certains endroits semblaient carbonisés, morts, des monceaux d’un ancien lieu –peut être même d’une forêt luxuriante- qui n’avait pas survécu à cette pluie d’orage incessante. Il faisait sombre-le soleil étant en permanence caché par les épais nuages- et pourtant la vie s’était débrouillée pour coloniser cette place désolée : Bien plus qu’en haut une végétation particulière semblait s’être développée, des arbrisseaux couverts de baies qui ressemblaient plus à des guirlandes lumineuses qu’à des fruits, des plantes aux teintes étranges, lumineuses, enfonçant leur racines dans la terre comme on branche une prise mâle dans une prise femelle, elle se mêlait à la désolation et des lieux et perçait à travers une terre qui semblait être prolongement des nombreux piliers visibles à l’horizon, elles s’illuminaient en cadence avec les éclairs, se nourrissant d’eux par l’étrange transfert d’énergie qui se créait à partir des ondes bleutées.

Des pierres lévitaient, même les plus petites -restes pulvérisés, par la puissance de la foudre de plus gros spécimens- étaient habitées par une sorte de puissance électromagnétique qui faisait qu’on pouvait les mettre en mouvement d’une simple pichenette et ne les voir s’arrêter que longtemps après par les frottements d’airs.

C’était un lieu aussi désappointant que la course à la verticale à laquelle il venait de survivre. Mais bon il était en compagnie d’un Raïkou alors pourquoi s’en faire ?

Un troupeau de Wattouatt broutait de l’herbe bleue fluo un peu plus loin et comprit que les petits monceaux de terre, alignés comme les cavernes du sommet devaient sûrement être l’entrée du terrier de nombreux Pokémons électriques. Comme venait de lui dire Raïkou, c’était ici qu’ils devaient vivre pour la plupart mais les hauteurs leur étaient inaccessibles. Ainsi les Pokémons légendaires régnaient en maître sur ce territoire.
D’ailleurs il tâcherait de demander à son ami s’il existait également des Electhor et un Zekrom dans leur monde et si tel était le cas, il chercherait probablement à connaître les habitants des divers autres piliers.

Il cherchait ses mots pour entamer la discussion.

Il fixait le troupeau de Wattouatt, tout comme Raïkou qui s’était totalement écarté de ses pensées à présent qu’il était de nouveau capable de parler à voix haute. Il devait probablement attendre une impression ou quelque chose comme ça. Un vol d’Anchwatt partit suçoter une pierre électromagnétique, Raïkou les suivit des yeux mais Tommy ne les avait même pas vu, trop concentré sur le Mentali qui était en train de sortir du troupeau de Wattouat et qui se dirigeait vers eux.

Il avançait d’un pas calme, presque flegmatique, le regardait intensément, comme s’il s’était toujours connu. Et pourtant Tommy savait bien qu’il ne s’agissait pas de son Mentali, il n’existait pas avec lui leur lien mental, cet intimité qui les unissait et qui n’était égalable par aucun autre.
Et pourtant ce Pokémon Psy agissait comme s’il avait été le vrai, se rapprochant avec les mêmes mimiques, la même démarche, la même indifférence mêlée d’impatience.

Et il assistait seul à cette scène, l’autre étant visiblement trop intrigué par l’essaim de sangsues volantes. Tout de même intrigué par cette curieuse apparition –après tout un Pokémon Soleil en présence dans un lieu ou le temps est à l’orage ce n’est pas anodin- il s’agenouilla, tendant la main vers le Pokémon Psy –dont la conscience était tout aussi curieusement hors d’accès- pour le rassurer et lui faire preuve d’amitié.

Ce dernier se rapprocha, humant la main de cet humain engageant. Il reporta son regard dans celui de ce dernier, prêt à lui dire quelque chose ou agir de façon à lui faire passer un message… Mais brutalement il lui mordit le bout de la main avant de reculer d’un bond et de s’enfouir dans la terre dans un ricanement d’enfant.

Le genre de bruit qu’un Mentali normal n’est pas censé émettre.

Tommy tombé sur les fesses de surprise, se serait bien répandu en injures plus fleuries les unes que les autres, mais on ne lui en laissa pas le temps, des aboiements sonores se faisaient entendre et on voyait bien que quelque chose était en train d’arriver droit sur eux. En effet, zigzaguant entre la grande étendue de Wattouat trois Elecsprint semblaient pourchasser un intrus ou une proie qui semblait les mettre particulièrement en rogne.

L’intrus passa comme une flèche devant lui, ne lui laissant pas la chance de le reconnaître que déjà les trois poursuivants le poussèrent à ne pas bouger sous peine de se faire rentrer brutalement dedans. Ils avaient l’air sacrément sadiques ces trois là, du genre qui harcèle une proie faible jusqu’à son dernier souffle, le genre de persécuteur qui n’a aucun scrupule à se servir de la faiblesse des autres…

Le genre de chose qui avait le don de l’énerver quoi.

*Je suis du même avis que toi.*

Il ne s’était même pas rendu compte qu’il pensait aussi fort. Mais la réponse et l’invitation sous-entendue était claire. Il enfourcha de nouveau Raïkou et celui-ci partit comme un éclair à la suite des quatre autres, faisant preuve d’une aise déconcertante à chaque nouvelle foulée, en un instant il retrouvait le trio de chien électrique acculant un Petit Tortipouss contre la paroi d’un des piliers et riant de le voir se tordre de douleur sous leurs attaques étincelles.

Le Tonnerre gronda en même temps que Raïkou, les Elecsprint se retournèrent surpris avant de prendre conscience qu’une grosse bêbête était en train de leur foncer dessus, une grosse bêbête avec des crocs et des griffes bien plus menaçants que les leurs.
Et qu’est-ce que vous pensez, pas con les charognes, ils préférèrent se barrer comme des lâches que de se faire éventrer.

Tommy sauta à terre avant même que Raïkou ne s’arrête dans sa course et prit immédiatement connaissance de l’état du petit végétal. Il tremblait mais ne présentait aucune blessure externe, la fatigue et la peur étaient deux facteurs amplement suffisants. Quelques petites traces de brûlures, mais aucune plante connue et par conséquent aucun moyen d’en faire un onguent.

" Tu ne connaitrais pas une baie ou une plante d’ici qui pourrait le soigner ? "
*Les piliers de lumières et les éclairs nous apportent tous les soins nécessaires, même un simili de nourriture... Je ne sais absolument pas comment m’occuper comment rétablir la santé d’un être semblable… Cette créature ne vient pas des Champs de Fulgurite, il n’est possible de trouver ici quelque chose susceptible de le soigner. Laisse le là, il finira par retourner du néant d’où il vient*
"… C’est Hors de Question ! Il vit encore et je ne le laisserai pas à ces charognards sadiques ! N’es-tu pas censé être un Pokémon noble qui défend les plus faibles ?! "
*… Dans une certaine mesure, oui. Mais ne nous confond pas humain, nous n’avons pas les mêmes conceptions de vie et de mort, surtout en ce qui concerne ce genre de Pokémons « faibles »*
"Je m’en carre, tu connais un moyen de trouver de quoi le remettre sur pied, oui ou non ? "

Oublié le respect envers les tout puissants Pokémons légendaires, très vite passée la crainte de se faire foudroyé sur place en vexant cet entité de foudre pure. Il avait beau reproché à Mentali son impulsivité, il y avait des fois où il n’était vraiment pas mieux…

*… Très bien. Je connais un Pokémon qui se serait exilée de sa partie de l’île pour s’installer dans le coin. Elle possède peut être encore des herbes d’une autre région avec elle, est-ce que ça suffirait ?*
"Je pense oui, merci. Et sais-tu où est cette exilée en ce moment ? "
*On parle de moi ? Hihihi ?!*

Croyant reconnaître le ricanement Tommy se retourna d’un bond, mais ce fut pour voir un Pokémon qu’il ne connaissait encore pas, une Lippoutou qui pouvait apparemment lui imposer ses pensées et comprendre le langage humain. Elle était le stéréotype de son espèce, tout ce qu’il y a de plus commune mais également tout ce qu’il y a de plus étrange dans ce paysage non polaire.
Elle avait l’air à son aise, attendant qu’il réponde à sa question.

Ce qu’il fit, lui présentant le petit Tortipouss, la situation dans laquelle il l’avait trouvé et l’absence totale de moyen pour lui permettre de retrouver sa région sans se faire attaquer de nouveau par cette bande d’Elecsprint. Elle écoutait d’une oreille distraite, ponctuant de petit « Hihihi ! » certaine description du jeune homme, elle n’avait pas l’air de se rendre compte de l’urgence de la situation. Ce qui eut le don d’impatienter Tommy qui ponctuait à présent ses remarques d’intonations presque agressives pour que l’autre ne l’oublie pas.
Mais un dialogue privé semblait se faire mentalement entre elle et Raïkou, car alors qu’il lui parlait il voyait des moments d’absence passer sur son visage.

"… Je vous dérange ? "
*Non, elle se fiche simplement de toi et de ta naïveté héroïque.*

Sans prévenir et d’un coup de patte, il arracha le Tortipouss aux mains de Tommy pour le coincer contre le sol. Le petit Pokémon plante eut un gémissement qui allait pousser le dresseur à se jeter désespérément contre Raïkou afin qu’il arrête son geste, mais les griffes se plantèrent profondément dans el petit corps vert… avant que celui-ci n’explose dans un petit nuage de fumée.

"… Un… Un clone ?! Et tu le savais ? "
*M’as-tu laissé le temps de faire part de mon opinion au moins ?*
*Hihihi !*

Alors que Tommy hésitait entre donner une justification et engueuler la créature farceuse, cette dernière fit un bon en arrière avant de métamorphoser mystérieusement en Coudlangue, offrant une expression narquoise à l’ancien champion. Avant que celui-ci ne se surprenne à voir une pareille capacité de transformiste chez un Pokémon tel que Lippoutou, ce dernier utilisait sa bonne grosse langue pour badigeonner entièrement le visage de Tommy de salive avant de s’enfuir en courant, prenant la forme d’un Mentali et de creuser à nouveau le sol pour s’enfuir.

Un Pokémon à trois formes ? Qu’est-ce que c’était que ce monde de tarés ?
Depuis quand Lippoutou évoluait-il en Coudlangue avant d’évoluer en Mentali ? Et pire que tout si le Mentali qui venait de s’enfuir là tout de suite était le même que celui qui l’avait mordu un peu plus tôt, ça voulait également dire que Mentali évoluait en Lippoutou ?!

Problème.

* Je crois que vous l’appelez Zorua dans votre monde. Il n’est pas bien méchant, mais il aime bien taquiner tout ceux qu’ils croisent et particulièrement les humains en copiant leur apparence et celle des Pokémons auxquels le dresseur à penser dernièrement, paraît-il qu’il que de ces pensées exultent des restes de souvenirs qui lui permettent de perfectionner ses illusions… *

… Ce qui pourrait expliqué pas mal de choses… Y compris les ricanements et l’énervement des Elecsprint –qu’il avait pris à tort pour du sadisme- qui avait du se faire pousser à bout par la bête farceuse.
Par réflexe il enfonça ses mains dans ses poches pour se détendre. L’autre l’avait bien embrouillé et il avait grand besoin de reprendre ses esprits. Seulement sa main droite rencontra un objet étranger, une sphère, comme une Pokéball, mais qui n’avait absolument rien à faire là.

Il l’en sortit et effectivement, il s’agissait bel et bien d’une Ball de provenance inconnu ET de type inconnu. Il n’en avait jamais vu de pareille, c’était aussi simple que ça. Mais si elle l’avait accompagné dans ce monde c’était forcément pour une raison précise. Il devait capturer un Pokémon.
Raïkou posa son regard sur l’étrange objet que son compagnon tenait en main.

Il connaissait déjà la réponse à la question qu’il s’apprêtait à énoncer à voix haute, mais il avait tout de même envie de tenter le coup :

"Je crois avoir compris le fonctionnement de ce monde. Cette Pokéball n’est pas apparue dans ma poche par hasard. Pour sortir je dois accomplir ce but qu’est la capture d’un Pokémon… Donc je te le demande, Raïkou, veux-tu devenir mon Pokémon ? "

Il avait essayé de dire ça avec le plus de sincérité possible, plongeant ses yeux dans ceux de celui qui l’accompagnait depuis ses tout débuts dans ce monde incongru. Il avait essayé de faire passer toute la force de sa conviction, tous les sentiments, tous le bien qu’il pensait du nouvel ami qu’il s’était fait aujourd’hui, tout ça dans une seule question.

Mais l’autre répondit qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas d’un hochement horizontal de la tête, gêné et l’air profondément déçu également. C’était probablement à cause de son clan ou quelque chose du genre.

*Je suis désolé, je ne peux vraiment pas…*
*… Pour le moment.*

Les deux amis furent pris au dépourvu, d’une caverne creusée à même le pilier, située à quelques mètres de hauteurs, bondit le chef de la meute de son « Raïkou ». Il avait du épier toute la scène depuis son piédestal et s’était décidé à apparaître au dénouement. Même le Pokémon accompagnant Tommy ne semblait pas s’attendre à une pareille intervention.
Et aucun des deux ne répondit à la précision du chef tigre.

*Tu as effectivement raison, le rêve qu’on t’a accordé te permet effectivement de te lier d’amitié avec un habitant de l’île onirique pour repartir avec lui dans ton propre monde. Tu t’es lié d’amitié avec ce jeune Raïkou, mais comme il te l’a dit le capturer ainsi n’est pas possible. Il existe des règles fondamentales entre les mondes qui ne peuvent être brisées. Ton monde n’a besoin que d’un seul et unique Foudre Hurlante, en rajouter un de plus perturberait son équilibre… Tu ne peux ramener un Raïkou dans ton monde…*

La déception qu’engendrait la mise en évidence et en principe de ce qu’ils redoutaient, se lut sur les visages des deux compagnons… Tommy n’avait vraiment pas envie de revenir avec quelqu’un d’autre que lui sur sa Terre, il n’avait pas envie de sympathiser avec qui que soit d’autre. Il n’avait rien à faire de ces Zorua farceurs et des clones qu’ils formaient quand ils se transformaient en Tortipouss.
Il chercherait un moyen. Il le trouverait.

*En revanche…* Une petite étincelle, telle celle qui était apparue au dessus du pilier de lumière, s’échappa de la cape nuage du chef pour se mettre à léviter dans les airs en même temps que le regard de son Raïkou s’illuminait, il venait de comprendre le raisonnement de son semblable *… Tu peux très bien le ramener sous une autre forme, le Pokémon qu’il serait s’il était né sur Terre.*

L’étincelle plongea sur « son » Raïkou, devenant une lumière qui engloba la moindre petite surface de son corps, ce corps qui était en train de se réduire à l’état de rien, d’une espèce de petite larve lumineuse d’à peine vingt centimètres de long. Avant même d’avoir pris complètement forme, la larve –qui lévitait- fonça tête baissée à la rencontre de la Pokéball que tenait Tommy.

Elle la laissa entrer dans une explosion de lumière qui fit rendre à Tommy tout le décor qui l’entourait complètement étranger.

Il se sentit partir dans un dernier soupir :

"Anchwatt… "

***

*HEIIIIIIIN ?!*

Le cri mental fut tellement puissant qu’il du réveiller d’un même coup toutes les personnes présentes dans l’auberge, Tommy et Puff comprises. Il releva d’un coup sec le haut de son corps pour essayer de comprendre ce qu’il se passait, s’il y avait un meurtre, un attentat ou pire la faillite du glacier de Carmin sur Mer, mais il n’en était rien, tout paraissait normal dans cette chambre.

Puff semblait tout aussi surprise que lui, mais plus insouciante ne chercha pas à comprendre et se lova de nouveau contre son moelleux oreiller.

Tommy ne vit pas Mentali.

Aucune porte n’était ouverte et il sentait sa présence dans la pièce. Il écarta les draps, prêt à se lever et ayant mis de côté les événements étranges de la nuit pour comprendre ce qui pouvait à ce point alarmer son Pokémon le puissant, le plus fort mentalement et le plus courageux. En poussant les draps, il se rendit compte de l’étrange Pokéball à plume sur laquelle sa main droite était repliée.

Il ne l’avait jamais vu. Mais eut tout de suite la conviction que son contenu, lui il l’avait croisé. Au beau milieu d’un rêve. Il s’occuperait d’introduire son nouveau compagnon auprès des autres un peu plus tard, d’abord il fallait comprendre à quoi jouait Mentali (qui au passage refusait catégoriquement de lui ouvrir son esprit). Descendant de son lit et ayant plus ou moins localisé la présence de son félin, il remarqua que le colis de la veille était vide. La plume était donc bien une véritable Lun’Aile qui s’était dégradée au cours de ce « rêve » sur l’Île Onirique.

Mais l’autre objet…

Il se mit à quatre pattes avant de se pencher pour regarder sous le lit et là…

Des yeux d’ambres.

Un corps vert pomme et scintillant même sous l’ombre du lit.

Et un regard qui voulait à peu de chose près dire : « Si tu te marres, je te tue. »

"Je crois qu’on a un problème. "

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MessageSujet: Re: L'île onirique   Mer 16 Jan - 21:51

Un liquide coulait, rouge et délicat, remplissant un verre à pied brillant posé sur une table en vieux chêne. Il provenait d’une bouteille, recouverte de poussière, sur laquelle était collée une grande étiquette dont l’inscription s’était effacée avec le temps. Une jeune main la tenait fermement et la penchait au bord du verre pour terminer de le remplir avant de la reposer sur la table. La main saisit alors un bouchon de liège posé à côté du verre et l’enfonça dans l’ouverture de la bouteille pour l’enfermer et empêcher les arômes de s’en dégager. Les doigts fins allèrent se frotter contre une jupe en tissu épais pour se débarrasser de la poussière qui les recouvrait avant d’aller se frotter contre les doigts de l’autre main pour se réchauffer. En effet la température n’était pas très chaude en cette période hivernale et même si on se trouvait dans une maison, le froid mordant parvenait à passer au travers des murs en bois pour aller pincer les extrémités de ses occupants. Enfin, il n’y en avait deux d’occupants, dont un n’avait pas d’extrémité à proprement parler. Cet occupant-là attrapa le vers de sa main et l’approcha de ses lèvres et de ses moustaches pour en sentir le parfum. Ah, même sans être bu, ce liquide était enivrant, un vrai bonheur pour les papilles. Il ouvrit alors son énorme bouche et engouffra le vin à l’intérieur, ainsi que le vers par la même occasion, avant de refermer le gouffre qui menait jusqu’à son estomac et de rajuster le chapeau melon qui trônait sur sa tête.

- Alors, celui-là te plaît ?

