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 Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]

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MessageSujet: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Ven 29 Aoû - 20:15

Remise en contexte

Tout était revenu à la normale. Les routes étaient aussi goudronnées, jonchées de détritus et usées par le temps qu'auparavant. Les bâtiments avaient retrouvé leur usure temporelle. Le Centre Commercial de Doublonville était toujours comme neuf, et plus aucun habitant de Johto ou Kanto ne semblait être affecté par la perte ou la douleur. Tout le monde vivait dans un monde de rose, de joie et de vie paisible comme si rien n'avait jamais existé.

Elle n'avait d'abord rien dit, se persuadant que tous taisaient la chose pour ne plus se souvenir des atrocités commises par les Quetzacoalt. Silencieuse, éteinte, loin derrière, elle avait vaqué à ses occupations, et pourtant, rien n'avait changé. Tous semblaient avoir oublié. Oublié le Quetzacoalt, l'intervention d'Arceus. La mort, le feu, la terreur qu'elle avait ressentie, que tous avaient ressentie à la vue du gigantesque corps céleste du père de tous les pokémons.

Elle gardait de cette expérience un mélange étrange d'amertume et de douce angoisse à l'idée que les légendes soient toutes vraies. Son père était sans doute mort à l'heure qu'il était, mais elle le comprenait maintenant plus que jamais. Son obsession pour Mew, le pokémon originel. La folie qu'il avait eue de le recréer à l'identique. Et pourtant, malgré son échec et le lâché dans la nature d'un pokémon incroyablement puissant, d'autres après lui avaient détruit des centaines de vie pour la même quête.

Le pouvoir.

Elle ne pouvait s'empêcher d'être amère. Debout, au pied de la Tour Ferraille de nouveau impeccablement entretenue, Chocolate poussa un soupir. Elle tourna le dos au monument de bois et de métal, et s'assit au pied, se blottissant dans les écailles rudes de son Leviator. Sortant un sandwich de son sac à dos, l’aînée et désormais sans doute héritière des Sakaki tourna une nouvelle fois dans sa tête ce qu'elle avait appris ces derniers temps.

Premièrement, son père avait toujours couru après une légende. Ensuite, il était probablement mort. Elle n'avait pas versé la moindre larme en l'apprenant. Ce qui faisait d'elle au choix, quelqu'un d'extrêmement fort ou une sociopathe ayant un sérieux problème d'émotivité. Ou plutôt, de non-émotivité. Mais plus important, qui pendant que le grand Giovanni Sakaki allait se faire rôtir les fesses en Enfer prendrait la tête de l'organisation ? Elle n'avait pas grand contact à l'intérieur des Rockets. Pas suffisamment du moins pour pouvoir y mettre les mains.

Elle tournait en rond depuis plusieurs jours. Elle hésitait. Devait-elle débarquer au milieu d'un panier de Krabby pour en revendiquer l'héritage ? Elle n'avait aucune idée de la manière de tenir un tel explosif. Elle pouvait aussi laisser le tout s'effondrer de lui-même, et oublier par la même occasion la vie de malfrat de son paternel. Elle en ressentait une très grande frustration. A l'image d'un magnat de la finance ou de l'héritier d'un très grand cuisinier, son honneur familial lui hurlait de redonner à la Team Rocket un visage meilleur.

Plus neuf. Moins malfaisant. Plus puissant. Le pouvoir. C'était ce qui coûtait toujours le plus cher. Famille, amis, populations entières tournaient le dos et suivaient ceux qui avaient la plus grande force, le plus de charisme, d'argent, de puissance, de connaissance. A-demi allongée contre les écailles rouges de la victime la plus connue des Rocket, Chocolate Sakaki Di Luce poussa un soupir à s'en fendre l'âme.

D'abord, elle devait s'occuper de sa propre gloire. Une fois qu'elle aurait de quoi retourner Peter et sa clique comme des gants de cuisson, elle se chargerait de gérer sa fortune, son héritage... et la dette humaine qui les accompagnait.

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Abel Kujaku
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Ven 29 Aoû - 21:19

L’humanité n’est pas capable de se gérer seule. Guerre. Famine. Meurtres. Terrorisme. Peu importe l’époque, la race humaine a toujours été prédisposée à causer sa propre destruction. De tout temps, là où la civilisation semblait florissante, un homme était toujours apparu, et par ses ambitions avait tout foutu par terre.
Et de tout temps, il avait été suivi. C’était comme ça qu’étaient nés les Team Rocket et Quetzacoalts. Giovanni Sakaki et Alehandra Aghaso. Deux fous, torturés par le plus retors et le plus fourbe des péchés.