La voix de la demoiselle résonna dans toute la bâtisse en bois, suffisamment fort pour faire trembler les toiles de Mimigals tissées dans les recoins de la pièce. De sa bouche sortir également une petite fumée blanche, témoignant du froid présent dans la maison. Mais cela ne la gênait pas plus que ça, elle n’était pas du genre frileuse et aimait bien sentir le froid courir sur sa peau claire, de temps en temps. Le pokémon à qui elle avait posé la question acquiesça pour répondre à sa dresseuse, satisfait du goût du vin qu’il venait de goûter. Hoshi et Dandy Avaltout se trouvaient dans la maison d’un ancien vignoble, cachée dans le Bois aux Chênes de Johto. C’était là que son pokémon à moustache avait évolué, et c’était là qu’elle se rendait pour chercher une nouvelle bouteille de vin, lorsque celle chez elle était vide. Il est inutile de rappeler que Dandy est un grand amateur de vin, et ceux du bois aux chênes lui plaisaient particulièrement, c’est pourquoi Hoshi s’y rendait plusieurs fois. Le propriétaire de la vieille maison devait être mort et sa cabane était abandonnée depuis très longtemps, la boucletteuse n’a donc pas vraiment cherché à demander la permission de se servir, pensant que si autant de bouteilles étaient ici, c’était pour être consommé. Elle ? Oh non, elle avait horreur de tout ce qui approchait de près ou de loin à l’alcool, mais son pokémon à moustaches ne pouvait respecter son rang s’il ne buvait pas de vin, alors pour lui faire plaisir elle allait lui chercher ces bouteilles. Il venait tout le temps avec elle pour goûter le vin avant de prendre la bouteille, de peur qu’il ne soit pas assez vieux pour ses papilles empoisonnées. C’était un peu un moment d’intimité entre la dresseuse et son pokémon fétiche, un moment très important pour la créature au chapeau qui considérait la boucletteuse comme une lady à laquelle il exécuterait le moindre caprice.

Malheureusement, ce moment d’intimité fut rompu, et ce ne plu aucunement à notre cher Dandy Avaltout.

En effet, alors que les deux compères allaient sortir de la vieille maison, un craquement provenant de l’étage fit sursauter la demoiselle, ne s’attendant pas à entendre un bruit dans une ruine pareille. Il y avait quelqu’un, ou quelque chose de caché à l’étage. Peut-être un fantôme, qui sait ? Elle préfèrerait que ce soit le cas, la demoiselle était championne d’arène spécialiste du type spectre, les créatures au corps flottant et translucide ne lui faisaient pas peur. En revanche, s’il s’agissait d’un insecte, elle hurlerait probablement, ayant horreur de ces bestioles aux longues pattes et aux yeux globuleux. La boucletteuse regarda son pokémon moustachu, avant de sursauter à nouveau à cause d’un nouveau grincement. Dandy Avaltout attrapa sa canne posée contre le rebord de la table et décida de monter à l’étage afin de mettre la situation au clair. Cet endroit lui était réservé, à lui et à sa Lady, personne ne devait empiéter ici, surtout que c’est une mine à bouteilles de vins ! C’est un sanctuaire sacré !

La demoiselle passa devant, n’étant pas une grande peureuse (enfin ça dépend des cas), elle approcha de la porte d’où provenait le bruit et l’ouvrit doucement, soulevant toute la poussière qui s’était accumulée sur la planche de bois. La championne d’arène entra alors dans la pièce qui se révéla être une chambre pour enfant. Un lit était posé à côté d’une fenêtre donnant sur la forêt tandis qu’un bureau et un coffre à jouets étaient posés un peu plus loin. L’endroit était gris de poussière et chacun des pas de la boucletteuse laissait une trace dans la couche grisâtre qui s’était faite sur le sol. Hoshi sentait une présence quelque part dans cette pièce et s’approcha doucement du lit sur lequel était posée une poupée de chiffon, souriant tristement au bord de la fenêtre. Dandy Avaltout entra à son tour dans la pièce et regarda un peu partout, derrière le bureau, dans le coffre à jouet avant de se tourner vers sa dresseuse qui se baissa pour regarder sous le lit. La tête de la demoiselle s’approcha du sol, lui permettant de voir si quelque chose y était caché, tout en espérant qu’il ne s’agissait pas d’un monstre comme un Migalos ou autres insectes dégoûtants. Mais Hoshi fut surprise en découvrant une masse poilue et recroquevillée qui n’osait pas bouger. Elle tendit alors sa main tout en oubliant le fait que l’endroit était recouvert de poussière (ça salit les habits tout ça !) pour aider le pokémon à sortir de sa cachette. Dandy Avaltout s’approcha, lui aussi, méfiant et irrité d’avoir été perturbé pendant son petit tête-à-tête avec sa chère dresseuse. Cette créature avait intérêt d’en valoir la peine, sinon le pokémon poison n’allait pas rester calme longtemps.

La créature sortit de sa cachette et dévoila son corps recouvert de poussière. Sa fourrure claire était ornée de tâches plus sombres autour des yeux du pokémon et sur ses oreilles. Son corps était pourvu d’une longue queue au bout de laquelle coulait quelque chose faisant penser à de la peinture. La demoiselle sourit en voyant qu’il s’agissait d’un Queulorior un peu perdu qui, visiblement, n’avait trouvé comme refuge que cette vieille maison depuis peu de temps. Le pokémon était sale et écorché de partout, il a dû avoir quelques péripéties dans la forêt, ce qui l’a poussé à venir jusqu’ici. La boucletteuse ne savait pas vraiment quoi dire, ce pokémon ne semblait pas farouche et il avait nettement besoin d’un bon bain pour se remettre d’aplomb, et ce n’est pas dans une maison pareille qu’il allait le trouver.

- Bon, je t’emmène chez moi, tu seras nettoyé et tout propre comme ça, je peux pas te laisser dans un état pareil. T’es d’accord Dandy ?

Le pokémon à moustaches n’aimait pas la tournure des évènements. Déjà que ce pokémon venait de rompre son rendez-vous avec sa dresseuse à bouclettes, maintenant il devait aussi les gêner pendant le retour à la maison. Quel sans-gêne ! Et pourquoi Hoshi l’aimait autant alors qu’elle ne le connaissait pas ? Si ça se trouve, ce Queulorior n’était là que pour trouver une maison et une dresseuse à amadouer pour lui voler son argent ! Ou alors il était jaloux de Dandy et voulait lui voler sa dresseuse ! Aah, ça ne se passera pas comme ça, le pokémon à la canne savait que le Queulorior cachait quelque chose, et il n’abandonnera pas tant qu’il n’aura pas trouvé ! Dandy contre Artiste, la bataille commence !

- Dandy ? Eh oh ! Arrête de divaguer et vient, c’est trop poussiéreux ici, ah et oublie pas la bouteille de vin que tu as posé sur le bureau là-bas.

Dandy acquiesça et s’apprêta à aller chercher la bouteille, mais c’est alors que le pokémon, ou plutôt l’intrus lui coupa l’herbe sous le pied (façon de parler, Dandy n’en a pas évidemment) et alla chercher la bouteille pour ensuite la tendre au pokémon à moustache, tout souriant.

- Haha ! C’est trop mignon, Dandy on dirait que tu t’es fait un ami.

Cette fois, c’est la guerre.

✭✧✭✧✭✧✭

Sur le chemin du retour, Hoshi avançait tranquillement dans les rues de Doublonville, accompagnée par son fidèle Dandy qui bizarrement n’était pas aussi fringant que d’habitude. En effet la créature au chapeau fixait d’un air inquiétant l’autre pokémon qui accompagnait Hoshi, un Queulorior tout souriant, tenant dans une de ses mains son pinceau. Ainsi le pokémon poison fixait ou plutôt fusillait du regard l’intrus qui se faisait passer pour un être bon et courtois. Tu parles ! Il avait le corps couvert de poussière et le poil tout ébouriffé ! Comment Hoshi pouvait apprécier une bestiole pareille, alors que lui, Dandy, était beau et élégant, un pokémon classieux quoi ! C’est alors que le Queulorior s’apprêta à commettre l’irréparable et tendit sa main vers la boucletteuse, souhaitant prendre la sienne. Le corps du pokémon chapoté fut parcouru d’une décharge électrique, le poussant à agir contre sa volonté (quoique). Dandy Avaltout fit alors un geste de la main et frappa violemment la queue du pokémon artiste du bout de sa canne, sachant pertinemment que ça n’allait pas juste le piquer. Le Queulorior poussa un cri de douleur et s’enfuit en courant, s’enfonçant dans la foule et disparaissant peu à peu du champ de vision de la boucletteuse. Les seules paroles qui régnaient dans l’esprit de Dandy étaient "Bien fait !", mais sa dresseuse n’était pas du même avis et se retourna face à son pokémon, l’air plutôt énervée.

- Dandy mais qu’est-ce qu’il te prend ! T’agis pas comme ça normalement j’ai du mal à comprendre ce qui t’arrive ! Dépêche-toi on doit le retrouver, et puis arrête de faire la tête comme ça !

Le pokémon de type poison fit la moue, tel un enfant qui se faisait gronder par sa maman. Il n’avait pas pu s’en empêcher, personne ne donnait la main à sa Hoshi, c’était interdit ! Mais finalement le pokémon au chapeau dû se résoudre à suivre sa dresseuse partie en courant dans la direction dans laquelle était parti ce fourbe de Queulorior. C’était jour de marché et la boucletteuse eut du mal à se frayer un chemin dans la foule, elle finit même par se prendre quelqu’un, la faisant presque tomber. Le jeune garçon qu’elle avait bousculé semblait un peu désorienté ne comprenant pas vraiment ce qu’il venait de se passer. La demoiselle s’excusa et complimenta l’apparence adorable de son petit Chuchmur avant de repartir à toute allure, suivant le pokémon fuyard à la trace grâce aux gouttes de peintures qu’il laissait sur sa route. Dandy suivait aussi le pas mais surtout pour que sa dresseuse ne soit pas en danger, plutôt que pour retrouver l’affreusement fourbe Queulorior.

Finalement le pokémon fut retrouvé au sommet d’un lampadaire et redescendit après que Dandy se soit excusé à la demande de Hoshi. Les trois compères arrivèrent ainsi à la maison, là où les attendait un charmant petit colis récupéré par Pharamp un peu après le départ de sa dresseuse et de Dandy pour la cave à vin.

✭✧✭✧✭✧✭

- Alors il était devant la porte ? Pas d’expéditeur ? Bon ça doit être le cadeau d’un de mes fans ~

La demoiselle ouvrit le paquet en dénouant en premier lieu le ruban qui l’enveloppait, puis en enlevant le papier qui recouvrait la boîte. Elle ouvrit ensuite le carton qui se trouvait à l’intérieur et y découvrit une carte sur laquelle était inscrit "Joyeux 2000 jours !", peut-être un fan qui fête le jour de sa découverte de la boucletteuse qui sait, il y a tellement de gens fous qui traînent un peu partout. Quoi qu’il en soit, c’était un cadeau et un cadeau est toujours agréable à recevoir, alors au diable l’expéditeur, la demoiselle plongea sa main dans le carton pour découvrir ce qu’elle avait reçu. Elle sortit tout d’abord une plume d’une couleur étonnante qui dégageait une aura mystérieuse. Hoshi avait déjà entendu parler de ces plumes, Yuko en ayant une cachée quelque part qu’elle utilise comme talisman lorsqu’elle souffre d’insomnie. Il s’agissait d’une Lun’Aile si la mémoire ne faisait pas défaut à la boucletteuse, mais de nombreuses copies sont en circulation dans tous les commerces alors autant ne pas se fier à un objet qu’elle recevait d’une personne qu’elle ne connaissait pas. Hoshi posa la plume sur la table basse de son salon qui se trouvait près d’elle et sortit de son autre main un étrange bijou affublé d’une pierre en forme d’étoile et d’autres breloques colorées le rendant étonnamment joli. Hoshi était une demoiselle malgré tout et fut contente du bijou, bien qu’elle n’en portait pas beaucoup et que celui qu’elle venait de recevoir n’avait ni l’air d’un collier, ni l’air d’une bague. Bah, c’est l’intention qui compte.

La porte de la salle de bain s’ouvrit alors, laissant entrer le rival de Dandy, complètement débarrassé de la poussière qui était sur son corps et nettoyé de ses plaies. Le Queulorior s’installa aux côtés de la boucletteuse et fut intrigué par le bijou qu’elle avait sorti du paquet. Hoshi lui dit que ce n’était pas pour lui avant d’aller dans la cuisine pour préparer le repas avec Pharamp. Dandy resta non loin de là, fixant d’un air décidé le pokémon intrus, qui regardait le bijou qu’Hoshi avait reçu. Le pokémon au pinceau saisit alors l’objet du bout de sa queue et s’enfuit en sautillant, le bijou autour de sa queue. Dandy sursauta et poursuivit le Queulorior, profitant de l’occasion pour lui reprendre le bijou et redevenir un héros aux yeux de sa dresseuse. Cependant la course poursuite fut plus laborieuse que prévu et le salon fut mit sans dessus dessous, orné de tâches de peinture et de coups de cannes dans les murs.

- ON SE CAAAAAALMEUH !

Les trois pokémons s’arrêtèrent (Koro-chan s’était invitée dans la course-poursuite, croyant à un jeu) et fixèrent Hoshi, inquiets des représailles. Le Queulorior cacha sa queue derrière son dos pour ne pas montrer à la boucletteuse ce qu’il lui avait volé tandis que Dandy s’apprêtait à lui enfoncer un dernier coup de canne dans le crâne pour le faire cesser définitivement de nuire à sa relation avec sa Lady.

- Bon ! Dandy je sais vraiment pas ce que tu as mais tu vas vite arrêter ça ! Demain vous me nettoierez tout ça, en attendant, à table, on mange ! Saquedenattes sort de dessous la table, c’est fini.

La soirée s’acheva dans une gaieté étonnante, animée par Queulorior, tandis que Dandy restait à l’écart, agacé par le comportement de la bestiole.

La nuit venue, Hoshi installa un nouveau tas de coussins pour le pokémon au pinceau afin qu’il puisse y dormir, les autres pokémons dormants chacun dans leur coin approprié, sauf Dandy Avaltout qui n’arrivait pas à dormir, trop gêné par s’être fait gronder par Hoshi. Cette dernière était confortablement allongée dans son lit, dormant paisiblement tout en serrant Koro-chan dans ses bras. À ses côtés, accrochée à la poignée du tiroir de sa table de chevet, la plume qu’elle avait reçue en cadeau, étant là pour chasser les cauchemars, normalement. Mais l’objet fit bien plus que cela et, au milieu de la nuit, se mit à briller, de plus en plus, enveloppant la demoiselle et son pokémon dans un puissant halo, leur tendant les bras pour découvrir un monde existant nulle par ailleurs que dans les songes.

- Et le rêve commença -

Tout était de sucre, le sol était blanc et granuleux et dégageait une délicieuse odeur de fraise. Le ciel était rose et les nuages faits de barbapapa. Les rochers ne dérogeaient pas à la règle et se révélaient être complètement en chocolat. Ah, un véritable paradis s’était dressé devant les yeux de la jeune boucletteuse qui ne savait pas par quoi commencer à manger. Les choux à la crème ? Les petits gâteaux ? Il y avait trop de choix, comment savoir ce qui était meilleur ? Oh ! Et cet étrange liquide froid qui me caresse le bras ? Serait-ce un formidable sirop ? Ou alors une crème anglaise onctueuse ? Tiens, voilà qui est étrange, cette sensation devient très gênante et se fait sentir même sur le visage… Et si nous ouvrions les yeux pour voir ?

- Hmmmmm…

La demoiselle cherchait de sa main un de ses coussins pour le serrer dans ses bras, mais tout ce qu’elle trouvait était du vide. Il y avait une drôle d’odeur dans la chambre, comme si quelque chose de salé flottait dans l’air. Le lit avait l’air étrange aussi, il n’était pas aussi confortable que d’habitude, peut-être en était-elle tombée durant la nuit ? Et puis cette sensation de liquide froid, c’est vraiment désagréable… Hoshi se redressa et fut assise, encore fatiguée de sa longue nuit. Elle se frotta les yeux tout en baillant avant de les ouvrir, persuadée de voir sa chambre sens dessus dessous. Mais au lieu de tout cela, ce fut un lointain horizon qui se présenta face à la boucletteuse, interpellée par sa vision. Se demandant si ce qu’elle voyait était bel et bien réel, elle se frotta machinalement les yeux à nouveau, mais le décor était le même. Soudain un liquide froid lui caressa les jambes la faisant sursauter et se rendre compte qu’elle était assise au bord d’une plage et que l’eau de la mer venait et repartait à ses côtés. Hoshi se leva brusquement en poussant un cri de surprise et secoua sa tête et son corps pour se débarrasser du sable sur ses habits et ses cheveux. Euh ? Pourquoi était-elle coiffée et avait-elle des habits et pas son pyjama ? Remarque, la voilà se réveillant sur une île inconnue alors qu’elle s’était endormie chez elle, dans sa chambre, et être habillé était probablement plus commode. La demoiselle remonta le long de la plage (qui lui parue drôlement grande) pour essayer de savoir réellement où elle se trouvait.

Mais rien, il n’y avait absolument rien, cette plage semblait maintenant être un désert, seul le bruit des vagues lui permettait de savoir qu’il y avait encore la mer un peu plus loin. Mais pourquoi cette plage était aussi grande ? Soudain, les pas de la demoiselle ne s’enfoncèrent plus dans le sable mais plutôt sur une sorte de revêtement en acier, ou quelque chose du même type. La boucletteuse, interloquée, tapa du pied la plaque d’acier enfoncée dans le sable, la faisant résonner étrangement. Agacée, elle tapa un peu plus fort puis se mit à sauter dessus, espérant une réaction. Et c’est ce qu’elle obtint, malheureusement. En effet la plaque d’acier trembla puis émergea du sable. Elle fut accompagnée de deux grandes griffes ainsi que de plumes blanches aux pointes rouges, sur les côtés de cette plaque qui, finalement, n’en était pas une. La championne d’arène tomba à la renverse et se releva rapidement avant de faire face à un insecte, un gros, dont les gros yeux sphériques posés de chaque côté de sa tête la fixaient. C’état un Anorith, mais beaucoup, beaucoup plus grand que les vrais de son espèce. Le pokémon devait probablement être en train de dormir, et voilà que la boucletteuse venait de le réveiller brutalement en lui sautant sur le dos. Le pokémon préhistorique, énervé, écarta ses deux grandes griffes avant de les abattre là où se trouvait la boucletteuse. Mais cette dernière était déjà partie en courant, hurlant de toutes ses forces pour que quelqu’un vienne la sauver. Malheureusement, cet Anorith devait avoir une grande famille car le cri de Hoshi n’eut comme unique effet de réveiller toute la tribu d’insectes rocheux, sortant tous du sable et se lançant à la poursuite de la jeune dresseuse.