L’envie.

- « …Et pourquoi est-ce qu’il faut que ce soit ces gens-là qui soient suivis ? », marmonna Abel Kujaku en jetant un coup d’œil à la Tour Ferraille, qu’il distinguait au loin.

Un homme qui n’est pas suivi n’est rien. Mais l’humanité a toujours suivi les fous, cherchant à grappiller une partie de ce qu’ils convoitaient, pour ensuite être catastrophé par les conséquences de leurs actes.
L’hypocrisie humaine n’avait pas de limites, tout comme leur folie. Folie qui était tellement importante que les hommes étaient obligés de se reposer sur des Dieux Pokémons afin de corriger leur connerie.
Et maintenant, les hommes avaient le culot d’oublier les Quetzacoalt. Ils oubliaient leur crime, et mettait l’existence des Quetzacoalt au rang de légende.
Connerie.

- « …Et ceux qui se sont salis les mains pour que cela prenne fin ont juste l’air con. »

Le dresseur aux yeux d’or gratta distraitement la tête de son Feuforêve (difficile de gratter autre chose chez lui en même temps), et poussa un long soupir. C’était à se demander quand est-ce que cela recommencerait.
Des événements Quetzacoalt, il ne restait plus aucune trace. Les traces étaient seulement chez les gens. Chez lui, il s’agissait du pistolet gravé du chiffre XIII, qui était soigneusement dissimulé dans son manteau.
Il était venu à Rosalia par nostalgie, ayant beaucoup de souvenirs dans cette ville. C’était ici qu’il avait capturé sa Givrali, qui n’était qu’une petite Evoli se prenant pour une star à l’époque. Il se rappelait de la scène avec le sourire. La petite Pokémon marron avait jailli d’une des poubelles du Dojo avant de se la péter magistralement… Ce qui n’avait pas plu à Dracaufeu, qui n’était qu’une Salamèche à l’époque.

C’était également dans cette ville qu’il avait retrouvé Yukichi, après leur rupture. Des bons souvenirs… Dommage qu’il ne parvienne plus à les apprécier. Car lorsqu’il contemplait des bâtiments comme la Tour Ferraille, il ne parvenait pas à s’empêcher de penser à tout ce qui s’était passé. C’était triste. Ce fut à cette seconde qu’il l’aperçu, contemplant le même bâtiment que lui.
Enfin, il vit d’abord l’énorme serpent de mer rouge, qu’il mit quelques secondes à identifier comme le monstre qui avait failli le hacher menue il y a quelques années… Puis la femme, adossée contre le Pokémon dans ce qui semblait être un câlin.
Chocolate Sakaki Di Luce, la fille aînée de Giovanni Sakaki. Une personne qu’il appréciait beaucoup.

Abel ne l’avait pas revue depuis qu’il s’était opposé à elle au cours d’un match d’arène, mais il se souvenait du lien qui les avait unis. Chacun, à sa manière, s’était opposé aux événements. Et il savait qu’elle aussi avait énormément souffert. De par son patrimoine génétique, qui la liait directement à un criminel qu’elle avait rejeté… Et de par ses relations avec lui, qui se résumaient en oppositions, en combats, et en engueulades.

Le jeune homme s’approcha doucement du Léviator Shiny, sans paraître le craindre. Puis il regarda la même chose qu’elle, la tour Ferraille, encore une fois.

- « Il est surprenant de se dire que les gens ont pu oublier ce qui a causé tant de souffrance, n’est-ce pas ? », murmura Abel d’une voix calme.

Il n’avait pas cherché à la surprendre. Juste à lui parler. Il était certain qu’elle n’avait pas oublié… Qu’elle n’avait pas pu oublier. Peut-être qu’il avait besoin de parler… Ou juste de voir quelqu’un. En attendant, il avait voulu aller la voir.

- « Bonjour, Chocolate… Ça fait longtemps. »
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Ven 29 Aoû - 22:10

Tu n'es pas mort ?


Difficile de dire ce qui empêcha Chocolate d'entendre quelqu'un approcher. Le ronronnement respiratoire de son géant des mers avait quelque chose de rassurant et d'étouffant à la fois. Elle entendait à chacun de ses mouvements le cliquetis doux de ses écailles meurtrières se replaçant les unes contre les autres. Sa mastication n'était pas en reste. Elle avait l'impression chaque fois qu'elle mangeait autre chose que du blanc de poulet ou des oeufs d'être une énorme Ecremeuh mâchant des baies à qui mieux-mieux. Il était également possible que ce soit uniquement ses pensées qui l'aient empêchée de se rendre compte que quelqu'un... était arrivé près d'elle.

La voix, jeune, familière, ne l'en fit pas moins se tendre. Comme une corde d'arbalète tirée à son paroxysme, elle se détendit brutalement, campée sur ses deux pieds. Faute d'avoir les mains libres pour attraper une pokéball, ce fut un magistral sandwich qu'elle brandit droit devant elle.  Les joues encore pleines de mie de pain et de terrine, elle poussa un grognement guttural qui serait sans doute sorti sous la forme d'une remontrance salée si elle avait eu la bouche libre.

Déglingué et plus chétif qu'elle, beaucoup plus grand également. Des yeux ambrés qu'elle trouvait toujours aussi espiègles et infiniment plus matures, cheveux en bataille, air de gamin ayant grandi trop vite. Un large sourire illumina son visage, tandis qu'elle s'approchait à grands pas, pour prendre dans ses bras un ami perdu de loin. De ses petites mains, elle lui mit une claque à faire tébucher un Ronflex dans le dos, puis recula, consciente d'avoir été un peu trop démonstrative. Si elle s'attendait à le voir ici...

Chocolate : Ça alors... le seul vainqueur de Jadielle qui vient me narguer.  

Seul vainqueur sous sa régence. Seul candidat capable de la vaincre en arène. Seul détenteur du badge de son temps. Et tout cela avait eu lieu le jour où son père était venu la voir...le jour où elle lui avait définitivement tourné le dos sous les honneurs. Le jour où tout avait de nouveau débuté pour elle. Son regard se durcit un peu. Plus important. Abel se souvenait. Il faisait partie de ceux qui savaient. De ceux qui croyaient encore aux Quetzacoalt. Qui avaient suivi l'intervention d'Arceus. Qui avaient vécu la perte des êtres chers. Sinon... pourquoi aurait-il parlé de souffrance ? Elle leva la tête en direction du sommet, cachant ses yeux du soleil de sa main couverte d'une mitaine en cuir.

Chocolate : C'est ce que je me dis chaque jour. Je commence  même à me demander si tout ce dont je me souviens n'était pas une illusion. Un passage à vide. Une invention. Un rêve... pourtant je sais que c'était réel.

Elle ramena silencieusement une mèche courte derrière son oreille, rappelant Leviator dans sa ball. Il avait suffisamment pris l'air - et appréciait un peu trop Abel pour qu'elle le laisse dehors trop longtemps. Il était si excité à l'idée de revoir son ancien jouet de quelques minutes qu'il risquait de vouloir essayer de le manger. Ou de le mordre pour vérifier s'il faisait "pouet".

Chocolate : Mais ta victoire en arène est bien là - elle pointa sa tempe de l'index - et je sais que l'Oiseau d'Or était quasiment à terme à ce moment-là.

Un sourire involontairement amer prit place sur son visage. Elle avait beau tenter de mettre son amitié pour Abel au premier plan, l'amertume de son égo roulé dans la poussière ce jour-là n'était toujours par partie. Il était injuste d'en vouloir au dresseur, alors elle ne dirait rien. Mais quelque part, au fond d'elle, elle savait que la rancune serait tenace. Suffisamment pour qu'elle ne prenne pas le risque de l'affronter de nouveau avant d'être sûre de pouvoir l'écraser littéralement.


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Abel Kujaku
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Dim 31 Aoû - 21:22

En voilà une qui n’a pas perdu ses réflexes. En effet, exactement une seconde après qu’il lui ait adressé la parole, le coordinateur était sous la mortelle menace d’un sandwich, lui arrachant un léger mouvement de recul, ainsi que le réflexe d’une main qui avait plongé vers son blouson, s’étant arrêtée à mi-chemin.
Cependant, la mine de combat accompagnée de mastication qu’arborait Chocolate disparut bien vite, remplacée par un sourire radieux, le genre de sourire qui met du baume au cœur et qui persuade que le bonheur, c’est cool. Une fraction de secondes plus tard, il se retrouvait dans ses bras, dans un câlin des plus démonstratif, et recevait une claque dans le dos qui le mis par terre.