Si Hoshi n’aimait pas les insectes, c’était à cause du fait qu’ils sont tous gluants, ou globuleux, ou dégoûtants (sauf Cara-chou qui est adorable). Mais là, poursuivie par une horde d’Anorith géants, la demoiselle se moquait de leurs gros yeux bizarres, là elle ne les aimait pas car elle risquer de se faire trancher la tête si elle restait en leur (charmante) compagnie. Soudain la demoiselle aperçu du coin de l’œil un petit cailloux, bien de roche cette fois, qui semblait sortir hors du sable. Dessous elle pu voir une petite silhouette qui lui faisait signe, l’invitant à la rejoindre pour s’abriter des Anoriths enragés. N’ayant pas vraiment le temps de réfléchir, la boucletteuse fit demi-tour, sauta sur un des insectes et exécuta un sublime saut de l’ange avant de s’étaler à quelques centimètres du caillou. La demoiselle se releva très vite et sauta dans le trou situé sous le minéral, échappant de peu à une des griffes d’un Anorith. Essoufflée, la demoiselle s’assit, heureuse d’avoir survécu. Cependant il faisait tout noir maintenant que le caillou refermait l’entrée du trou, la demoiselle ne put donc pas voir son ou sa sauveuse. Mais comme pour lui répondre, un petit bruit se fit entendre, semblable au craquage d’une allumette, faisant apparaître une petite flamme.

Peu à peu la lumière engloba tout le trou, dévoilant une créature semblable à une chenille mais pourvue d’une fourrure blanche et au corps orné de cinq petites branches rouges au bout d’une desquelles vacillait la flamme qu’elle venait d’allumer. Il s’agissait probablement d’un pokémon, mais la créature semblait elle aussi drôlement grande pour son espèce, mais au moins elle avait sauvé la vie de la boucletteuse. Intriguée, Hoshi lui tapota timidement le sommet de la tête, ne sachant trop quoi dire dans une telle situation.

- Euhw… Merci de m’avoir secourue petite chenille, moi c’est Hoshi. Tu sais où on est ?
- Nih !

Le petit grand pokémon hocha la tête et se tourna, dévoilant un tunnel caché dans le mur. La demoiselle se releva et constata qu’elle était un peu plus grande que le pokémon dont la flamme au sommet de son corps continuait de brûler doucement. La chenille fit un petit signe à Hoshi pour qu’elle la suive tout en produisant un adorable petit cri avant de s’engager dans le tunnel. La lumière quittant le trou, Hoshi suivit la créature de peur de rester seule, mais aussi ayant une certaine affinité pour elle. Le tunnel s’engageait profondément sous le sol et bientôt le sable fut remplacé par un sol dur et ferme, faisant comprendre à Hoshi qu’elle avait quitté la plage. Instinctivement, la boucletteuse se retourna, pensant aux nombreux Anorith qui l’avaient pourchassée. Mais ce qu’elle ne vit ne fut que les ténèbres régnant dans le tunnel que seule la flamme de la chenille poilue était capable de dissiper. Le tunnel s’acheva enfin, faisant découvrir des souterrains incroyablement vastes. On pouvait voir pendre au plafond de nombreuses racines ainsi que des champignons lumineux qui avaient la tête en bas. C’étaient ces champignons qui illuminaient tout le souterrain et lui donnaient des airs incroyablement mystérieux.

La demoiselle laissa s’échappa un souffle d’admiration, ne pensant jamais voir un truc pareil de toute sa vie. Tout était si grand, si imposant qu’elle se sentait vraiment toute petite. …Une seconde. Une idée traversa l’esprit de la championne d’arène, la faisant se diriger vers un des champignons, constatant que le fongique faisait sa taille. Alors finalement, si ces Anoriths étaient grands, et si cette mignonne petite chenille l’était aussi, ce n’était pas parce que tout sur cette île était grand, c’était parce qu’elle était toute petite (déjà qu’elle n’était pas bien grande de nature, cette idée la vexa légèrement). La demoiselle rejoignit alors son guide et descendirent toutes deux (Hoshi comprit que la chenille était une fille rien qu’en voyant comment elle se comportait) plus bas dans l’immense souterrain, les deux comparses ayant débouché sur une partie surélevée de l’endroit.

Un bourdonnement fit alors sursauter Hoshi, la faisant se retourner rapidement. La demoiselle fut alors surprise de voir un Muciole aussi grand qu’elle, sa queue brillant tout comme celle des autres Mucioles présents dans le souterrain. L’endroit en était rempli, ils volaient tous en se suivant, guidés par une Lumivole, portant des fruits dans leur bras. L’insecte sourit à la demoiselle et lui tendit un fruit qui faisait la taille de la tête de la boucletteuse (forcément, rapport à la taille).

- Tiens ! Mange !
- Euh… Mer- HEEEEEEEEEIN ? Il parle !
- Bien sûr que je parle !
- Mais un pokémon ça ne parle pas !
- Et une humaine ne fait pas 60 cm les bras levés !

… Il marquait un point, le bougre. La boucletteuse se gratta la tête, intriguée. Pourquoi lui parlait et pas la petite chenille ? Et puis pourquoi elle était toute petite déjà ?

- Mais… Je suis où au juste ?
- Sur une île !
- J’avais cru comprendre, mais quelle île ?
- Celle où tous les rêves deviennent réalité !
- … J’ai jamais rêvé d’être toute petite.
- Tu es un peu rabat-joie non ?
- Mais zut ! Et puis d’abord t’es qui toi ? Et c’est quoi cet endroit ? Et qu’est-ce que je fais là ? Je veux rentrer chez moi !
- Moi je suis Muciole ! Ici c’est la galerie des lumières, c’est une sorte de réseau où on travaille, nous les Mucioles avec les Lumivoles pour notre colonie. Tu es là parce que tu l’as voulu ! Je ne sais pas comment tu peux rentrer chez toi ~

L’insecte brillant commençait sérieusement à taper sur le système de la boucletteuse. Cette dernière saisit le fruit que le pokémon lui tendait et le remercia avant de se tourner vers son guide la chenille qui regardait fermement le fruit. La demoiselle le regarda à son tour, non, elle ne pouvait pas manger un truc aussi gros…

- Tu le veux ?

Le pokémon fit les gros yeux en entendant la proposition de la boucletteuse. Il acquiesça alors en hochant frénétiquement la tête, gêné à l’idée de lui voler le fruit. La demoiselle haussa les épaules et lui donna. Le fruit fut avalé en une bouchée, et satisfit les papilles de l’insecte qui serait prêt à roucouler s’il le pouvait.

- Elle aime les pêches dis donc !
- Ah mais t’es encore là toi ?
- J’oubliais de dire, si tu cherches des réponses, tu peux aller voir Munja, il est dans le tronc du grand arbre. Oh je dois y aller, au revoir mademoiselle l’humaine !

La demoiselle fit un signe du bras tout en contemplant la petite chenille qui mystérieusement était la seule à ne pas pouvoir parler. Si cette île était un endroit où les rêves devenaient vraiment réalité, alors la boucletteuse se demandait vraiment qu’est-ce qu’il pouvait y avoir dans sa tête pour qu’elle termine dans un endroit pareil. Réfléchissant alors aux paroles du Muciole, elle fixa sa guide du regard avant d’hausser les épaules.

- Bon, bah dans ce cas je vais t’appeler Pêche. J’ai le sentiment qu’on va rester un petit moment ensemble toi et moi, et comme je ne connais pas ton nom de pokémon, ce sera Pêche. Ça te va ?
- Niiiih !

Le pokémon alla se frotter contre la demoiselle voulant probablement lui faire un câlin. Hoshi câlina alors ladite Pêche, se disant que finalement un insecte pouvait être mignon et tout doux. Le Muciole avait parlé d’un certains Munja caché dans un tronc d’arbre, qu’est-ce qu’il pouvait bien raconter ? La demoiselle regarda Pêche, probablement seule créature présente capable de la guider vers le fameux grand arbre.

- Tu sais où c’est, toi, ce grand arbre ?
- Ninih !

Le pokémon insecte désigna alors un des tunnels menant au souterrain où se trouvaient Pêche et Hoshi, voulant probablement dire quel chemin emprunter. La demoiselle accepta de suivre à nouveau sa petite acolyte, la faisant ainsi traverser la galerie des lumières. Il y avait vraiment beaucoup de Mucioles et de Lumivoles, toute leur organisation semblait tellement humaine que la demoiselle ne savait plus vraiment si elle se trouvait dans un monde humain ou dans un autre composé de pokémons parlant l’humain et où les véritables êtres humains rapetissaient pour être de la taille des pokémons insectes. Hoshi remarqua alors qu’elle n’avait croisé que des pokémons insectes durant son périple, et ses pokémons à elle n’était pas là, elle était seule, avec Pêche. La championne d’arène tâta alors rapidement ses poches, espérant sentir une ou plusieurs pokéballs, renfermant peut-être un de ses pokémons. Lorsqu’elle sentir un objet sphérique dans une de ses poches, la boucletteuse fut soulagée et le prit dans sa main, se demandant quel pokémon était resté avec elle. Malheureusement, ce qu’elle vit n’était pas une de ses pokéballs. C’en était bien une, mais elle n’en avait jamais vu de semblable. La sphère était relativement sombre et portait des teintes inquiétantes, faisant frissonner la jeune championne. Comment cet objet était arrivé ici ? Peut-être était-ce ce qui lui permettrait de rentrer chez elle, qui sait ? Quoi qu’il en soit, l’objet ne lui inspirait pas confiance et la boucletteuse le rangea à nouveau dans sa poche, arrivant enfin au bout du tunnel dans lequel elle suivait Pêche.

Les deux mini demoiselles aboutirent sur un étrange endroit, entre galerie souterraine et décor naturel. Les murs étaient recouverts de mousse et de racines enchevêtrées, mais aucun rayon de soleil ne transperçait l’endroit, déboussolant complètement la boucletteuse qui ignorait où elle se trouvait dans le sol, sa propre taille étant elle-même faussée. Mais l’endroit était plus rassurant et plus végétal, ce qui permit à la championne d’arène de conclure qu’elle se trouvait plus proche de la surface que tout à l’heure. L’endroit ressemblait néanmoins à un cul-de-sac et Hoshi eut du mal à comprendre comment sortir de là sans faire demi-tour. Mais en voyant que l’endroit n’était pas inoccupé, elle se dit que finalement, Pêche ne s’était pas trompée (ç’aurait été un comble, être guidé par un pokémon qui a un sens de l’orientation aussi mauvais que soi). En effet, un Crikzik, un Ningale et un Paras étaient là aussi et attendaient quelque chose. Pêche s’approcha d’eux et invita Hoshi à faire de même. Cette dernière s’exécuta, gênée d’approcher des insectes aussi gros et moins mignons que la chenille de feu. Une voix fit alors sursauter la boucletteuse, pas habituée à entendre des pokémons parler dans un langage identique au sien.

- Il est en retard aujourd’hui, remarqua le Paras dont les champignons imposant impressionnaient la demoiselle.
- Il a dû avoir quelques problèmes, renchérit le Ningale dont les antennes situées au bout de son nez bougeaient à chacun de ses mots.
- Excusez-moi mais… De qui vous parlez ?

Le Crikzik, situé un peu plus loin du groupe bougea alors et fit bouger ses antennes, produisant un son semblable à une petite clochette.

- Restez éloignés du tunnel, le Brutapode va bientôt arriver !
- Hein ?

Sa phrase à peine terminée, le sol, ou plutôt, les murs se mirent à trembler, annonçant l’arrivée d’une masse imposante. Pêche resta devant Hoshi en lui faisant un signe de la tête pour lui indiquer que tout était normal. Soudain, au plafond apparu une masse volumineuse et longiligne de couleur violette, avançant à l’envers le long d’une racine. Il venait de traverser la mousse qui se trouvait sur les murs, dévoilant à gauche et à droite deux grands tunnels, donnant à l’endroit l’apparence d’une gare de train. L’énorme insecte violet s’arrêta alors, attendant que l’on monte à son bord. En effet, une nacelle faite de feuilles, d’écorces et de bois était accrochée au corps (pendu au plafond, son dos était en bas et son corps en haut) du pokémon, assez grande pour que des personnes puissent y monter. Les pokémons qui attendaient ne se firent pas attendre et montèrent tous dans la nacelle, tout comme Pêche qui indiqua à Hoshi de la suivre. La demoiselle, peu rassurée, emboîta le pas et la voilà à bord d’un moyen de locomotion unique en son genre qu’elle n’aurait jamais cru possible. Le Crikzik refit sonner ses antennes avant de bouger la tête de droite à gauche.

- Le Brutapode en direction de l’arbre creux va partir ! Bon voyage !

Et ni une ni deux, l’insecte repartit à une vitesse incroyable. Au départ Hoshi manqua de tomber à la renverse mais Pêche se mit derrière elle pour qu’elle tombe sur sa fourrure afin qu’elle ne se fasse pas mal. Le Brutapode marchait à l’envers le long de la racine qui parcourait le plafond, il semblait y avoir plusieurs chemins de possibles mais le mégaplopode suivait un itinéraire bien précis, faisant sentir à Hoshi qu’il montait vers la surface. Et en effet, la demoiselle aperçut des rayons du soleil traverser une paroi de mousse, devant probablement être la sortie. La championne d’arène ferma les yeux et plaça ses bras devant son visage pour ne pas se prendre de la mousse dans la tête, puis, après l’avoir traversé, rouvrit les yeux et fut ébahie par le décor qui s’offrait à elle. Une immense forêt s’étendait à des kilomètres et les arbres semblaient tous immenses à cause de la taille de la boucletteuse. Des fleurs, des fruits, des arômes, tout était si beau que Hoshi n’en croyait pas ses yeux. Le Brutapode-train sortit alors du sol où s’engouffrait la racine et la suivit jusqu’à l’arbre dont elle provenait. L’arbre en question était vraiment incroyablement grand, même si la boucletteuse se savait plus petite que d’habitude, elle était certaine cette fois que ce qu’elle voyait pouvait être qualifié de grand. L’insecte aux nombreuses pattes remonta alors le long de l’arbre et entra dans un des trous qui s’y trouvait, pénétrant ainsi dans son tronc. Hoshi comprit alors pour quelle raison il s’agissait d’un arbre dit creux, car à l’intérieur elle put découvrir tout un aménagement semblable à une immense gare (en bois certes) où se croisaient des brutapodes provenant de plusieurs endroits différents. Un vrai réseau végétal était dressé dans toute la forêt, voire dans toute l’île, qui pouvait le savoir ?

Le Brutapode s’arrêta alors, toujours la tête à l’envers, près d’un grand champignon poussant perpendiculairement au tronc. Les pokémons insectes y descendirent facilement (forcément ça s’accroche partout des trucs comme ça), mais ce ne fut pas pareil pour Hoshi qui dû descendre doucement pour ne pas tomber. L’arbre était vraiment grand et elle se trouvait à plusieurs mètres du sol et faire une chute avec une taille pareille serait probablement mortel. Pêche sortit à son tour et salua le contrôleur Crikzik avant de rejoindre Hoshi pour lui montrer par où aller pour voir ledit Munja. Les deux demoiselles descendirent alors du grand champignon et arrivèrent jusqu’à un des étages de l’arbre creux où se trouvaient une Cheniselle toute de feuille vêtue, jouant probablement le rôle d’agent d’accueil pour les usagers. Le pokémon accroché à une branche (poussant à l’intérieur du trou, faut le faire) se tourna vers Hoshi et Pêche et les salua chaleureusement d’une voix féminine typique des femmes ayant le même travail. Hoshi était ébahie par la taille qu’avait le pokémon qui devait bien faire deux fois la sienne.

- Bienvenue à la gare végétale de l’arbre creux ! Je suis Cheniselle et je m’occupe de la zone de la forêt, que puis-je pour vous ?
- Euh… Euhm, on nous a dit qu’un certain Munja serait ici, vous le connaissez ?
- Monsieur Munja vous dites ? Oh ! Évidemment que je le connais, c’est un grand sage qui habite en haut du tronc. C’est lui qui s’occupe de l’horoscope aussi. Vous désirez le voir je suppose ?
- Oui, c’est possible ?
- Assurément non.
- Mer- Hein ? Mais pourquoi ?
- Il est très occupé et n’aime pas être dérangé, il médite en ce moment.
- Et il s’arrêtera quand ?
- Dans plusieurs mois probablement.
- … HEEEEEEIN ? Mais je dois le voir moi !
- Pour cela prenez un ticket et attendez dans la salle d’attente qu’on vienne vous chercher pour vous guider jusqu’à lui.

Cette Cheniselle était vraiment un agent d’accueil, aussi bornée et insupportable que tous les agents d’accueil. La boucletteuse manqua de s’arracher les cheveux (non non, elle ne ferait jamais ça, les bouclettes c’est la vie) et refusa la proposition avant de s’éloigner de là avec Pêche.

- Pêche… C’est peine perdue, on fait comment maintenant ?
- Niiiw…
- Psssst, Eh !

Hoshi se retourna et fut surprise de voir le Ningale qui avait pris le Brutapode Express avec elle. Ce dernier avait toujours les antennes qui bougeaient au bout de son nez et semblait un peu aveugle, à voir comment ses yeux regardaient dans le vide.

- Le Munja je le connais, c’est mon grand-père. Je lui rends visite justement, vous voulez venir ?
- Oh ! Euh, oui ! Avec plaisir !
- Alors suivez-moi !

Le drôle de pokémon guida les deux compères jusqu’à un des champignons poussant sur le tronc de l’arbre et dévoila une entrée cachée située juste dessous. Le pokémon s’y engouffra, suivi de Pêche et de Hoshi qui se demandait vraiment dans quel monde elle était tombée. L’entrée cachée donnait simplement vers l’extérieur de l’arbre creux. Autour de l’immense tronc avait poussé une ribambelle de champignons plats, donnant l’impression d’être des escaliers. Le pokémon insecte y monta rapidement, montrant que les fongiques étaient vraiment utiles partout et parfaitement solides. Pêche suivit le pas et sautilla sur chaque marche pour aller vite, tandis que Hoshi grimpait péniblement, décidément pas du tout faite pour le sport dans la nature (pour le sport tout court même !). Après plusieurs minutes, Hoshi arriva jusqu’à une des branches de l’arbre dont le point d’origine était surmonté d’une ouverture menant à nouveau à l’intérieur du tronc. La boucletteuse, essoufflée, monta sur la branche et entra péniblement dans le tronc, Pêche sautillant joyeusement comme si de rien était, c’est increvable ces bêtes-là. L’entrée donnait sur un grand rideau de feuilles, assez épais pour qu’on ne puisse pas voir ce qui s’y trouvait derrière.

- On y est, entrons !

Le Ningale traversa le manteau feuillu, tout comme le firent Hoshi et Pêche. Derrière, l’endroit était très sombre si bien qu’on y voyait vraiment peu. Pêche alluma une petite flamme histoire de voir où elle se trouvait mais un courant d’air froid vint l’éteindre immédiatement. L’atmosphère était vraiment inquiétante. Soudain une puissante lumière rayonna au centre de la pièce, en forme de croissant de lune. Hoshi ferma les yeux, tant elle était éblouie, mais parvint à apercevoir malgré tout une étrange silhouette flottant silencieusement au centre de la pièce.