- « Ça alors... le seul vainqueur de Jadielle qui vient me narguer. »

Le jeune homme s’autorisa un petit sourire crispé. Il savait qu’après sa victoire, Chocolate avait quitté son arène. Beaucoup avaient jasés, arguant que quitter son poste après une seule défaite révélait que l’ex-Championne était juste une mauvaise joueuse… Lui savait que c’était plus complexe. Giovanni était venu mettre son grain de sel dans l’arène juste après qu’Abel ait triomphé, par un joli coup de chance, du dernier Pokémon de Chocolate. Et le Pokémafieux avait déshonoré sa fille, en l’humiliant en public. Et même s’il n’en était pas responsable, il se doutait que Chocolate lui en voulait un peu pour ça. C’était son tempérament.

Mais déjà, elle changeait de sujet, parlant maintenant de ce qui les concernait tous les deux, à savoir la perte de mémoire collective liée aux Quetzacoalts. L’ancien Rocket serra les dents. Cet événement avait le don pour lui mettre les nerfs en pelote. Que les humains osent oublier toutes les souffrances que tout cela avait causé…

- « Mais ta victoire en arène est bien là et je sais que l'Oiseau d'Or était quasiment à terme à ce moment-là. »


Abel fouilla dans sa veste, et en sortit le badge Terre, impeccablement entretenu, et le fit sauter dans sa paume. Il s’agissait du second badge et dernier badge qu’il avait obtenu, et surtout de la seule preuve qui attestait réellement de la force qu’il avait réussi à obtenir. Ce badge lui avait servi à prouver à Giovanni qu’il fallait qu’il arrête de le sous-estimer… Et aujourd’hui, il prouvait qu’ils n’étaient pas fous, que cette histoire s’était vraiment déroulée.

- « C’est sûrement égoïste de ma part… Mais j’ai du mal à accepter que tous ceux qui nous entourent oublient ce qui s’est passé. »

Abel avait parlé dans un souffle, son Feuforêve voletant toujours à côté de lui, lui aussi heureux de retrouver Chocolate. Il était avec lui le jour où les deux dresseurs s’étaient rencontrés. Abel Kujaku, Rocket fraîchement nommé, plein de rêves, et Chocolate Di Luce, la championne de l’arène de Jadielle. Le jeune homme et le Pokémon avaient d’ailleurs tout les deux finis dans un sale état, la faute à Chocolate, qui avait administré plusieurs taloches, et à son Léviator, qui avait pris les deux pour des cure-dents.

- « Tous ceux qui sont mort dans l’ombre pour que toute cette folie s’arrête… Tous ceux qui ont souffert pendant cette boucherie… Ce sont des gens dont personne ne sait rien. C’est… injuste. »

Bien entendu, il ne parlait pas de lui, bien qu’il ait lui-même sévèrement douillé avec cette histoire. Il songeait surtout à sa sœur… Sa sœur qui avait tenté de stopper à seule cette connerie… Et qui avait crevé la gueule ouverte, sans que personne ne soit là pour elle. Et aujourd’hui… Personne ne se rappelait de ce pour quoi elle s’était sacrifiée.

- « …Et en plus, comment est-ce que l’on peut espérer tirer parti de nos erreurs si la population entière oublie ce qui s’est passée ? Avec cette logique, dans moins de vingt ans apparaîtra une nouvelle Team Quetzalcóatl. »
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Ven 5 Sep - 23:24

Amis catalyseurs


Son sourire, disparu aussi soudainement qu'il était apparu, sembla se retourner dans la petite tombe qu'elle réservait à ses émotions les plus sincères. Les paroles d'Abel confirmaient à la fois tout ce qu'elle attendait et tout ce qu'elle redoutait. Lui aussi se souvenait. Lui aussi savait. Et lui aussi devait avoir en mémoire tous les événements qui s'étaient tristement déroulés pendant quatre ans. Elle fronça légèrement les sourcils en entendant ses paroles, et hocha négativement la tête. Accepter que les autres aient perdu la mémoire était une chose, se faire à l'idée que leur esprit avait protégé plus que leur âme en était une autre. Pour elle, il n'y avait rien au hasard, et ceux ayant passé sous silence les Quetzacoalt à tout jamais le faisaient pour diverses raisons inconscientes. Se protéger. Effacer une partie douloureuse de leur vie. Refuser de reconnaître que l'humanité toute entière pouvait avoir des pans plus noirs qu'une nuit sans lune.