- Qui êtes-vous pour venir me gêner dans mon sommeeeeeil ? La voix résonnait étrangement, comme si elle provenait d’un corps vide.
- C’est moi papi ! Ça va bien ?
- Oh ! Ningale ! Excuse-moi mon petit je ne m’attendais pas à ce que tu amènes des invitées. Il fait sombre ici…

Les feuilles du rideau qu’Hoshi venait de traverser s’écartèrent alors, faisant entrer les rayons du soleil dans la pièce. Il s’agissait d’un simple creux à l’intérieur de l’arbre, sans grande particularité. Munja y flottait au centre, Hoshi se souvint qu’on lui avait parlé de ce pokémon, il s’agirait d’un des plus énigmatique qui soit, apparaissant dans une pokéball sans trop qu’on sache pour quelles raisons. En tout cas, le papi se donnait des airs de grands sages pour effrayer les visiteurs apparemment, mais heureusement qu’Hoshi et Pêche sont accompagnées de son petit-fils, ça leur évitera de partir en courant.

- Elles ont une question à te poser, tu veux bien y répondre ?
- Bien sûr ! Alors, je vous écoute ?
- Euh…
- Tu veux savoir comment repartir de l’île n’est-ce pas ?
- Euh oui mais !
- Tu ne sais pas comment. Hm hm, je comprends. Tu veux savoir ce qu’est cette île et pourquoi tu es aussi petite aussi je suppose.
- Euh… Voilà !
- Ningale peux-tu nous laisser un petit moment ?
- Oui Papi !
- Bien… Ici est une île qui se trouve à la frontière entre la réalité et le rêve. C’est pour cette raison que tu assistes à des évènements aussi improbables que concrets.
- Un tel lieu existe ?
- Pas vraiment…
- C’est trop compliqué pour moi… Mais comment je suis sensée m’en aller alors ?
- Pour cela, il faut joindre ton rêve à la réalité de cette île. Si tu parviens à les coupler, alors la sortie te sera montrée.
- Vous êtes obligés de parler en charade ? Je demande un moyen simple moi…
- Le danger est souvent la clé de cette énigme.
- Quoi ?

L’insecte spectral referma alors le rideau de feuille, plongeant à nouveau la pièce dans le noir. Soudain, Hoshi sentit un vide apparaître sous les pieds, la faisant tomber immédiatement dans les ténèbres invoquées par Munja. Pêche suivit le mouvement et disparue aussi, tombant aux côtés de la demoiselle. Ningale revint alors dans la pièce, surpris de la voir vie des invités.

- Bah Papi, qu’est-ce que tu leur as fait ?
- Un simple petit coup de pouce.

Lorsque la championne d’arène ouvrit les yeux, elle fut surprise de se sentir accrochée à quelque chose de collant. Pas gluant non, cela ressemblait plutôt à des fils collants et solides qui empêchaient de faire quelconque mouvement. Hoshi parvint seulement à redresser la tête, lui permettant de voir Pêche un peu plus loin, collée seulement avec le bas du corps. Le pokémon fut content de voir la boucletteuse réveillée, mais inquiet à l’idée de où elles se trouvaient. L’endroit était assez sombre mais une ouverture vers l’extérieur se trouvant en hauteur, Hoshi et la chenille de feu devaient probablement se trouver dans un trou pourvu d’un piège collant. Mais quel genre de piège exactement ? Soudain, les fils sur lesquels les deux compères se trouvaient se mirent à se secouer et bouger de plus en plus fort. Pêche poussa alors un cri, affolée, tout en gigotant dans tous les sens sans trop pouvoir faire quoique ce soir à cause des fils contre lesquelles elle était collée. Un grand frisson parcouru alors le dos de Hoshi qui tourna sa tête dans l’autre sens, découvrant ce qu’elle redoutait le plus au monde. De longues pattes, un corps disproportionné, des yeux globuleux, un Migalos qui avait faim. Déjà que les Migalos lui faisaient peur à leur taille normale, mais un Migalos trois fois plus gros que la norme était horriblement effrayant. La championne d’arène comprit alors qu’elle et Pêche se trouvaient sur la toile de la bête, prêtes à être dévorées. Le seul recours qu’elle eut fut de crier et de s’exciter dans tous les sens pour faire fuir l’araignée, sauf que cette dernière n’était pas inquiète et s’approcha encore et encore, jusqu’à se trouver au-dessus de la boucletteuse qui était au bord de l’évanouissement.

Mais c’était sans compter sur Pêche qui, oubliant son affolement, fut subjuguée d’une vague de colère. Ses cinq branches de feus s’embrasèrent et le pokémon cracha un puissant jet de flammes qui explosa au visage du Migalos. Ce dernier s’enfuit alors, laissant sa toile brûler et se briser. Hoshi reprit son souffle, complètement choquée par ce qui venait de se passer, mais avant de pouvoir remercier sa chenille préférée, la toile craqua de part en part, faisant tomber la demoiselle et l’insecte de feu.

C’est alors qu’un puissant bourdonnement résonna dans tout le trou. Une horde d’insectes volants entrèrent et attrapèrent au vol la boucletteuse et la chenille, ne comprenant plus du tout ce qui était en train de se passer. Hoshi leva la tête et vit un visage fin aux yeux rouges, ceux d’un Dardargnan qui la gardait entre ses dards pour ne pas qu’elle tombe. Pêche était tombée sur une sorte de tapis d’Apitrinis emboîtés qui volaient tous ensemble pour garder la chenille en l’air.

- Tout va bien, nous vous ramenons chez notre Reine.
- Euh… Bah, merci ?

Les Dardargnans et les Apitrinis s’envolèrent pour ressortir du trou du Migalos, Hoshi et Pêche avec eux. Le groupe d’insectes volèrent alors vers l’extérieur de la forêt, jusqu’à arriver face à un mur de roche orné d’une crevasse. Les pokémons volants s’y engouffrèrent et traversèrent une sorte de grotte cachée avant d’arriver dans une sorte d’immense ruche, où coulait le miel à flot et où Dardargnans et Apitrinis volaient paisiblement. La boucletteuse fut posée au sol par son sauveur, tout comme Pêche qui sauta des Apitrinis pour rejoindre Hoshi. Une des guêpes demanda à la demoiselle et à la chenille de patienter le temps de voir la Reine. Forcément, ils étaient dans une ruche, alors il devait forcément y avoir une reine, c’était évident. Et cette dernière ne mit que peu de temps avant d’arriver. Il s’agissait d’une belle et grande Apireine portant une couronne de fleurs et arborant des couleurs magnifiques. La gardienne de la ruche approcha Hoshi et lui ses mains. La boucletteuse y monta et Apireine la plaça en hauteur, tout comme Pêche, pour pouvoir plus facilement discuter.

- Bienvenue dans ma ruche jeunes demoiselles. Je suis la Gardienne de ces lieux et je tiens à vous remercier.
- Pour ?
- Pour avoir fait fuir le Migalos ! Il avait bloqué une de nos voies de transport les plus importantes avec sa toile et mes Dardargnans ne parvenaient pas à la couper. Alors je vous remercie de tout mon cœur.
- Euh, ce fut un plaisir…
- Et donc, en gage de remerciement, je vous offre un rôle de serviteur dans ma ruche !
- C’est très gen- KEUAH ?
- Vous ne voulez pas ?
- Ah jamais ! Jamais je ne deviendrai une de vos esclaves !
- Et toi ?
- Nih !
- Quel dommage… Dans ce cas. Gaaaaaaaaaaaaaaardes ? Exécutez-les !

En quelques secondes, une armée de Dardargnans apparut autour de la boucletteuse et la chenille de feu. Ils avaient l’air drôlement en colère et leurs dards semblaient parfaitement aiguisés.

- Mais vous êtes complètement malade !
- OOOOH ! Outrance à sa majestée ! Qu’on leur coupe la tête !
- Oh, ça me rappelle quelque chose ça… À croire que dans les rêves je serai toujours menacée par une Reine… Pêche ! On s’en va !
- Niiiiih !

Les deux fuyardes partirent en courant mais furent pourchassés par l’armée royale (aux fesses pointues). C’était dans ce genre de conditions qu’Hoshi aimerait avoir des ailes, mais visiblement ce n’était pas gratuit. Pêche se glissa alors dans un petit recoin caché d’un alvéole, suivie par Hoshi qui se recroquevilla pour ne pas être vue. Les Dardargnans continuèrent d’avancer, permettant aux deux demoiselles de souffler.

- Y a pas moyen faut qu’on parte d’ici…

Soudain, la phrase de Munja revint à l’esprit de la demoiselle. "Pour cela, il faut joindre ton rêve à la réalité de cette île. Si tu parviens à les coupler, alors la sortie te sera montrée". Qu’est-ce qu’il voulait dire au juste ? Voyons, son rêve ce serait… Une montagne de pâtisseries ? Non, il faut rester concret, un rêve… Ah ! La demoiselle sortit la pokéball de sa poche qui était apparue dès son arrivée sur l’île. Ce devait forcément être ça, un objet appartenant à Hoshi qui provenait du rêve ! Et la réalité de cette île… Quelque chose qu’elle pourrait ramener dans le monde réel ?

- TROUVÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉES !
- GYAAAAAAAAAAAAH !!!!

Apireine s’apprêta à lacérer l’alvéole où se trouvaient Hoshi et Pêche mais la chenille de feu cracha à nouveau un jet de flamme qui repoussa temporairement la gardienne de la ruche. C’est ça ! La réalité de cette île !
Hoshi et Pêche sortirent de leur cachette et furent alors encerclées par les dardargnans et leur reine, visiblement pas contente du tout. Les guêpes frottaient leurs dards les uns contres les autres, afin de les rendre assez pointu pour transpercer en un coup les corps des deux fuyardes. Mais Hoshi ne baissa pas les bras et serra fort sa pokéball dans sa main. Elle allait tenter le tout pour le tout.

- Pêche !
- Nih !!

L’insecte semblait avoir compris où voulait en venir la demoiselle. Cette dernière sourit et lança la pokéball noire sur la petite chenille de feu, son guide durant toutes ces péripéties. Les Dardargnans fondirent sur les deux demoiselles, mais la pokéball toucha alors la tête de Pêche, s’ouvrant alors et l’avalant dans flash imposant. L’objet retomba sur le sol et gigota de droite à gauche, avant de s’immobiliser complètement. Le dard d’une des guêpes arriva alors jusqu’au visage d’Hoshi mais n’eut pas le temps de le toucher que la demoiselle s’évapora dans un brouillard lumineux, tout comme la pokéball qu’elle venait de lancer.

- Et le rêve s'acheva -

Hoshi ouvrit les yeux et comme si tous les souvenirs du rêvent revinrent à elle en une fraction de seconde, se releva brutalement, se touchant le visage pour être sûre que tout allait bien. Elle était en pyjama et ses cheveux dénoués. Koro-chan dormait à ses côtés et sa chambre était en parfait désordre. Ah, la maison, enfin de retour. La demoiselle se gratta la tête, encore sous le choc de ce qu’elle venait de vivre, elle avait bien failli y laisser sa peau. Puis, s’apprêtant à passer ses mains dans ses cheveux, Hoshi se rendit compte que quelque chose se trouvait dans sa main gauche, cela ressemblait à une balle… Doucement, elle sortit sa main de sa couverture et découvrit une pokéball, de couleurs brillantes et arborant à son sommet une plume identique à la Lun’Aile. La championne d’arène regarda alors sa table de chevet et découvrit que la plume avait disparu. Non, elle était encore là, mais sur la pokéball. Et donc, à l’intérieur devait se trouver…

- Niiiiiiih !!!!

Pêche sortit de la sphère dans un éclair blanc et sauta au cou de sa dresseuse, ne comprenant pas vraiment comment cela était possible. Elle l’avait capturée dans son rêve non ? Comment pouvait-elle encore être là, dans le monde réel ? "Frontière entre la réalité et le rêve", les mots résonnaient dans la tête de la championne d’arène, serrant fort la petite chenille de feu, souriant comme si elle avait enfin compris les paroles de l’insecte fantôme.

✭✧✭✧✭✧✭

- Et donc, je vous présente Pêche !

Tout le monde dans la maison semblait ne pas vraiment comprendre comment cela était possible, mais elle était bien là, petite flamme de vie vacillante, elle avait traversé la frontière du rêve pour rejoindre la réalité. Malgré tout, tous les pokémons de la demoiselle semblaient heureux de compter un nouveau membre dans leur rang, Dandy Avaltout fut le premier réjouit car il pensait qu’Hoshi allait oublier le satané Queulorior de la veille comme ça. Tiens d’ailleurs, où il était celui-là ?

Le pokémon sortit alors de son tas de coussins, le bijou qu’Hoshi avait reçu autour de la queue. Dandy Avaltout poussa alors un cri et pointa du bout de sa canne le pokémon voleur qui, cette fois, fut pris en flagrant délit.

- Eh toi là, je t’ai dit de pas y toucher ! Rend-moi ça !

Le pokémon fit alors une petite pirouette mais fut plaqué au sol par Dandy, le bout de sa canne sur le cou du pokémon au pinceau. Mais le Queulorior, au lieu de rendre l’objet, se mit à briller d’une lumière intense, avant de réapparaître, toujours sous Dandy, mais d’une couleur différente et avec un poil brillant. Sans crier gare, le pokémon venait de devenir un pokémon chromatique, devant les yeux de tous.

- Euh bah… Punaise mais j’y comprend rien à ce paquet. Dandy tu peux le laisser sortir du coup.

La peintre s’extirpa de l’emprise du pokémon moustachu et contempla sa nouvelle apparence, pas mécontent du résultat. La demoiselle, un peu gênée par les événement se dit que c’était une journée où tout devait être bizarre, point final.

Au bout du compte, Queulorior resta avec Hoshi et devint un des membres de son équipe, il avait toujours la bougeotte mais après s’être fait frappé par Myun, s’était calmé et obéissait bien à Hoshi à laquelle il s’était attaché, il fut d’ailleurs surnommé Fusain. Pêche devint une membre entière de l’équipe, adorable et douée, elle devint très amie avec Koro-chan et Saquedenattes, si bien que les trois devinrent des grandes complices. Dandy Avaltout, quant à lui, ravala sa colère. Mais Hoshi comprit pourquoi il était bizarre la soirée de l’arrivée du peintre et lui promit qu’il serait toujours son Dandy préféré et que personne ne pourrait lui enlever cela. Ainsi, c’est Queulorior qui est plutôt jaloux de Dandy maintenant, mais les deux ont fait la paix (Pharamp en avait marre de nettoyer leurs bêtises). Hoshi, dans tout ça, garda un très bon souvenir de cette journée et cette nuit, s’étant promise de ne jamais oublier ce qu’elle y avait vécu, et d’un jour remercier la personne ou le pokémon qui lui avait offert ce fabuleux cadeau qu’est l’amitié.

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MessageSujet: Re: L'île onirique   Jeu 17 Jan - 16:35

Hinata : Yoshi, rentre, il est l'heure de manger.
Yoshiro ( haletant ) : Je fini un truc et j'arrive.

Pourquoi Yoshiro était-il en train de haleter ? Tout simplement car il venais de passer la journée à s’entraîner avec ses Pokémon. Et il a fait une erreur : il a confié l’entraînement à Terio, le Machop familial. Et il sait désormais qu'il ne devra pas recommencer. En effet, ceci fut terrible. Tout commença par un petit footing. Saki avait du mal à tenir la cadence, tout comme Kido et Yoshiro lui même. Seul Dota y arrivait. Enfin, était théoriquement capabla de suivre la cadence. Sauf qu'il n'arrivait pas à faire deux mètres avant d'être obnubilé par la première chose lui passant devant les yeux. Un coup un papillon, un coup une fleur, tout était bon pour perdre le fil de la course. Terio était atterré. Mais il n'oubliait pas son rôle pour autant. Après un rapide déjeuner, ils repartirent pour une série de pompes et d'abdominaux pour Yoshiro, tandis que les Pokémons du jeune dresseur devaient s’entraîner à frapper un rocher. Yoshiro ne comprenait pas la visée de cet entraînement pour ses Pokémons, mais Terio avait l'air tellement heureux de son rôle qu'il le laissa faire. Ensuite vint la pratique : l’entraînement entre le dresseur et ses Pokémons. Pour l'occasion, Portal, l'Ecreumeuh de son oncle Len, venu passé la journée à la maison, se prêtèrent à l'exercice... qui ne fut que peu concluant. Bien que le dresseur et ses Pokémons avaient une confiance mutuelle, cela n'a pas pu empêcher le fait que,encore une fois, Dota était partit flâné ailleurs, loin du combat. En effet, lors de l’entraînement contre Kido, le Magneti vit un chat. Ce dernier passa devant ses yeux … et Dota se mis à le suivre. Ce qui devait être un entraînement c'est vite transformé en poursuite contre Dota, qui ne voulait pas laisser ce chat lui échapper. Et c'est au bout de deux heures que Saki retrouva Magneti, tout triste. Il avait perdu la trace du chat et s'était perdu lui-même par la suite. Yoshiro et ses Pokémons étaient fatigués, crevés, lessivés. Terio quand à lui, était un peu déçu des événements.

Yoshiro : Ne t'en fait pas, pour être maître du monde, il faut beaucoup s’entraîner. Nous recommencerons plus tard.

Il sourit avec délicatesse au petit Pokémon, qui banda ses muscles pour montrer sa joie. Puis vint le moment de parler à Dota.

Yoshiro ( avec un air grave ) : Combien de fois je t'ai dit de rester concentré ? Tu es fort, mais incapable de rester trente secondes en place... Mais bon, je t'aime ainsi. ( Son air changea, devenant plus joyeux ) En tout cas Terrio, tu nous a bien entraîné, même Saki n'a plus assez de force pour grimper à mon cou. Et Kido ne tiens plus sur ses pattes, on dirais qu'il à bu.

En effet, le Pokémon serpent était étalé de tout son long sur le sol, juste à coté du petit Germignon, qui essayait continuellement de se relever, sans jamais y arriver.

Yoshiro : Vous mangerez plus tard, rentrez dans vos Pokéballs pour vous reposer. Même toi Saki. Pour ma part, j'ai bien envie d'aller directement au lit, mais mon ventre crie famine. Manger un peu me ferra du bien.

Il fit rentrer ses trois Pokémons dans leurs balls, et suivit Portal et Terio , qui lui ouvraient le chemin vers la maison. Il s'installa directement à table et engloutit son repas.

Len ( souriant ) : Alors, cet entraînement ?
Yoshiro : Fatiguant. Terio est une sorte de tyran en tant qu’entraîneur.
Hinata ( rigolant ) : Quelle idée de dire à un Machop de t’entraîner aussi ?
Yoshiro : Pour rendre mon équipe plus forte, il faut un entraînement efficace. Mais qui dit efficace dit difficile.
Len : Profites en, tu es jeune et plein d'énergie. Fait tout ce qu'il faut pour atteindre tes objectifs. Même les plus fous.
Yoshiro ( souriant mélancoliquement en regardant sa mère ) : Oui, j'atteindrai mon objectif. Je vais me coucher, je suis fatigué. Bisous.
Hinata : Bonne nuit mon chéri. Tiens, en fait, tu as reçu un colis. Je l'ai mis dans ta chambre.
Yoshiro : Ok !