Elle baissa un moment les yeux. Oui, les morts dans l'ombre...Et les actions à l'opposé des comportements qu'on attendait. Elle ne l'avait appris que trop tard, mais son père s'était battu pour faire cesser une folie plus grande encore que la sienne. Il avait haussé la voix et la tête face aux terroristes adorateurs. Il s'était dressé face à la mort certaine de tous pour ... ses ambitions propres. C'était pour elle très confus. Elle n'arrivait pas à se décider sur les motivations de Giovanni Sakaki, le plus grand mafieux de Johto et Kanto. Est-ce qu'il avait tenté d'arrêter la team adverse pour avoir la main mise sur les légendaires de la région ? Pour être le seul craint de tous ? Ou bien pour des raisons plus altruiste...

Chocolate avait beau retourner l'énigme en long et en large, elle ne pouvait pas concevoir un seul instant que son père ait pu se montrer charitable envers quiconque. Elle inspira un peu brusquement, releva les yeux, et hocha négativement la tête.

Chocolate : Non. Tous ceux qui ont choisi d'oublier se souviendront de la peur. Certains en font des cauchemars, d'autres ont gardé des traumatismes si profondément ancrés qu'ils les suivront jusqu'à la fin de leurs jours.

Comme elle. Une blessure à l'ego si béante qu'elle saignait encore, la poussant à se donner plus. Encore plus. Toujours plus. Jusqu'à sa limite. Elle s'entraînait sans relâche. Parce que si elle avait été assez forte, elle aurait suivi son père plutôt que de le fuir. Elle l'aurait épaulé, rejoint, appuyé, et elle aurait pu aider à faire cesser cette folie beaucoup plus tôt.

"Si".

Elle serra le poing, déterminé, et eut un sourire effrayant. Plein de volonté, de puissance et de projets.

Chocolate : C'est notre rôle, à nous. Ceux qui se souviennent. Ceux qui savent. C'est à nous d'empêcher une nouvelle fois un événement pareil. Nous ne ferons pas deux fois les mêmes erreurs.

Oui. La revanche, la vengeance, l'envie de mordre et de se battre les poings en avant la dévoraient depuis des mois. C'était ce mélange diffus de sentiments contradictoires et d'une violence inouïe qui l'avait poussée à aller plus loin. A ne rien lâcher. Ne rien laisser tomber. Tout donner. Elle avait le goût amer de la défaite dans l'histoire de l'Oiseau d'Or et se préparait à affronter pire encore.

Chocolate : Toi et moi on sait que le monde ne survivrait pas à une deuxième Team folle du désir d'un légendaire. Je suis satisfaite de te savoir en vie et conscient. Je sais que j'ai au moins un ami sur lequel je peux compter pour garder toute sa tête.

Elle fit craquer son cou, rajustant son sac à dos, et sortit sa boîte recouverte de cuir noir, pour la lui ouvrir sous le nez. Un petit brin de fanfaronnade, mais surtout un moyen de lui dire "Regarde, Abel. J'ai commencé à préparer mon plan moi aussi".

Chocolate : Et qui de mieux placé qu'une maîtresse de ligue pour empêcher une seconde époque sombre ?

Pour l'instant, sa boîte était relativement vide. Trois badges. Elle était ici pour aller ravir celui du quatrième champion, et se lancer à la tête de Johto. Sa défaite était si profondément ancrée qu'elle ne pourrait l'effacer que sous une avalanche de victoires au moins tout aussi belles et écrasantes. Elle offrit à Abel un regard juste.

Chocolate : Mais, dis-moi. En as-tu fini avec la compagnie des truands accompagnateurs de mon paternel ? Pas de R écarlate sur toi. Tu es libre ?

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Abel Kujaku
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Sam 6 Sep - 13:01

Abel détourna légèrement le regard. Chocolate avait beau tenter de le convaincre, il ne parvenait pas à se résigner à cette simple vérité. Tout le monde oubliait… Et ce n’était pas leur faute. Chacun d’entre eux risquait d’en payer le prix, un jour ou l’autre, que ce soit par des crises de frayeurs en entendant le nom de Ho-Oh ou en l’apercevant dans un livre mais ce n’était cependant pas assez au goût de l’ancien Rocket. Il aurait voulu que les morts soient loués, et ne parvenait pas à accepter l’oubli comme une option valable.