Le jeune Homme arriva dans sa chambre, et vit le colis.

Yoshiro ( soupirant ) : Encore un cadeau de mon père je suppose...

Il l'ouvrit et vit une plume et un ruban.

Yoshiro ( étonné ) : C'est quoi ça ? Et c'est bizarre, il n'y a pas de mot … Il devais être « occupé »...

Il déposa ses Pokéballs sur sa table de nuit, et observa plus sérieusement le ruban et la plume. Pour le ruban, rien de particulier. Par contre, pour la plume … Il la prit, la retourna, la scruta.

Yoshiro : C'est la première fois que je vois une plume comme celle-là … Bref, maintenant, au lit.

Le jeune dresseur pris la plume dans sa main et posa le ruban sur la table de nuit.

Yoshiro : Si Saki se réveille et sort de sa Pokéball, il va vouloir jouer avec la plume … ou la manger. Je vais la garder avec moi pour la nuit, je demanderais à maman et tonton ce que c'est demain.

Yoshiro s'allongea sur son lit, la plume à la main. Et s'endormit.

Lorsqu'il se réveilla, il se retrouva … allongé et trempé, sur une plage déserte.

Yoshiro : C'est quoi cette merde ? Je suis où ?

Le dresseur chercha dans ses poches : pas de Pokéballs. Il toucha son cou : pas de Saki. Le jeune homme était mal à l'aise. Lui d'habitude si blasé et sûr de lui se retrouva comme démuni.

Yoshiro : Maman ? ... Tonton ? ... Terio ? ... Kido ? Dota ? SAKIIIIIIIIIIIIII ?

Yoshiro commençait à avoir peur. Il ne savait pas où il était, où était ses proches. Il commença à paniquer.

Yoshiro ( sa voix tremble ) : Bon … Que faire ? …
??? ( en cœur ) : C' EST A BOIREEEEEEEEEEEEEUH, A BOIREEEUH, A BOIREEEEEEEEEEEEUH, C'EST A BOIREEEEEEEEUH QU'IL NOUS FAUUUUUUUUUUUUT !
??? : ET QUAND LE VOULONS NOUS ?
??? ( en cœur ) : MAINTENAAAAAAAAAAAAAANT !

Le dresseur regarda autour de lui pour savoir d’où venait les voix. Mais il ne vit que la mer d'un coté et une immense foret de l'autre. Il regarda au dessus de lui, mais ne vit toujours rien, ébloui par le soleil.

Yoshiro ( criant ) : IL Y A QUELQU'UN ?

Pas de réponse.

Yoshiro ( soupirant ) : Bon, eh bien, soit c'est dans ma tête, soit il y a bien des alcooliques sur cette île. ( Il inspire profondément ) Allez, un peu de courage Yoshi, ce n'est pas en restant là que tu sauras ce qu'il se passe ici. Ni que tu deviendras maître du monde.

Prenant son courage à deux mains, il se releva et commença à parcourir l'île. Cette dernière était moins grande qu'elle n'y paraissait, seulement la forêt qui se situait au centre était tellement dense que l'on pouvait avoir l'impression qu'elle agrandissait l'île à elle-seule. Plus il avançait, plus il entendait les voix. Il commença à courir vers le lieu qu'il pensait être la source des voix, ou plus précisément des cris. Mais il se perdit en foret.

Yoshiro : ET MERD... … je suis perdu …
??? : Excusez moi, pouvez-vous, de un, parler moins fort, et de deux, bouger de là où vous êtes, vous m’écrasez.

Yoshiro, surpris, sursauta et commença à crier. Un Carapagos apparu, sortant de terre.

Carapagos ( se prenant la tête ) : S'il vous plaît, ne criez pas, j'ai super mal au crâne, mais ce rhum en valait le coup ( il se lécha les babines ). En tout cas, je viens ici pour me reposer avant de reprendre la fête, et je tombe sur une étrange créature. Ou alors …

Le Carapagos s'approcha du dresseur, et le mordit à la jambe.

Yoshiro ( se tenant la jambe ) : Mais ça va pas la tête !
Carapagos : Maintenant que vous le dites, non ça ne va pas très bien. Je ne suis pas suffisamment satisfait.
Yoshiro : ( se frottant la jambe ): Comment ça ?
Carapagos : Bah en temps normal, quand je suis bourré, je ne peux pas parler, et surtout je suis en spleen total. Or là, et ce malgré la fête démentielle d'hier soir, je me sens pas si mal que ça. C'est une honte. UNE HONTE. ( Se tenant la tête ) AIEEEEEEEEEEEEEEEEEE.

Yoshiro ne comprenant rien. Ah si. Une chose venait de lui venir en tête : il parlait avec un Pokémon. Il fit une tête de déterrée.

Carapagos : Oh. J'ai mal au crâne. Vous ne semblez pas dans votre assiette vous non plus.
Yoshiro : Je suis juste … en train … de parler avec un Pokémon. Un Pokémon qui me parle. Je …

Il était totalement perdu. Il ne savais plus que faire. Il avait l'impression de perdre la raison.

Carapagos : Eh bien, mon cher, il faut vous ressaisir. Ce soir, vous viendrez avec moi, on ira faire la fête et on terminera ivre, ça vous ferra du bien … Et moi ça me ferra partir ce mal de crâne. Mais pour l'instant, reposons-nous.

Sans savoir vraiment pourquoi, Yoshiro s'allongea sur la terre. Et ferma les yeux. Il se posa des questions. Ou était-il ? Ou était sa famille et ses Pokémons ? Il avait l'impression de rêver.

Carapagos : Debout la dedans, c'est l'heure d'aller à la fête.

Yoshiro ouvrit les yeux. Il faisait nuit. Au loin, en se relevant, il pouvait voir des flammes.

Carapagos : Allez, il ne faut pas faire attendre la fête, sinon elle s'en va sans qu'on ai eu le temps de profiter d'elle.

Yoshiro regarda le Carapagos s'agiter, puis se leva. Il commença à le suivre.

Yoshiro : Je suis désolé, je suis malpoli, je ne me suis pas présenté. Je suis Yoshiro Surei. Puis-je vous posez une question ? Où sommes nous ici ?

Le Carapagos se retourna, dévisagea Yoshiro, et lui sauta dessus.

Carapagos : Désolé, je ne vous avait pas reconnu Maître. Je me nomme Generto. Enchanté.
Yoshiro : Maître ?
Generto : Oui, vous êtes le Maître de cette île. C'est grâce à vous si on fait la fête.

Yoshiro le regarda, hagard par ce qu'il entendait.

Generto : Et si vous voulez savoir ou vous êtes, Maître, vous êtes ici sur l'île aux fossiles, en plein milieu … De votre esprit.
Yoshiro ( regardant le Carapagos ): Generto, avez-vous bu ?
Generto : Non, pas encore Maître, pourquoi ?

Il était donc sobre … Au point où il en était, Yoshiro se disait que croire un Carapagos était la dernière des choses logiques qu'il y avait à faire. Pourtant, il n'avait que cela sous la main.

Yoshiro : Dans … mon esprit ?

Il regarda autour de lui. Il ne vit pas le Pokémon.

Yoshiro : Generto ?

Entre deux arbres, le Pokémon tortue réapparut.

Generto : Quelle HORREUR. La fête à commencée sans moi. SANS MOI. Vite Maître. Il faut se dépêcher.

Le Pokémon disparu aussi vite qu'il était apparu. Yoshiro se mit a courir derrière lui, et arriva sur la plage. Et là, il vit …

Generto : LA FETE. Vite Maître.

Generto se précipita vers le lieu d'où venait les flammes. Ce qu'il vit le stupéfia. Il y avait des Kabuto, des Amonita, des Ptera, des Carapagos, ainsi que … tout les Pokémons fossiles existant.

??? ( en cœur ) : A BOIREEEEEEEEEEEEEEEUH.

Il leva la tête, et vit des Ptera au dessus de lui, en train de voler joyeusement vers la fête. Enfin ils ESSAYENT de voler. Yoshiro se rapprocha des lieux, quand soudain trois Pokémons arrivèrent devant lui. Trois Mégapagos, pour être précis. L'un deux s'approcha de dresseur.

Mégapagos : Vous ne passerez … pas ! Ici, c'est une soirée privée. Seuls les V.I.P peuvent entrer. Et c'est moi qui dit qui qui rentre, et qui qui rentre pas. Et vous, vous ne rentrez pas.

Yoshiro n'en croyait pas ses yeux. Il venait de se faire rembarrer par un Pokémon.

Yoshiro : Et pourquoi je ne pourrais pas rentrer ? D'ailleurs, rentrer où ? On est en plein air !

Le Mégapagos se retourna, alla voir ses confrères, et revins vers Yoshiro. Le Carapagos qui l'avait accompagné jusqu'ici revenait vers lui tout en titubant. En moins de quelques minutes, il devait avoir pas mal siphonner les bouteilles...

Generto ( buvant ): Maître, vous êtes … là. Venez goûter ce rhum, il est … bon. Elle est cool la fête hein ?
Mégapagos : Generto, c'est vous qui avez emmener cette … chose ici ?
Generto ( regardant sa bouteille, vide ) : Bein oui, c'est le Maître. C'est normal qu'il vienne à la fête.
Mégapagos : Maître ou pas, il ne rentrera pas. Ici, c'est privé. Que le gratin qui vient ici, qu'il soit d'Auphinois ou de Pâtes.
Generto : Il ne vient d'aucune de ces deux villes. C'est le maître des lieux. C'est grâce à lui si nous sommes là. Et surtout, s'il y a la fête. Oui, surtout la fête.
Mégapagos : Peut être, mais il va prendre la porte quand même ...

Le Mégapagos fit apparaître un fusil, pointant le jeune garçon avec un air sérieux.

Mégapagos : … Sinon, ça sera suppositoire tranquillisant.
Generto : C'est pas du jeu de faire apparaître un suppositoire géant. Maître, ne restez pas sans agir, sinon il va vous … enfin on s'est compris quoi. Je vais chercher à boire.

Yoshiro commença à se dire que lui aussi avait besoin de boire.

Generto ( revenant vers le groupe, une nouvelle bouteille à la main ) : Utilisez votre tête Maître. Imaginez quelque chose.
Mégapagos : Bon alors, y bouge ou y bouge pas le Maître ? Ici, on est fossilisé. Et pas vous. Vous avez trois secondes. 3

Yoshiro était tétanisé par la peur. Il n'arrivait pas à bouger. Et le Mégapagos allait vraiment tirer.

Generto ( finissant sa bouteille ) : Imaginez vous … Grand, musclé, avec des cheveux jaunes qui rebiquent, et une aura jaune autour de vous.
Mégapagos : 2

Le jeune dresseur regarda Generto avec peur … Generto aussi avait peur, mais pas pour les même raisons.

Generto ( triste ) : Ma bouteille... est vide. Aller Maître, le temps que j'aille ... chercher à boire, transformez vous … en super homme
Mégapagos : 1

Perdu pour perdu, Yoshiro décida d'écouter le Carapagos. Il s'imagina en super homme, les cheveux jaune, avec une aura jaune autour de lui. Pourquoi jaune en fait ? Il se posa cette question, puis changea pour du bleu. Après tout,autant mourir en étant le moins bête possible.
Le Mégapagos jeta son arme, ouvrant sa bouche de manière béante.

Yoshiro : Bah quoi ? Tu à peur de me tirer dessus ?
Generto ( revenant ) : Cool Maître, regardez vous.

Le dresseur se regarda. Il était plus grand, plus fort, se sentait bien, et avait une aura et des cheveux … jaune. Yoshiro ne comprenait rien.

Mégapagos : Fonçons lui dessus, avant qu'il ne passe de force.

Les trois acolytes foncèrent vers Yoshiro … qui les envoya valsé en un coup de main. Ils terminèrent leur course dans l'eau. Entendant cela, la fête, qui battait son plein, s’arrêta. Tous les Pokémons regardèrent le jeune dresseur … Ils étaient à la fois surpris et... assez fachés.

Groupe de Ptera (en cœur) : Cet individu va gâcher notre fête. A l'attaque.

Tout les Pokémons de la fête s'élancèrent vers le dresseur.

Yoshiro : Generto, prête moi ta force, je veux tester quelque chose.

Generto lui tendit sa bouteille. Yoshiro le regarda, la prit, but une gorgée.

Yoshiro : Je ne pensais pas à cela, mais merci quand même. Je vais essayer de faire de la magie. AAAAAAAAAA (les mains devant son corps), BRAAAAAAAAAAA (les mains passant dans son dos) CAAAAAAAAAAAAA DAAAAAAAAAAAAA BRAAAAAAAAAAAAAAAAA !

Tel un super sayen en puissance, les mains du dresseur étaient dressées devant lui, et un rayon lumineux en sortit, envoyant tout les Pokémons, sauf Generto, dans l'eau, en faisant de magnifiques arcs-en-ciels.

Generto (applaudissant) : Vous êtes meilleurs qu'une fête Maître.
Yoshiro (le regardant) : Merci. (Redevenant lui-même). Je suis le Maître de ce monde. De mon monde.

Yoshiro s'extasiait devant ce fait accomplit : il était déjà maître de quelque chose.

Yoshiro : Et maintenant, la fête est finie. Je rentre.
Generto : Je peux venir avec vous ? Je me suis bien amusé.
Yoshiro : Si tu veux. Attend, si je clôt ce rêve, tu ne pourra pas …

Il venait de réfléchir. Il s'était passé tellement de choses bizarres que cela pouvais être possible.

Yoshiro : On peut toujours essayer. Aller, il est temps de se réveiller.

Le lendemain matin, le jeune dresseur se réveilla avec, dans sa main, une Pokéball, certainement celle de Generto, et Saki à coté de lui.

Yoshiro : Alors tout cela était bel et bien réel ?

Il se leva et fit sortir Generto de sa ball. Ce dernier dormait.

Yoshiro : Hé bien … On peut dire que j'ai passer une bonne nuit, mais pour donner des explications à maman sur pourquoi j'ai un Carapagos qui est apparu dans la nuit, ça va être … dur. Enfin.

Il remarqua que la plume avait disparue. Il se demanda pourquoi, et se mit à penser que cette plume était la source de toute cette histoire. C'est bizarre non ? Après tout ce qui c'était passé, Yoshiro était tellement blasé qu'il en venait à penser cela. Certainement car il voulait trouver le responsable de tout cela. De cette nuit pour le moins … festive.

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Abel Kujaku
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MessageSujet: Re: L'île onirique   Ven 18 Jan - 19:53

- « FAITES GAFFE, M'SIEUR KUJAKU ! MIEL !

- ...Quoi, comment ça Miel ? Oh pun... TEDDIURSA ! », lâcha le coordinateur en se recevant une casserole pleine de miel sur la figure. De miel chaud. Voir brûlant. Abel hurla de douleur, arrachant un soupir aux voisins d'en face, qui se demandaient ce que cet abruti avait encore été inventer. Abel, recouvert, enleva la casserole de sa figure et alla la poser. Enfin, il se tourna vers Julietta, une vague aura noire autour de lui. « ...Julietta, vous m'expliquez ce qui vient de se passer avant que je m'énerve ? »

La nounou ouvrit grand des yeux larmoyants, et alla vite frotter le sol avec la serpillière, afin d'enlever les traces de Miel, histoire de se donner une contenance.

- « C'est... heu... votre Teddiursa, m'sieur Kujaku. Il était en train de faire chauffer son Miel à la casserole... J'crois que c'était pour le goûter des p'tits, alors je l'ai laissé faire... Mais à un moment votre Vipelierre et votre Givrali ont commencée à s'engueuler... Et elles ont bousculée Teddiursa, qui a fait valser sans faire gaffe la casserole et... Vous êtes rentré à ce moment là. »

Le directeur de la partie scientifique Rocket roula des yeux, avant de regarder les deux responsables qui se regardaient, vaguement honteuses, et Teddiursa qui paraissait n'en avoir strictement rien à carrer. Attrapant une serviette, il s'essuya sommairement le visage avant de contempler sa tenue. Sa blouse de scientifique avait pris cher... Il avait intérêt à la laver avant ce soir, ou Mika allait encore lui faire une scène avant de dormir. Il l'enleva, et la passa à Julietta.

- « Je peux vous demander d'essayer de la laver ? Ma fille la réclamera ce soir... Et moi, je vais prendre une douche. », fit Abel, allant vers la salle de bain. La nounou eu un sourire vaguement malsain, qui s'estompa aussitôt dès que la tête d'Abel repassa la porte. « Ah, et... Julietta ?

- Oui, m'sieur Kujaku ? », répondit aussitôt la quadragénaire.

- « N'essayez pas de me suivre dans la salle de bain, c'est bien clair ? »

*************************************************

- « Alors... Comment vous allez, aujourd'hui... ? », demanda Abel, se glissant à pas de loup dans la chambre des enfants, mais comme d'habitude, cela ne servait à rien, vu qu'ils étaient déjà réveillés, et ils battirent des mains lorsqu'il entra. Abel afficha un grand sourire débile, les prit, et les emmena dans la grande pièce. Une fois qu'ils furent installé confortablement, Abel décida de terminer le ménage que sa nounou avait commencé.

En quelques minutes, il avait rangé le bordel que laissaient fréquemment ses Pokémons, et nettoyé l'endroit ou ses jumeaux avaient mangés. Il saisit également le sac-poubelle, et le descendit. S'approchant de la poubelle, il posa le sac dedans, et pila net. Derrière la poubelle, il y avait une... forme étrange. Sa curiosité réveillé, Abel s'approcha et... « Oh, putain... »
Un Zoroark était étendu au sol. Il paraissait en sale état, comme s'il avait subi énormément de blessures et était allé au delà de ses forces pour arriver jusqu'ici.
Abel siffla, et sa fenêtre s'ouvrit, laissant passer la tête noire de Dracaufeu. Abel lui fit signe d'approcher, aussi la dragonne cendrée sauta, laissant une belle marque sur le sol au passage.