Et il était difficile de soutenir le regard d’une personne aussi pétrie de logique et de bonté envers ceux qu’il blâmait. Surtout quand il savait qu’elle avait raison.

C'est notre rôle, à nous. Ceux qui se souviennent. Ceux qui savent. C'est à nous d'empêcher une nouvelle fois un événement pareil. Nous ne ferons pas deux fois les mêmes erreurs.

Le jeune homme aux yeux d’or esquissa un maigre sourire. Cela aussi, il savait que c’était vrai. Ceux qui n’oubliaient pas acceptaient du même coup de protéger le futur des erreurs du passé. Un fardeau bien léger comparé à celui de garder en eux les souvenirs de ce qui s’était passé.
Et ni Chocolate ni lui ne fuiraient ce devoir. De tout temps, il avait fallu des personnes pour empêcher les gens de se perdre.

Et pourtant, ce devoir, il n’avait aucune envie de le supporter. Il était las. Vide de toute envie, jurant avec l’attitude que tout le monde connaissait chez lui, il se sentait comme un outil aujourd’hui obsolète, dont tout le monde a oublié l’utilité. Abel Kujaku… directeur du département scientifique Rocket… Quelle blague.
Mais malgré tout, il était prêt à se battre pour son monde. Pour ses enfants. Comme toujours.

Toi et moi on sait que le monde ne survivrait pas à une deuxième Team folle du désir d'un légendaire. Je suis satisfaite de te savoir en vie et conscient. Je sais que j'ai au moins un ami sur lequel je peux compter pour garder toute sa tête.

Il en était heureux, lui aussi. Savoir qu’il n’était pas tout seul le soulageait pour ainsi dire d’un poids. Dès leur première rencontre, il s’était senti proche d’elle, mais aujourd’hui cette impression s’en retrouvait renforcée.
Ils étaient unis par un tabou dont ils ne pouvaient pas parler, au risque qu’on les prenne pour des fous.

Mais contrairement à lui, Chocolate continuait d’avancer. Maîtresse de la ligue. Un objectif au moins aussi téméraire qu’elle ne l’était. Là ou lui pataugeait, elle exhibait fièrement un étui à badge, si petit mais pourtant tellement porteur de promesses.
Lui, qu’avait-il pour se rappeler de son ancienne détermination ?

Un badge, et un revolver planqué dans son manteau.
C’était peu.

Le jeune homme leva la tête à l’interrogation de Chocolate ? Libre ? S’était-il déjà senti libre une seule fois depuis qu’il avait quitté la Team Rocket ? Lui-même ne savait pas vraiment quoi répondre à cette question.

- « Je ne travaille plus pour la Team Rocket. Peu après la fin des… événements, un complot a été monté contre moi… Et j’étais tellement épuisé que je ne l’ai même pas vu venir. Bref, j’ai survécu, mais à peu de choses. C’est après ça que j’ai décidé de quitter la Team… je ne voulais pas risquer la vie de mes enfants encore plus longtemps. Et je n’avais plus la force de continuer à me battre pour maintenir un semblant de justice dans cette foutue organisation. En un sens on peut dire que j’ai fui… Je ne suis hélas pas aussi fort que toi. »

Le ton qu’il avait employé, plus que les mots eux-mêmes, choquaient. Il donnait l’impression d’être usé. Rongée de l’intérieur pendant trop longtemps, la coquille avait fini par se rompre, laissant un Abel Kujaku exsangue.

- « J’ai erré pendant quelques temps avec mes enfants… Sauf que maintenant, ils ont décidé de voler de leurs propres ailes. Et du coup… Je me retrouve tout seul. »

Ses enfants ne l’accompagnaient plus, et Yukichi ne faisait plus parti du même monde que lui. C’était la définition la plus exacte du mot solitude le concernant.
Abel pivota légèrement, et désigna un arbre à une vingtaine de mètres de là où ils étaient.

- « Tu vois cet arbre là-bas ? Je suis capable de tirer sur la moindre feuille… Tu te rends compte ? C’est ça que je suis, un assassin à la retraite. Je… n’ai plus le moindre objectif. Donc de cette manière… on peut dire que je suis libre. Vide, mais libre. »

Il ne se pardonnait pas ça. Ces réflexes. Cette précision de tir. Il ne supportait pas ce qu’il était devenu. Et maintenant que ses tirs n’avaient plus de cible, il n’avait plus la volonté de bouger. L’ancien coordinateur fouilla dans sa veste, et en sortit un second badge. Le badge Foudre, qu’il avait obtenu en battant Tommy Leorios.