- « Emmènes-le et allonges-le sur le canapé... Il est harassé, je pense, je vais lui administrer les premiers soins. »

La dragonne cendrée obtempéra, ce qui permit au jeune homme de soigner le Pokémon ténèbres. Il sortait de chez lui pour aller sonner chez les voisins, histoire de leur demander si le Pokémon n'était pas à eux lorsque son pied buta sur quelque chose. Un étrange paquet, avec marqué « Joyeux 2000 jours ».
Il devait s'attendre à une mauvaise blague, ou... ? Une chose était sûre, ce paquet n'était pas là cinq minutes plus tôt. Curieux, Abel l'ouvrit. Et écarquilla les yeux.
Il déballa deux objets... Un étrange ruban qu'il n'avait jamais vu auparavant, et surtout... Une plume. Mais pas n'importe laquelle... Il en avait souvent vu dans les livres qu'il avait étudié. Il s'agissait d'une Lun'aile, ou tout du moins d'une réplique parfaite de l'une d'entre elles. Interloqué, Abel l'examina sous tous les angles, assez admiratif.
Qui avait pu avoir l'idée de lui offrir un cadeau pareil ? Aucune idée, mais il n'avait qu'une certitude, le travail d'aujourd'hui l'avait achevé, alors si l'on ajoutait à cela le ménage et le soin du Zoroark, il était claqué. Attrapant ses enfants, qui gazouillèrent de joie, Abel alla s'allonger sur son lit, ses enfants sur lui, après avoir fixé avec un sourire la plume dans les cheveux de sa fille.
Pour une fois, aucun de l'embêta, à croire qu'ils étaient eux aussi extrêmement fatigués.
Les trois membres de la famille Kujaku sombrèrent dans un profond sommeil. Comprenant le besoin de repos de son dresseur, Feuforêve demanda à Scalpion de fermer la porte, et de ne pas faire de bruit.
Pas un ne remarqua la plume qui avait commencé à luire dans les cheveux de la fillette.

*************************************************

- « … Quoi ? », marmonna Abel, mal réveillé. Il essuya le sable qu'il avait sur la joue et... Attends... du sable ? Il écarquilla les yeux. « QU'EST CE QUE JE FOUS ICI, BORDEL ? »
Il s'endormait sur son lit, et se réveillait sur... une île. Une très belle île, il devait l'avouer, elle possédait un charme fou, qu'il n'avait vu nulle part ailleurs. Ce fut là qu'il réalisa qu'il n'avait plus ses enfants avec lui. « LEKI ? MIKA ? Les enfants... ?

- Calme-toi un peu... Tes enfants sont en train de s'amuser dans leurs rêves, qui sont bien différent de toi, pauvre ahuri. »

Abel sursauta, et manqua de tomber. Qui venait de lui parler ? Il baissa les yeux, et vit un... Poissireine qui lui parlait depuis l'eau. Abel se passa la main sur le visage. Okay, des Pokémons qui parlent maintenant.

- « Pourquoi je ne m'étonnes même plus... ? Ah, je suis en train de rêver, c'est ce que tu viens de dire ?

- Ce serait un euphémisme de dire qu'il s'agit d'un simple rêve... Mais vu qu'apparemment, le corrompu que tu es a besoin de cette base pour pouvoir analyser la situation, on peut considérer que oui, tu es en train de rêver.

- Et pourquoi je rêve que je parle avec un Pokémon imbu de lui-même et irrespectueux, puisque tu es si intelligent ? »
, répliqua Abel, pas vraiment disposé à se laisser faire par un poiscaille.

- « Je répondrais bien que c'est parce que tu n'estimais ne pas valoir la peine que l'on t'accueille mieux que ça. », répondit sur le champ le Poissireine. « Nous somme dans ton rêve. Ce que tu vois là est une modélisation de ton inconscient, de ce que tu penses de toi... Considères que cette partie de l'ile, c'est toi.

- Et bien ? Elle est très belle, cette île ! Qu'est ce que j'aurai donc à me reprocher ? »


Le Poissireine soupira, laissant échapper une Bulle d'O qui explosa quelques secondes après, comme s'il était blasé que cet individu ne comprenne pas les implications de ce qu'il lui disait. Alors qu'il essayait juste de le faire comprendre...

- « En effet, ce côté de l'île est beau... C'est ta personnalité, un des morceaux du moins. Tu es généreux, ne manque pas d'audace, et quand tu veux, il arrive que tu comprenne des choses compliqué. Si on ajoute à ton amour des Pokémons et ton respect pour eux... Nous obtenons une belle île, très mythologique, prospère et accueillante.

- Eh bien... ou est donc le problème ? », redit Abel, qui commençait à sentir une légère impression de malaise le traverser.

- « Tu sais encore mieux que moi que tu n'es pas si simple à comprendre, crétin... »
grommela le Pokemon Eau. « Tu sais parfaitement ce que tu caches aux yeux de tous, non... ?

- … La Team Rocket. ...Ce que j'ai fait.

- Exactement. Tu sais mieux que personne que le monde n'est pas rose... Tu en as fait les frais, et tu as appris à vivre comme ça. Alors, comme toi... cette partie de l'île possède un revers. Suis-moi. »

Abel tiqua. « Dans l'eau ? Mais...

- Tu crois vraiment que tu peux te noyer dans TON REVE???

- ...Vu comme ça. », admit Abel, en s'approchant de l'eau. Sans même chercher à prendre sa respiration, il suivit le Poissireine d'une brasse rapide. Il respirait sous l'eau aussi aisément qu'un poisson, même pas gêné par ses vêtements qui ondulaient. Sans trop forcer, il suivit le Poissireine, qui le conduisait dans une espèce de souterrain, qui conduisait sur l'île.
Après avoir réprimé un bref tremblement, Abel le suivit. Il ne savait pas ou cela conduisait, mais vouait une entière confiance à son guide. La première chose qui le frappa vu que... c'était sombre. Alors que plusieurs coraux luisaient, le lieu aurait du être plus clair. Il mit quelques secondes à se rendre compte que c'était parsemé de coraux brillants et sombres. Certains étaient blancs vifs. D'autre luisaient d'un éclat noir.
Poissireine se chargea de lui expliquer :

- « Les coraux blancs... Ce sont tes joies. Tout tes souvenirs heureux sont enfermés ici, et continue à t'éclairer. Les coraux noirs... ce sont tes regrets. Admire, on ne voit pas aussi souvent que ça un lieu autant noir, je présume que tu devrais être content. Ou pas en fait. »

Sans répondre, Abel s'approcha de quelques uns des coraux. Il voyait des images qui dansaient à l'intérieur... Dans un clair, une jeune fille blonde, qu'il mit quelques secondes à identifier comme étant Tetra. Dans un autre clair, bien plus gros... Meister, et encore à côté... Tommy.
Nageant, toujours silencieux, Abel continua sa progression dans le tunnel, il aperçut un énorme corail noir. A lui seul, il devait être responsable de beaucoup de la noirceur environnante... Un visage se mouvait à l'intérieur.
Abel se crispa. Ce visage... Oui, pas de doute possible, c'était bien Giovanni. Son plus grand regret était donc bien la Team Rocket... ?

- « On s'approche du cœur de ton être... Regarde, ça c'est ce que tu as crée pour la Team Rocket. », dit le Poissireine. La suite du couloir aquatique se poursuivait. Abel comprit que c'était l'autre côté de l'île... Ce couloir était droit, sombre, et ne semblait pas garder de place pour n'importe quelle imperfection. Froid, dur... Qui allait jusqu'à son objectif, peu importe le prix à payer.

- « C'est aussi toi. Tu as changé, quand tu as rejoint la Team Rocket. La plupart des sbires te connaissent comme le Dr.Kujaku, le scientifique qui s'oppose au Boss fréquemment, froid, et terriblement efficace sur le terrain. Un homme qui ne fait pas bon d'avoir comme adversaire, qui pourrait tuer pour protéger ses convictions... Qui a déjà tué, d'ailleurs.

- Ce Quetzacoalt menaçait mes enfants... », répondit Abel d'une voix éteinte.

- « Peut-être. Mais tu l'as tué. Dr.Kujaku... Savais-tu que certains te comparent à Takhojo, et disent que tu es juste un Takhojo avec un peu plus de morale ? L'homme qui a déjà tenté d'assassiner le Boss, le terrifiant dirigeant de la partie scientifique. Tu es cela aussi, Abel, même si tu le caches bien. »

Il l'entraîna dans le couloir, jonché de coraux sombres, seulement éclairé par de rares blancs, qui viraient plutôt vers le gris... Chacune de ses victoires contre Takhojo. Et les noirs... étaient liés à lui aussi, mais pas seulement. Tous ses souvenirs sombres liés à la Team Rocket.
Il en croisa un gros. Pas la peine de s'arrêter pour comprendre que c'était le décès de Tolbiac.
Et alors que le couloir s'assombrissait de plus en plus, qu'Abel croyait qu'il allait se perdre dans ses propres péchés, une lumière étincelante lui permit de retrouver la route.
Un corail énorme, blanc strié de noir, venait de le guider.

- « C'est... elle ?

- C'est Yukichi, oui. Tu viens de comprendre ce qu'elle a fait pour toi... Au moment ou tu te perdais dans les ténèbres, elle t'a fourni la lumière dont tu avais besoin pour remonter, et retrouver la voie. Yukichi incarne la personne qui t'a permis de vivre... et également ton plus grand regret. Abel, tu n'es qu'un idiot. Tu te sens responsable de sa mort.

- Je me sens... responsable ?

- Voilà pourquoi tu es idiot. Tu n'en as même pas conscience... Mais alors que tu as réussi à la protéger de la Team Rocket, elle est morte en donnant naissance à la vie. En te faisant le plus beau cadeau qu'elle pouvait vous offrir à tous les deux. Mais toi, tu ne vois que sa mort. », martela le Poissireine en choisissant chaque mot avec soin. « Tu penses que c'est toi, en la rendant enceinte, qui l'a tué. Yukichi est morte par accident, Abel.

- Yuki... »

La visite reprit. La voie suivante était bien plus claire, et pleine de vie. Les coraux étaient cette fois d'un blanc pur, tous ses souvenirs avec Yukichi, les mois qu'ils avaient pu passer ensemble... Un bonheur pur, qu'il n'avait jamais ressenti. Yukichi était sa moitié, et il s'était senti complet avec elle. Même s'il retrouvait une autre personne... Ce ne serait pas pareil.
Abel préféra ne pas s'adonner à ce genre de pensée, et continua à avancer en nageant, préférant garder seulement le beau côté de cette histoire.
Un autre gros cristal blanc était sur le côté. Intrigué, Abel s'en approcha. C'était Hoshi.

- « Pourquoi ce démon est ici ? », manqua de s'étrangler Abel.

- « Parce qu'elle est bien plus importante pour toi que tu l'imagines, crétin. Hoshi Suisei t'a déjà sauvé, une fois, de ta fuite. Ce jour là, elle est devenu bien plus importante pour toi que tu le crois... Tu lui fais confiance, et c'est la marraine de tes gamins. Un jour, faudra que tu grandisses et que t'admettes que tu ne la déteste pas... Et que tu ailles la voir. »

Maugréant, Abel préféra rester silencieux. Faire confiance à Hoshi ? Et puis quoi encore ! Les deux continuèrent leur brasse, passant au milieu de nombreux coraux. Abel, un peu de mauvaise humeur, ne s'arrêta pas, même devant les cristaux qui représentaient ses Pokémons, tous de taille respectable, et celui de Feuforêve, immense.
Néanmoins, en voyant un corail... jusque énorme, là il fut obligé. Blanc, pur, comme celui d'un nouveau-né, il était entouré d'autres Pokémons Eau qui semblaient avoir adopté cet endroit comme lieu de vie. Abel mit quelques secondes à réaliser. Avant de sourire en se doutant de ce que c'était.

- « … Quand je disais qu'ils étaient ma raison de vivre...

- Mika et Leki, tes deux enfants... Le dernier de ta petite amie. Avant, à cet endroit, c'était le corail de Yukichi... Mais maintenant, ce n'est plus son seul souvenir qui te supporte, tu t'es trouvé une vraie raison de continuer à vivre, tes enfants. C'est le moteur de ton comportement actuel, Abel.

- Je sais. Et ça me convient comme ça.


- Tu es un fou. Une personne qui met sa raison de vivre dans une autre la perd quand cette autre meurt. Tu as déjà goûté à cela une fois... Tu comptes vraiment reprendre ce risque ? Et tu comptes vraiment continuer à t'aventurer encore plus dans les profondeurs...pour faire changer les choses ? »


Abel regarda pendant une poignée de secondes le Pokémon qui lui faisait face, puis l'attroupement de Pokémons Eau qui se faisaient autour d'eux, qui murmuraient des choses comme « C'est le Pensant... il est venu. » « Il va changer ? Maman, tu penses qu'il va changer ? » « Je ne pensais pas voir le Pensant un jour... ».
Son regard se porta sur le corail géant qui illuminait la salle. Assurément, c'était cette luminosité qui permettait à ce groupe de vivre ici.

- « ...Ma raison de vivre est devenue mes enfants. Poissireine, as-tu compris, toi aussi ? Pour venir jusqu'ici... Nous avons du passer par ce passage sombre, qui décourage les prédateurs. Au même titre, c'est mon identité Rocket qui m'a permis de protéger mes enfants. Tu as raison. Je regrette ce que je suis devenu... mais pourtant, je ne reculerai pas. Et tu sais pourquoi je fais cela, non ?

- ...Ça fait longtemps que tu as oublié ta vengeance, non ?

- Oui. Je ne pardonnerai pas aux Quetzacoalts. Mais maintenant... Ce n'est plus l'envie de les voir disparaître qui me fait bouger. Je fais ça pour eux. », dit Abel doucement en désignant le corail géant du doigt. « Dans quel genre de monde vont-ils devoir vivre... ? Quel genre de monde je vais pouvoir leur offrir ? Je ne veux pas qu'ils vivent dans un endroit ravagé par une guerre mafieuse.

- Tu t'es décidé, hein ? Rien de ce que je te dirais ne pourra te convaincre de te protéger toi avant de foncer tête baissée dans la guerre ?

- Non.

- Alors... Dans ce cas, tu vas prendre un de nous avec toi. Même si tu ne le conserves pas avec toi, retiens que dans ce monde, les rêves ne sont pas qu'une utopie. Regardes dans ta poche. »

S’exécutant, Abel en sortit une Ball, qu'il n'avait jamais vu auparavant. Il regarda, étonné, Poissireine, qui faisait venir un petit Amonita . « C'est une Antic Ball. Je compte sur toi pour qu'il voie un monde neuf. Ah, et fait attention... il a tendance à se coller aux gens. »

Abel sourit, et enclencha la Ball. Dans la seconde qui suivit, le Amonita fut absorbé sans protester dans le flash de la Ball. Et alors qu'il sentait ses paupières se fermer, le jeune homme le Poissireine... sourire.

*************************************************

Abel ouvrit les yeux. Leki et Mika dormaient encore sur son ventre... leur mine apaisée lui indiquait qu'ils faisaient un beau rêve. Tant mieux. Abel remarqua que la plume sur la tête de sa fille avait disparue, et leva la main droite. Une Ball luisait dans sa paume.
Il savait déjà ce qu'elle contenait, mais l'ouvrit quand même. Aussitôt, l'Amonita jaillit, et se glissa sous son T-shirt, arrachant une exclamation de surprise teintée de... froid. Parce qu'un Amonita, ça a les tentacules gelées.

- « Je vois à présent pourquoi je dois me méfier... », soupira-il.

Il frotta la tête de ses enfants, qui rirent dans leur sommeil. Pas question de les laisser vivre dans un monde ou la mafia prédominait.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: L'île onirique   Ven 18 Jan - 23:10

- Mets cette table ici, on rajoutera les chaises plus tard.

Le Petit Potin était à présent entièrement reconstruit, il ne restait plus qu’à l’aménager à nouveau en tables et autres meubles. Maintenant, l’endroit était bien plus grand et comportait un étage ainsi qu’une plus grande cuisine, rendant le café encore plus chaleureux qu’il ne l’était auparavant. Mamie Sawako était heureuse de voir que le charme de l’endroit qu’elle avait créé avec son époux n’avait pas disparu, au contraire il avait été embellit et était extrêmement reconnaissante envers Erika pour l’avoir fait. La blondinette était heureuse de voir que son café reprenait des couleurs et remerciait tous les artisans qui travaillaient pour elle en leur donnant des pâtisseries pour leur donner du réconfort après leur effort. La jeune sniper était encore mal à l’aise par tout ce qui s’était passé pendant la fête de Noël, elle qui avait préparé un événement pour la fête des rois, la voilà dans l’incapacité de le faire malheureusement… Bah, elle se rattrapera pour les prochaines fêtes de toutes manières, le Petit Potin n’était pas du tout perdu et visiblement les clients souhaitaient tous que le café rouvre ses portes le plus tôt possible. Malheureusement l’ouverture n’était pas encore prête, les meubles du café n’étaient arrivés qu’aujourd’hui et il fallait placer chaque table et chaque chaise selon un emplacement bien précis (Erika était perfectionniste).

Erika était assez fatiguée en ce moment, n’ayant pas beaucoup dormi à plusieurs reprises entre les missions et les réparations du café, la demoiselle éprouvait souvent des petites chutes d’énergies la rendant un peu moins en forme que d’habitude. Mais elle ne pouvait pas laisser son café dans un état pareil, plus tôt elle aurait terminé les réparations, plus tôt elle pourrait rouvrir et plus tôt elle pourrait remettre la machine en marche. C’est donc pour cela que la demoiselle se préparait souvent du café, histoire de ne pas tomber de fatigue devant les gens aimables qui l’aidaient à remettre sur pied le Petit Potin. Cependant, même le café ne parvenait pas à garder les yeux de la jeune sniper ouverts, si bien qu’elle somnolait souvent, se promettant de fermer les yeux seulement quelques secondes pour finalement sursauter en étant appelée par un des ouvriers. Elle ne demandait qu’une chose, un bon lit et une longue nuit qui lui permettrait de dormir aussi longtemps qu’elle le pouvait. Un endroit doux et nuageux, flottant doucement dans une mer soporifique où les rêves gambadaient au milieu de ce brouillard imaginaire. Et il y aurait des arbres, plein d’arbres sur lesquels pousseraient des fruits tous plus différents que les autres et de toutes les couleurs. Elle aimerait aussi une cuisine, une grande cuisine où les fours cuiraient instantanément les pâtisseries qu’elle y glissait. Et puis des armes, de nombreuses armes toutes belles et brillantes ayant une puissance de tir remarquable et une précision à toute épreuve. Quel paradis ce serait…

- …rika ? Miss Erika ?
- Hein ? Ah euh oui ?
- Il y a quelqu’un à l’entrée du café, je crois que c’est pour vous.
- Merci je vais voir ça.

Elle avait encore manqué de s’endormir une bonne fois pour toutes. Satané café, à croire que Sawa-chan y avait mit des somnifères pour que la blondinette dorme et se repose enfin. Mais Erika n’avait pas le temps pour cela et se rendit à l’entrée de son café où elle y découvrit une silhouette familière. La demoiselle sortit du bâtiment et referma la porte derrière elle, se contorsionnant pour ne pas avoir trop froid. Le visiteur n’était autre que ce cher Aleister, resplendissant dans son manteau de fourrure blanc et son chapeau sibérien sur la tête. L’homme était accompagné, comme d’habitude, par ses deux pokémons fétiches, un couple de Couanetons nommés respectivement Lady Victoria et Lord Albert. Le vicomte semblait légèrement déstabilisé par sa vision du Café en réparation, ne comprenant pas vraiment ce qui avait bien pu se passer.