- « J’ai déjà deux badges de Kanto… Alors j’envisageais à mon tour de relever le défi des arènes. C’est sans doute stupide, mais j’espère encore réussir à trouver de la motivation dans ce challenge. »

Le jeune homme haussa un peu les épaules, puis se remit à sourire. D’un sourire plus sincère, cette fois, car cette fois-ci, il souriait pour elle. Il était content de la revoir, et de discuter de nouveau avec elle.

- « Mais je ne suis pas le seul à qui il a dû arriver des choses, non ? Et toi, qu’est-ce qu’il t’es arrivé depuis la dernière fois que je t’ai croisé ? »
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Mar 9 Sep - 18:22

Patience et longueur de temps... puent du bec.


La première phrase qu'il prononça lui aurait suffi. Savoir qu'il n'était plus sous le joug de l'organisation anciennement dirigée par son père lui donna un frisson qu'elle contint sous un sourire poli. Une excitation, une impatience malsaines lui prirent au ventre. Des papillons de bonne nouvelle, comme elle les appelait. Abel avait été mis dehos par la petite porte : l'abandon. Cela ne l'étonna pas outre mesure. Il s'était tant battu contre tous qu'il fallait bien qu'il s'essouffle. Seuls ceux ayant la punition plus ferme que la poigne survivaient dans le respect absolu de leurs sbires. Et Abel, père, gérant tout à la fois, n'aurait pas pu tout prendre pour lui. Son père l'avait fait, laissant toute la famille derrière lui. Mauvais choix.

Elle fut un peu surprise en entendant parler de "vol de leurs propres ailes". Abel avait été père pendant la tragédie de l'Oiseau d'Or. Ses enfants devaient avoir...trois ans ? Quatre tout au plus. Elle ne fit aucune remarque. Il pouvait s'agir d'un glitch dû au saut temporel, d'une psychose d'Abel refusant d'accepter que ses enfants soient morts - après tout elle ne les avait pas encore vus - ou encore d'un simple lapsus. Elle ne pouvait rien faire d'aute que l'écouter et compatir. Abel avait rejoint les rangs des Rockets pour trouver des réponses et il avait été formé pour mettre fin au règne Quetzacoalt. Il n'était en aucun cas prêt à reveni dans la vie active. La vie normale.

Elle se frotta nerveusement le ventre, comme chaque fois qu'elle se rendait compte que sa fierté avait blessé quelqu'un, puise passa une main sur son visage pour regarder ailleurs. En direction de l'arbre, tiens. Cette conversation la mettait mal à l'aise.

Elle n'avait jamais attendu personne pour faire sa vie, elle allait de l'avant, et c'était tout. Elle s'était laissée submerger par les émotions parce qu'elle avait prêté attention  à ce que son père pouvait penser. En réalité, elle se fichait comme de sa première crotte de ce que les autres pouvaient penser d'elle. La questions de Abel lui fit hausser un sourcil. Avec un grand sourire, elle fit sortir Drakkhaus de sa ball, se hissa à son sommet, et tapota sur son épaisse carapace.

Chocolate : L'entraînement. Encore et encore. Le monde tombe en ruine, les vies partent en fumée, mais je sais que je pourrai compter jusqu'au bout sur mes compagnons. Je me suis entraînée en fonction. Et les résultats ont plutôt porté leurs fruits.

Elle se leva. Instable sur la carapace de Drakkhaus, elle plia les jambes. Forte comme un ours, cette position dessinait la transformation lente et irréversible de son corps depuis celui d'une jeune femme vers celui d'une dresseuse beaucoup plus investie. Elle commençait à avoir les épaules larges, les abdominaux fortement dessinés, et les cuisses d'une cavalière. Force, endurance, et toute rondeur partant peu à peu sous le coup des entraînements.

Chocolate : Les champions ont beaucoup changé. Blanche remplacée par son frère, l'arène de Rosalia reprise par un exorciste à la retraîte, et même Chuck a pris sa retraite. Je ne veux pas me contenter d'une victoire .

Elle serra le poing, se laissant tomber sur les fesses, au sommet de son petit Drakkhaus.