- Oooh Erika, comme je suis content de te voir ! Me voilà rentré de voyage à Hoenn, et nous nous demandions, Lady Victoria, Lord Albert et moi ce que nous pouvions faire en premier pour fêter notre retour. Et nous nous sommes mis d’accord sur le fait d’aller retrouver cette chère Erika ! Mais que voyons-nous à notre arrivée ? Un bâtiment différent, des ouvriers musclés et vides de consciences. Mais que s’est-il passé ?
- Nous avons eu un petit problème lors de la fête de Noël et le Petit Potin a été en grande partie détruit. Les réparations seront bientôt terminées, ne vous inquiétez pas. Et si nous rentrions pour discuter ?
- Ooooooooh quel malheur, j’ai vu cela en regardant la télévision à Hoenn, je ne pensais pas que vous même avez été atteinte par un tel événement ! Rentrons vous avez raison, j’espère juste que la cuisine est encore fonctionnelle car, Lady Victoria, Lord Albert et moi-même sommes venus initialement pour goûter votre chère et délicieuse forêt noire ! Aaah, quel malheur que ce monde si beau soit gâché par des êtres si infâmes que sont les serviteurs de l’oiseau du désespoir ! Oh j’oubliais, j’ai un cadeau pour vous !

L’homme tenait en effet un paquet cadeau dans ses bras mais dû rentrer dans le Café, Erika ne pouvant pas rester dehors à cause du froid. L’invité s’installa alors à une table avec ses deux pokémons et posa son paquet dessus tout en admirant le travail des ouvriers. Erika revint quelques minutes plus tard avec une tasse de thé pour Lady Victoria, une tasse de café pour Lord Albert et Aleister et elle, par la même occasion. Le vicomte semblait dépaysé dans ce décor de construction et préféra poser un mouchoir devant son visage pour ne pas attraper de "maladie de l’effort" venant des hommes embauchés par la demoiselle.

- Si j’avais su, j’aurai financé vos travaux…
- Ce n’est pas la peine, nous sommes parvenus à tout gérer, mais c’est gentil de votre part. Vous aviez un cadeau pour moi donc ?
- Oooh ! Exactement ! Tenez !

Le vicomte confia le paquet à la patronne du Café tout en mélangeant doucement son café dans un geste répété à l’identique par ses deux canards dont le visage dénué d’expression faisait toujours sourire la demoiselle. Cette dernière ouvrit alors le paquet et posa sur la table son contenu. Elle sortit tout d’abord une plume lumineuse aux reflets verts, puis un pendentif arborant une pierre en forme d’étoile, un charmant petit bijou en somme.

- C’est très joli ! Vous avez trouvé ça où ?
- Oh, devant votre porte.
- Pardon ?
- Le paquet ! Je l’ai trouvé devant la porte de votre café en arrivant, êtes-vous heureuse de mon cadeau alors ?
- Euh… Oui mais, qu’est-ce que c’est au juste ?
- Je ne sais pas ! Pour le bijou tout du moins, la plume il me semble qu’il s’agisse d’une Lun’aile. Vous connaissez la légende de Cresselia ?
- Oui on m’en a parlé.
- Eh bien cette plume devrait provenir de ce pokémon, mais la rareté de cet objet me laisse croire qu’il ne s’agit que d’une contrefaçon. Et elle ne vaut pas la beauté des plumes de Lady Victoria et encore moins la vigueur de celles de Lord Albert !

- Quoiqu’il en soit, merci à vous trois !
- Coin !
- Coin !
- Allons, je serai prêt à tout pour faire sourire un si joli minois que le votre chère Erika !

Aleister était un homme charmant mais possédait un caractère assez particulier. Erika ne comprit pas vraiment d’où venait le cadeau qu’elle avait reçu, puisqu’il n’était pas un du vicomte. Qui pouvait bien poser un paquet cadeau devant le café ? Peut-être une personne désirant aider la patronne ? Mais pourquoi cette personne n’a pas confié ce paquet en mains propres ? La timidité aurait une drôle de place dans ce genre de situation et Erika ne parvint pas à expliquer l’origine du présent. Mais quoi qu’il en soit, la plume était plutôt jolie et le pendentif assez sympathique. Après avoir salué Aleister, Erika décida de retourner aider les ouvrier dans leur labeur afin de contribuer au réaménagement du café. Elle guida alors chaque homme dans son travail, luttant impassiblement contre le sommeil qui la guettait. Un peu plus tard, Sawa-chan monta à l’étage, accompagnée de Madeleine qui portait un plateau sur lequel était posé un service à thé, et fut surprise de voir les ouvriers autour d’une seule et même table, visiblement gênés. L’un d’entre eux se retourna et aperçu la grand-mère qu’il rejoignit et à laquelle il parla en chuchotant.

- Madame Sawako, on a un petit souci, Miss Erika s’est endormie sur la table et on ose pas la réveiller.

Un sourire s’afficha sur le visage vieilli de la grand-mère qui s’approcha doucement de la table en question. Et en effet, la demoiselle était bien en train de dormir, assise, la tête enfouie dans ses bras posés sur la table, respirant doucement. La vieille dame posa son châle sur les épaules de la demoiselle et demanda aux grands hommes de descendre doucement de l’étage pour aller boire le thé, afin de laisser la blondinette récupérer de ses efforts. Tout le monde descendit alors, laissant la jeune sniper dans les bras de Morphée, la Lun’Aile et le bijou tous deux posés à côté d’elle sur la table. Ainsi, alors que Mamie Sawako contait aux ouvriers l’histoire du vilain petit Psykokwak au rez-de-chaussée, une puissante lumière verte jaillie de la plume et enveloppa l’étage entier ainsi qu’Erika. Dans un dernier soupir, la jeune patronne du Petit Potin sombra dans un monde inexistant.

☕☽☕☽☕☽☕

Un décor rude et étrangement froid se fit sentir sous la peau de la blondinette. Du moins, pas entièrement, en effet une petite boule chaude se faisait sentir au niveau de son ventre, comme si elle était allongée aux côtés d’une source de chaleur. La demoiselle, sentant quelque chose bouger près de son corps bougea la tête, et, tirée de son sommeil, elle ouvrit les yeux et constata qu’elle ne se trouvait plus dans son Café. Elle eut du mal à comprendre et se releva, toujours les jambes au sol et le bras tendu contre le sol pour soutenir le reste de son corps. Son regard alternait entre la droite et la gauche, mais tout semblait identique et bizarrement rocheux. Il n’y avait aucune trace de lumière du jour présente dans la pièce, seule une source de lumière s’y trouvait et était enroulée tout contre la jeune tireuse. Cette dernière sursauta en voyant qu’il s’agissait d’un petit être vivant dont chaque battement de vie était accompagné par une petite vague de chaleur rassurante. Erika saisit alors le pokémon avec ses deux mains et le souleva devant son visage pour voir quel type de créature il s’agissait.

Cette dernière gigota entre les mains de la boucletteuse, contente de voir qu’elle s’était réveillée. Il s’agissait d’un Héricendre, ou plutôt d’une comme on pouvait le deviner à son comportement et à sa voix fluette. Le pokémon paru enjoué et heureux de voir la demoiselle, comme s’il l’attendait depuis longtemps. Erika comprit alors que ce dernier était resté près d’elle pour la réchauffer dans cet environnement froid et inquiétant. Visiblement, la créature de feu était avec Erika pour une bonne raison et la demoiselle le remercia avant de le reposer par terre pour pouvoir elle-même se relever. Elle se trouvait dans une grotte, tout du moins c’est ce que l’endroit faisait croire. Les parois rocheuses étaient humides et froides, on pouvait entendre le bruit de l’eau qui tombait dans un rythme régulier sur le sol, en goutte par goutte. Où était-elle tombée exactement ? Où était le Petit Potin ? Une seule chose à faire, explorer la grotte pour comprendre ce qui était en train de se passer.

Mais le pied de la jeune sniper heurta un objet sur le sol, ce qui la stoppa dans une marche qu’elle n’avait même pas entamée, intriguée par ce qui avait rencontré son pied. Elle se baissa alors et le ramassa, balayant du bout des doigts la poussière qui s’y était accumulée pour comprendre de quoi il s’agissait. À son grand étonnement, c’était une pokéball mais une pokéball dans un style assez spécial. Ses couleurs étaient plutôt sombres et inquiétantes, mais Erika n’étant pas une grande experte en ces sphères, elle garda l’objet dans une de ses poches, se disant qu’il s’agissait d’un tout nouveau modèle. La petite Héricendre fit brûler de plus belle les flammes sur son dos et se plaça devant la boucletteuse afin de la guider en toute sécurité.

La grotte semblait être en réalité un très grand réseau de galeries qui s’étendait sous le sol (ou dans une montagne ?) à la manière d’une toile d’araignée. Erika se contentait donc de suivre Héricendre qui semblait ne pas vraiment connaître le chemin non plus, finalement nos deux compères tournaient un peu en rond sans s’en rendre compte, complètement désorientées par la complexité des galeries. Habituellement Erika avait un bon sens de l’orientation mais c’était plus souvent Madeleine qui prenait le rôle de sonar grâce à ses facultés auditives. En bref, Erika et le petit pokémon de feu étaient bel et bien perdues, la grotte étant exactement identique de partout. Mais à bien y réfléchir, si ces galeries étaient faites en forme de toile d’araignée, il devait forcément y avoir un centre, là où tout convergerait ! Mais comment savoir par où aller…

- GYAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOOOH !!!!!

Instinctivement, Erika exécuta un bon arrière et dégaina son arme, prête à tirer. Sauf que son arme, elle n’était pas là et faire un revolver avec ses doigts ne pouvait résolument pas la défendre. La demoiselle regarda ses mains avant de tendre l’oreille, essayant de savoir si quelque chose se rapprochait ou s’il s’agissait seulement d’un écho. Héricendre se plaça devant la boucletteuse et hérissa ses flammes de manière à éclaire toute la galerie par où venait le bruit. Et soudain, au milieu du tunnel sombre brillèrent deux yeux lumineux, ainsi qu’une immense mâchoire aux dents aiguisées. Héricendre, déconcertée par sa découverte éteignit ses flammes. La demoiselle, voyant que les yeux brillaient toujours et se rapprochaient drôlement vite, sauta sur le petit pokémon feu et s’écarta du passage en roulant sur le sol, sentant quelques secondes plus tard une énorme masse traverser une des galeries de la grotte dans un bruit assourdissant. La petite héricendre sauta des bras de la boucletteuse et ralluma ses flammes, mais tout ce qui resta furent des grosses traces au sol ainsi que des énormes griffures sur les murs et des flammes noires brûlant sur la roche. Ce monstre semblait vivre dans la galerie et, chose certaine, ce n’était pas un pokémon.

- Nous voilà bien, nous sommes piégées dans un labyrinthe dans lequel vit un énorme monstre qui ne ferait qu’une bouchée de nous… Héricendre nous devons trouver la sortie au plus vite… S’il y en a une.

Le petit pokémon acquiesça et proposa de suivre la trace du monstre qui devait probablement se terrer au centre de la galerie, là où il y aurait une possible sortie. Erika approuva et avança en compagnie de la créature de feu dont la demoiselle ne connaissait toujours pas l’origine et les raisons pour lesquelles elle se trouvait à ses côtés. Le monstre semblait avoir avancé rapidement et avait tourné à plusieurs endroits pour suivre une direction bien précise, Erika et le pokémon de feu avaient tapé juste, il retournait dans on terrier qui n’était probablement pas dans une galerie aussi étroite que celles dans lesquelles il circule. Et puis, en fin de compte, c’était leur seule piste et soit elles suivaient cette bestiole, soit elles mourraient de faim, de fatigue ou de soif, quelque chose dans ce genre-là. Étrangement, Erika ne ressentait plus du tout la fatigue qu’elle avait éprouvé au café, mais cela ne la gêna pas plus que ça, sachant pertinemment que là où elle se trouvait n’était pas un endroit comme les autres (hormis le fait qu’il s’agissait d’une grotte qui est un fait réel, enfin bon…).

Peu à peu, à force d’avancer, les parois des galeries se faisaient de plus en plus espacées les unes des autres, rendant les tunnels plus larges et moins oppressants. Erika et la petite héricendre se savaient sur la bonne voie et avancèrent de plus belle, certaines que la fin de leur périple approchait à grands pas. Les traces de griffes sur les murs ainsi que les flammes noires se faisaient de plus en plus rares et discrètes, à croire que le monstre avait rapetissé durant son parcours. Soudain les deux compères arrivèrent jusqu’au bout du tunnel dans lequel elles marchaient depuis plusieurs minutes, leur permettant de voir ce qui se trouvait au centre de ce labyrinthe dans lequel elles s’étaient perdues. Et le spectacle n’était pas décevant, loin de là. La salle était immense et semblait être des ruines d’un ancien temple comme on pouvait le voir grâce aux immenses fresques gravées sur les parois de la pièce ainsi que l’interminable autel qui trônait au centre de la grande salle. En haut, un puit de lumière était visible et tombait sur le sommet de l’autel. L’extérieur était à quelques mètres de là, mais cette idée de fuite avait complètement échappé aux pensées d’Erika et de Héricendre, les deux demoiselles étant complètement ébahies face à la beauté archéologique du lieu.

Elles sortirent alors du tunnel dans lequel elles se trouvaient et entrèrent dans la grande salle, levant la tête et la tournant à droite, puis à gauche, intriguées par tout ce qu’elles pouvaient voir. Les fresques semblaient raconter une histoire, schématisait peut-être une légende ou un culte voué à un pokémon en particulier. En effet, si on les regardait dans l’ordre, on pouvait comprendre l’histoire de ce lieu. La première image représentait un homme, seul, sur une terre isolée. La seconde le montrait allongé par terre, la tête entourée d’un halo (sensé être lumineux probablement), la troisième montrait que quelque chose était sorti de ce halo, de sa tête et prenait une drôle de forme lunaire. Cette forme confie à l’homme, dans l’image suivante, quelque chose de semblable à une plume. Ensuite on pouvait voir que la plume prenait la forme d’une sphère que l’homme tenait dans la main. Puis de cette sphère est sortie une créature, différente de la première. La dernière image représentait un grand nombre d’hommes possédant la même plume et vivant avec une créature à leurs côtés. La fresque était compliquée à comprendre et Erika, n’étant pas vraiment férue d’archéologie, eut du mal à saisir le sens exact de cette fresque, mais elle comprit que l’histoire de cet homme était la même que la sienne, tous deux ont eu la plume, et tous deux ont eu la sphère. Mais après ?

- GYAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOOOH !!!!!

Le même hurlement retentit dans toute la pièce, faisant secouer toutes la grotte. Elle avait presque failli l’oublier celui-là ! La demoiselle attrapa Héricendre dans ses bras et alla rapidement se cacher derrière une des colonnes présente dans la pièce afin de ne pas être vues par le monstre. Ce dernier arriva alors en trombe dans la pièce et atterrit violemment devant l’autel, entouré de ses flammes noires. Son énorme mâchoire reluisante arborait un sourire effrayant et ses grands yeux rouges balayèrent la zone du regard afin de trouver où se cachaient les intrus. Erika jeta rapidement un coup d’œil de derrière sa colonne, une main sur la bouche de Héricendre pour ne pas qu’elle fasse de bruit. C’était une créature vraiment effrayante et à peine Erika fut aperçue que la gueule du monstre cracha un puissant souffle argenté qui explosa littéralement la colonne. Erika exécuta une roulade sur le côté et exécuta à nouveau son geste pour sortir son arme invisible de sa poche, réalisant à nouveau qu’être démunie de son revolver était la pire des choses qui pouvait lui arriver. Soudain, d’énormes griffes sortirent des flammes noires entourant le monstre et se posèrent avec violence sur le sol avant de s’y enfoncer de manière effrayante. Le monstre exécuta une charge en direction d’Erika mais cette dernière réagit juste à temps en roulant sur le sol, sentant les flammes du monstre lui frôler le visage.

La créature se posa alors face à Erika, sa mâchoire imposante face à son visage, les flammes argentées prête à lui pulvériser le crâne. Il était clair que la blondinette, face à une chose pareille, ne pouvait rien faire, et ne sachant trop comment réagir resta paralysée devant une masse aussi imposante. Mais ce fut la petite Héricendre qui réagit. En effet, le pokémon s’extirpa des bras de la blondinette et sauta sur la gueule du monstre avant de lui cracher un puissant jet de flamme rouges qui le fit pousser un cri étrangement aigu. La demoiselle se releva et assista au spectacle. Elle vit le monstre exploser et se séparer en plusieurs parties qui couraient dans tous les sens, criant de peur à cause des flammes utilisées par Héricendre. Le feu noir qui entourait l’immense créature avaient complètement disparues, et Erika fut extrêmement surprise en voyant ce qu’était le monstre en réalité, c’est-à-dire plusieurs petits pokémons qui avaient combiné leurs capacités afin de créer un monstre imposant. La gueule appartenait à la mâchoire d’un mysdibule, et les flammes argentées n’étaient qu’une attaque Luminocanon. Les yeux rouges se révélèrent être en réalité les antennes d’un Maskadra et le cri provenait d’un Pijako. Les flammes noires se trouvaient être celles d’un Chandelure et les énormes griffes l’attaque Griffe Ombre d’un Spectrum. Erika fut soulagée et passa sa main sur son front, un peu déboussolée par ce qu’elle venait d’assister. Tous les pokémons "monstrueux" se rejoignirent et s’excusèrent auprès d’Erika et d’Héricendre, ne voulant que s’amuser et blesser personne. La demoiselle les excusèrent en leur frottant la tête avant de leur demander s’ils savaient comment sortir de cet endroit, et tous se tournèrent vers la fresque désignant un homme tenant une sphère dans sa main.

Machinalement, Erika saisit la pokéball qu’elle avait trouvé dans sa poche au début de son aventure et la regarda sous toutes ses coutures avant de comprendre où ils voulaient en venir. Si c’était une pokéball, alors elle devait servir à capturer un pokémon. Un pokémon qui lui était proche mais qui ne lui appartenait pas encore, un pokémon qui souhaitait être à ses côtés. La demoiselle se tourna vers la petite Héricendre et lui montra la pokéball avec un sourire. Le pokémon acquiesça avec joie et resta immobile afin qu’Erika puisse la capturer. La demoiselle s’agenouilla devant le pokémon et appuya doucement le bout de la sphère sur le front du pokémon de feu, la faisant s’ouvrir et l’avaler dans un flash blanc. Erika disparut à ce moment là dans un même type de lumière, saluant de la main les pokémons présents dans les ruines.

☕☽☕☽☕☽☕
Lorsque la demoiselle rouvrit les yeux, elle se surpris à être à l’étage du Petit Potin alors qu’il faisait nuit à l’extérieur. La vision encore floue, elle leva sa tête de la table et se frotta les yeux de sa main droite, sentant alors qu’un objet s’y trouvait. Cet objet glissa alors et roula par terre avant d’être rattrapé par la jeune boucletteuse. Cette dernière approcha la pokéball de son visage et l’observa, voyant que ses couleurs n’étaient pas les mêmes que celle qu’elle avait utilisé. Instinctivement, elle ouvrit la pokéball et, dans un flash blanc, fit apparaître la petite Héricendre, toute contente d’être enfin à l’extérieur. Le pokémon sauta dans les bras de la demoiselle qui l’accueillit en la serrant contre elle, profitant de la chaleur qu’elle dégageait.

La demoiselle descendit alors de l’étage et fut surprise de voir Mamie Sawako, toujours avec ses ouvriers, une lanterne posée sur la table autour de laquelle ils étaient réunis. La grand-mère semblait leur raconter une histoire passionnante tellement les ouvriers semblaient absorbés par les paroles de la vieille dame. Cette dernière s’arrêta alors et sourit à Erika en la voyant descendre les escaliers, une petite nouvelle dans ses bras. Les ouvriers furent étonnés de voir ce pokémon apparaître de nulle part. Seule Sawa-chan se contenta de sourire et de servir une tasse de thé à sa petite protégée tout en l’invitant à s’asseoir à sa table.

- Tu as fait de beaux rêves j’espère.
- Oh, je ne suis pas prête d’en refaire un pareil de sitôt !

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MessageSujet: Re: L'île onirique   Sam 19 Jan - 1:56

Alyss s’installa allègrement sur son lit et observa le plafond. La journée avait été éprouvante. Will était venu très tôt le matin, ils avaient passés la journée ensemble, à se balader. C'était plutôt commun ces derniers temps, vu que le jeune homme passait son temps à s’inquiéter pour elle. Ils avait fait le tour des différentes boutiques de musique des alentours, afin de chercher un nouvel instrument pour elle. Il est vrai que début l'incident qu'il y avait eu au petit Potin, elle avait l'impression de se sentir en quelque sorte seule, malgré la présence quasi permanente de son amour. Une impression poignante de ne pas se sentir entier, comme étant présent qu'à moitié. Mais elle avait beau visiter les différentes boutiques, les vendeurs n'arrivaient pas à la charmer avec la variété de modèles qu'ils possédaient. C'était comme si ils essayer de lui vendre un vulgaire morceau de bois musicale. Il n'avait aucune âme, aucun son raffiné. Et cela la désolait au fur et à mesure des recherche . Et inquiétait encore plus le jeune homme. Ses derniers temps, elle se sentait morose et ses Pokémons et son entourage l'avait plutôt remarqué. Elle était ailleurs, répondant de manière presque laconique, sans vraiment porter intérêt à la conversation. Cela faisait presque une semaine qu'elle essayait de retrouver un violon digne de l'ancien mais elle commençait à désespérer. Bon, la journée n'avait pas été si chaotique que ça. Enfin, à part le fait que Luna ai sauté sur un danseur de rue parce qu'il avait osé sortir de la nourriture devant son museau.

Alyss se redressa et soupira avant s’observait l'état de rangement de sa chambre. Il y avait pas mal de laisser aller de sa part ses derniers temps mais elle était totalement démoralisée. Les Quetzacoalts, l’événement du Petit Potin, la mort de son instrument... Rien de bien joie ma foi. Et puis Pandora qui s'amusait à vider sa garde robe, pour essayer toutes les robe qu'elle avait à disposition. Sentant l'attention de sa maîtresse sur elle, la petite spectre retourna un sourire rayonnant à Alyss avant de rire en tourbillonnant avec une nouvelle robe. Ce qui fit esquisser un sourire à la jeune fille. Ces derniers temps, ses compagnons étaient un peu perturbateur. Même Jazz qui était plutôt un être calme et raisonné. Il devait sentir sûrement que leur maîtresse n'était pas au plus fort de sa forme. Et faisait tout pour lui rendre le sourire.

Mrs Obayashi : Alyss ?



La jeune fille se redressa et observa la porte de sa chambre s'ouvrir. La propriétaire de la maison mais aussi la femme qui l'hébergeait depuis sa venue à Johto s'avança un sourire aux lèvres et le regard pétillant. Elle était petite, ses cheveux argentés par la âge soigneusement tresser en une longue natte lui tombait dans le dos. Malgré son grand âge, elle gardait encore les traits qui avaient fait son charme dans sa jeunesse et une grande vivacité.

Mrs Obayashi : Tu devrais descendre ma chérie. Il y a quelqu'un pour toi.

La vieille dame ressortit en vitesse, laissant Alyss un peu perdue. Il était un peu tard pour déranger les gens. À moins qu'il n'y ait quelque chose d'important ou de grave. Elle se leva et descendit les marches de l'escalier central quatre par quatre. Pour arriver au niveau de la porte d'entrée, son amour sur le perron.

Will : Rebonsoir mon cœur. Hum, en fait. Ça te dit de sortir ce soir ?
Alyss : Quewaaaaaaaaaaaaaaa ?
Will : … Euh... Oui bon, ce n'est pas prévu à l'avance, je conçois mais hum... C'est une fête populaire je pensait que ça pouvait te faire plaisir et hum... j'en ai parlé à Mr et Mrs Obayashi et ils semblaient assez content que je prenne cette initiative mais hum... Si cela ne te convient p...
Alyss : Merci.

Sans prévenir, elle sauta au cou du jeune homme, enfouissant son visage dans son cou tremblante. Encore un peu sous le choc, Will mis un peu de temps à réaliser puis la serra contre lui.

Will : Tu pleures ?

Elle l'embrassa tendrement avant de se blottir dans ses bras pour murmurer

Alyss : Merci. Vous êtes tous... géniaux. Tous. Jazz, Luna, Pandora, toi, Mr et Mrs Obayoshi et les autres. Je ne suis pas à 100% de ma forme et vous, vous vous acharnez à me rendre le sourire. Merci beaucoup.Je vous dois énormément.

Le jeune homme redressa le menton de sa dulcinée avant de planter ses yeux bleus dans son regard vairon.

Will : C'est parce qu'on t'adore Alyss. Toi et ton caractère. Et tu ferais la même chose pour nous.Allez. Va chercher tes affaires, on sort ce soir. Mrs Obayashi m'a passé les clé de leur ancienne pension. Ils n'avaient pas vendu le terrain et la maison au cas où, pour lui tard. Elle et du côté de Rosalia ça nous permettra de visiter de nuit aussi.

Elle acquiesça d'une signe de tête avec un regard d'enfant et remonta préparer ses affaires.

Un peu plus tard dans la soirée, ils marchaient lentement sous les lumières de Rosalia, dans la direction de l'ancienne pension. La soirée avait était géniale. Elle n'avait jamais été aussi heureuse depuis un moment. Et cette sortie, cette fête populaire lui avait permis de penser autre chose. Boire un verre aux côtés d'inconnus sympathique avec qui la discussion est amicale. Danser sur des airs gitans et populaire accompagnant la musique de rire. L'ambiance était bonne enfant et tout le monde prenait du plaisir. Luna avançait en rythme avec la petit Feuforeve qui essayer de rechanter les chants qu'il y avait eu.

Will : Nous y voilà.

Au bout de quelques minutes de marches, ils arrivèrent au niveau de l'entrée de la maison. Malgré le manque de lumière, on pouvait aisément distinguer le grand terrain qui s'étendait autour de la demeure. Un drôle de paquet était placé sur le perron, semblant attendre que le jeune couple le trouve sur son passage. Alyss le ramassa et entra dans la maison. Cette dernière, malgré le fait qu'elle n'était plus utilisée depuis un petit moment, semblait vivante. Elle était spacieuse et possédait un certain charme. Will monta à la douche et la jeune fille s'installa tranquillement dans le salon, avant de s'intéresser au paquet mystérieux. Elle le saisit de sur la table basse et l'examina. Sur une des faces du paquet était écrit de manière manuscrite et fine « Pour Mlle Alyss H. Katsuta : Joyeux 2000 jours  ». Bizarre. Personne était sensé habiter dans cette maison. Et notamment, personne était sensé savoir qu'elle allait passer une soirée dans la pension du couple qui l’hébergeait. Peut-être que c'était eux-même qui avaient fait la surprise de mettre le colis à cette endroit. Qu'importe de toute façon. La conséquence était identique. Elle avait du courrier. Jazz s'était assis à côté d'elle dans le canapé et observait l'objet d'un air curieux.

Alyss : Allez, on l'ouvre.

Aussitot dit, aussitôt fait. Elle se retrouvait avec... une plume et un ruban. Bizarre. Ce n'était pas le genre de cadeaux que l'on faisait au gens. Elle tourna la plume sous différents airs. Celle-ci était particulière. Ce n'était pas une plume de Poichigeon, ou d'un oiseau ordinaire. Elle semblait spéciale. Le ruban aussi d'ailleurs. Elle haussa les épaule et déposa le ruban sur la table avant de s'allonger confortablement dans le canapé. Elle garda cependant la plume entre ses doigts qu'elle retourna encore et encore. Doucement. Jusqu'à ce que ses yeux se ferment instinctivement et qu'elle s'enfonce dans le sommeil.

??? : Quel étrange personnage
??? : Il est vrai que c'est la première fois que l'on croise une chose de ce genre.
??? : En tout ça, elle ne semble pas être un danger potentiel.
??? : C'est un hobbit ?
??? : Ça y ressemble, mais elle semble être vraiment très grande. Chut elle bouge.

Elle ouvrit les yeux. Elle était allongée dans de l'herbe tendre, doucement ondulée par le flottement du vent chaud. La lumière du jour était intense, l'obligeant à entre-fermer les yeux. À part l'herbe fraîche qu'elle sentait et les senteur de fleures printanières elle remarqua des arbres aux allures courbées disposés en allée autour d'elle.

Attendez. Elle se releva d'une seul mouvement et analysa la situation. Elle venait de fermer les yeux et de se retrouver dans de l'herbe avec des fleurs du printemps alors qu'elle était en hiver et des arbres gigantesques qui semblaient vouloir l'entourer. Elle avait cru entendre des voix. Et ce qui lui semblait encore plus incroyable c'est qu'elle avait eu cette impression que ces arbres-là, avaient parlé. Elle se leva est observa les environs. Tout était si onirique. Une cascade d'eau s'entendait un peu plus loin et donnait aux lieux un côté de sérénité. La jeune fille passa ses doigts le long de l'écorce d'un des arbres qui était proche d'elle. Cette peau rude semblait frémir sous le contact doux de ses doigt. Ce qui arracha un sourire à Alyss.

Alyss : Drôle d'endroit. Les arbres sont... étranges.

Une branche vint se poser lentement sur son épaule, ce qui la fit se retournée, surprise. Des yeux était apparu sur le tronc des arbres. Certaines de leurs branches s'étaient transformée, et étaient semblables à des bras.

Arbre 1 : Permettez-moi de faire une rectification ma chère. Nous ne sommes pas des arbres, comme les autres d'une quelconque forêt. Nous, nous somme des Ents.
Alyss : Des Ents ?
Arbre 1 : Oui. Et vous, qu'êtes-vous ? Nous avons fait moult hypothèses mais nous ne nous sommes pas mis d'accord compte à votre identité.
Alyss : Hum... Je suis une jeune fille.
Arbre 2 : Une jeune fille. Quelle... magnifique sonorité de mot ! Je trouve que ça fait très Verlaine.
Arbre 3 : Non ! C'est du Prévert.
Arbre 4 : Foutaises, hérésie, du Marcel Proust.

En un brouahaha lent, les arbres, pardon, les Ents, étaient en train de délibérer quant à la sonorité du groupe de mot « jeune fille ». Alyss n'en revenait pas. Discrètement, elle se pinça pour vérifier qu'elle était en train de rêver. Et le geste confirma ce qu'elle pensait. Elle était en plein milieu d'un rêve. Avec des créatures semblable à des arbres qui parlaient et qui étaient en train de débattre sérieusement. Leur débat était tout aussi intéressant que les créatures elle-même car leurs discours étaient très lent oscillant entre un langage humain et un autre langage commun à eux-même. Le premier arbre qui avait parlé soupira et se tourna vers la jeune fille avec un soutire sculpté dans son bois.

Arbre 1 : Je pense qu'il faudrait demander directement au sage de la forêt.
Alyss : Le sage.
Arbre 1 : Oui. Venez, montez sur moi.

Allyss acquiesça et escalada le végétal. Son tronc s'était séparé en deux, comme était des jambes et changeaient de place comme un enchaînement de mouvement complexe. La vue en hauteur était magnifique. Le ciel était ornée de divers poissons qui volaient et planaient dans les nuances rosée turquoises du ciel et de ses nuages. En fait, elle se trouvait sur une île. Une île vaste mais riches en divers éléments à la fois étranges et féerique. Même le vent ne semblait pas être un simple élément mais plutôt un enchevêtrement d’élément complexes et vivants. Comme des néréides animant les cheveux de la jeune fille en soufflant dedans ou en soufflant dans les feuilles des arbres.

L'Ent s’arrêta lentement à l'orée d'une autre forêt. Contrairement à celle qu'ils venaient de quitter, les arbres ici ne semblaient aucunement vivant. Seuls leurs feuilles étaient animés par la magie des lieux avec le vent qui soufflait parmi elle pour les faire chanter lentement. L'arbre déposa Alyss avant de la regarder dans les yeux.

Ent : Attendons patiemment. Il ne tardera pas.
Alyss : Il ? Qui est-ce ? Mais comment il saurait qu'on est là ?
Ent : Il sent tout. L'air du vent. Le souffle de la terre. La furie du feu. La vivacité de l'eau. Le voilà.

Les arbres ci-présent s'écartèrent doucement, laissant apparaître une grande lumière claire, presque divine. Une petite forme avançait avec sagesse et douceur vers la jeune coordinatrice. Les arbres se courbaient sous sa présence, en signe de respect. Une aura mystique émanait de la chose qui se rapprochait. Une fois un peu plus proche, elle pu reconnaître de quoi il s'agissait. Un Vipelierre. Magistral. Magnifique. Presque avec des émotions humaine sur le visage. Il se posta devant Alyss et l'observa avec un air de sage.

Vipelierre : Bienvenue, Alyss, chère humaine.

La concernée était abasourdie. Elle était en face d'un Pokémon. Et ce dernier... était en train de communiquer directement avec elle. Elle secoua la tête, cligna des yeux. Puis finit par hocher la tête en signe de salutation. Le Pokémon sourit devant son trouble.

Vipelierre : Je vois bien que vous êtes troublé. Vous êtes dans un rêve. Tous est possible. jusqu'à l'essence même du rêve, il peut subir des modifications. Quelles qu'elles soient. C'est étrange hum ? Détendez-vous. Et appréciez. Venez avec moi. Je vais vous faire faire un tour rapide. Venez-vous ?

Le serpent se tourna et montra le chemin à Alyss. Elle le suivit. Ils montèrent dans une sorte de traîneau, traîné par des Wailord. Et s'envolèrent. Tout était à la fois bizarre, mais à la fois magique. Imaginer. Voler. en étant dans un traîneau tiré par des baleines énormes. Le paysage en contre bas était sublime. Les étoiles tourbillonnaient lentement en groupes et scintillant de couleurs multiples. Les mêmes qui étaient visibles dans ses yeux. Le Pokémon plante qui l'accompagnait souriait en voyant tant d'émerveillement dans ses yeux.

Vipelierre : Dites-moi gente dame, aimeriez-vous voler ?

La jeune fille se tourna vers lui, étonnée. Quelle drôle de question. Il est vrai que quelques fois, elle s'était imaginée volant de ses propres capacités. Elle tourna de nouveau son attention sur le paysage et soupira.

Alyss : Il est vrai que petite, j'ai rêvé de voler. Voler seule, de mes propres moyens...
Vipelierre : Il est donc tant pour vous de tester.

Le carrosse disparut en quelques éléments de poussières dorées. En l'espace d'un instant, ils s'étaient retrouvés flottant dans le vent, légers comme des plumes. Des Goelands virent se placer en une spirale en escalier sous les pieds de la jeune fille. Elle volait. Non. Plus précisément, elle marchait sur l'air et le vent. Elle était aux anges. Comme une enfant à qui on avait lâché la main dans un jardin fruité et observait le monde avec des yeux éblouis. Elle avait accès aux différents senteurs originelles. Cannelle, miel, rose, camomille. Tout se mélangeait avec subtilité et finesse.

Au bout de quelques minutes, elle était de nouveau sur terre, des yeux d'enfant sur le visage.

Alyss : Owh ! C'était génial. Merci. Merci beaucoup.

Le petit Pokémon plante s'inclina vers la jeune fille et s'assit face aux vagues violettes qui relarguait la mer. Alyss fit de même et s'installa à côté de lui.

Alyss : Tout me semble si... beau. les couleurs s'assemblent en une palettes complexe et créative.
Vipelierre : Vous avez tout à fait raison. Voulez-vous de l'herbe ? Ce sont des amis qui me l'ont passé. Des semi-homme comme on dit par ici. Tenez goûtez.

Sortant de ne ne sais où, le serpent fit apparaître une pipe longue et, d'un signe de patte, il l'alluma, prit une profonde bouffée avant de la passer à la jeune éleveuse. Perplexe, elle la prit entre ses mains. Après tout, elle ne risquait rien. Elle rêvait. Elle fit de même et prit une bouffée importante. Le gout était étrange par rapport à ce qu'elle attendait. au lieux d'avoir un gout de fumée ordinaire, elle avait ce gout de barbe à papa et fondait sur la langue.

Elle bailla. Depuis combien de temps était-elle ici ? La fatigue commençait à se faire sentir. Sur le sable fin, elle s'allongea sur le dos. Ses yeux se fermaient lentement. Doucement. La faisant sortir de ce monde absurde, mais magnifique. La dernière chose qu'elle entendit fut :

Vipelierre : A bientôt.

*******************************************

Alyss ouvrit les yeux en sursaut et se releva. Elle était de nouveau sur le canapé de la pension de ses hébergeurs. Jazz s'était endormi dans ses bras. Luna était à ses pieds, ronflant doucement. Et Will se trouvait sur le fauteuil d'en face endormi lui aussi. Il devait s'être installé ici après sa douche. L'observant dormir paisiblement. Quelque chose attira l'attention de la jeune fille. Quelque chose de totalement inconnu. Ce qu'elle tenait dans sa main... N'était plus cette plume étrange et magnifique. Mais une ball. Avec le même éclat de légèreté et de finesse. Doucement, elle se leva du canapé, sans réveiller les autres, tout en continuant à l'observer. Elle l'ouvrit. Mais rien en sortit. Bizarre. Pourtant, elle sentait bien qu'elle était désormais liée à quelque chose. Et sentait une nouvelle présence dans la maison. Elle chercha un moment avant de le trouver. il était là, installé sur la table du salon. L'observant avec des yeux malicieux et brillants.

Vipelierre : Je t'avais bien dit ''A bientôt.''

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MessageSujet: Re: L'île onirique   Sam 19 Jan - 19:38

Event terminé ! Tout les participants gagnent 300 points pour la participation à un évent. Bravo à tous !
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L'île onirique

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