Chocolate : Je les écraserai. Et quand ce sera fait, je retournerai la ligue. Avant d'aller botter le derrière de Peter si fort chaque fois qu'il s'en servira, il pensera à moi.

L'heritière Sakaki ferma les yeux, lâchant un soupir. Ce n'était pas tout. Elle voulait retrouver les Rocket, son frère, retrouver Red, et peut-être même suivre les mouvements de la nouvelle émission de téléréalité. Mais dans un programme d'entraînement, "se gratter les fesses sur le canapé", ce n'était pas des plus utile à préciser.

Chocolate : Tu vas retourner à Kanto ? Je veux dire. Les arènes vont être prises d'assaut dans les jours à venir. Dresseurs au top va engorger totalement les inscriptions pour  les matchs.


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Abel Kujaku
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Jeu 11 Sep - 13:01

Le jeune homme leva un sourcil, surpris du pourtant classique flash lumineux des Poké Balls s'ouvrant. Et il leva par la suite le deuxième en voyant le Pokémon qui jaillissait de la ball de Chocolate. Un Drakkhaus, rien que ça. Un Pokémon qui, lorsqu'il atteindrait son stade d'évolution final, deviendrait une pure et simple machine de guerre, un Pokémon craint, puissant, et respecté. Tenter de dompter ce genre de monstre était un challenge que bien peu de personnes relevaient... Mais il savait que Chocolate n'aurait aucun soucis. Après tout, elle était l'unique dresseuse qui avait réussie à dompter le Léviator Rouge.

- « L'entraînement. Encore et encore. Le monde tombe en ruine, les vies partent en fumée, mais je sais que je pourrai compter jusqu'au bout sur mes compagnons. Je me suis entraînée en fonction. Et les résultats ont plutôt porté leurs fruits. »

Cette fois, l'ancien coordinateur ne put pas retenir un franc sourire. Chocolate était l'exact reflet du Pokémon qu'elle chevauchait. Une créature qui s'est enfermée longuement dans une carapace d'acier, attendant son heure. Et au fur et à mesure qu'elle parlait, l'impression d'Abel se confirmait. Pendant longtemps, elle s'était acharnée dans l'entraînement, se formant elle et ses Pokémons pour devenir des combattants parfait. Et lorsqu'elle mentionna Peter, il sut que l'évolution de Chocolate atteindrait son Zénith le jour ou elle lui botterait les fesses. Telle Drakkhaus évoluant en Drattak, Chocolate deviendrait la combattante la plus accomplie qu'il connaisse le jour ou cela arriverait.

Et alors qu'il pensait cela... Une légère palpitation le secoua. Le genre de palpitation qu'il n'avait pas ressentie depuis de longs mois. La jalousie. Il se rappelait de lui, il n'y a pas si longtemps, s'entraînant d'arrache-pied avec ses Pokémons, musclant son corps et ses compétences de combat tout autant qu'eux le faisaient. Il se rappelait de l'intense satisfaction qu'il éprouvait chaque fois qu'il s'écroulait, épuisé mais heureux, sur un lit de camp, dans une tente. Il n'était pas encore père à ce moment la, et Yukichi et lui n'habitaient pas ensemble... Il vivait de ça, du jour au soir, désirant la force, et faisant de son mieux pour l'obtenir.
Et maintenant... Lui avait stagné. Ses Pokémons et lui étaient devenus plus fort, mais il avait perdu la volonté de se battre.

Sauf que maintenant, une pensée lui trottait en tête. Une envie.
Devenir si fort que coller une rouste à Chocolate à son paroxysme devienne une possibilité. Alors il tiqua, se rendant compte d'un unique détail. Cette pensée était un objectif. Est-ce qu'il était en train de...

- « Tu vas retourner à Kanto ? Je veux dire. Les arènes vont être prises d'assaut dans les jours à venir. Dresseurs au top va engorger totalement les inscriptions pour  les matchs. »

Il sursauta. Il s'était totalement perdu dans ses pensées, absorbé par deux péchés qu'il ne se pensait plus capable de ressentir.
La jalousie, et l'envie.
La jalousie de voir Chocolate, si droite, si fière, si forte, qui continuait d'avancer. L'envie de devenir encore plus fort qu'elle et d'être capable de faire plier son équipe devant la sienne. Abel sourit. Pas d'un sourire discret, non. D'un franc sourire, presque éclatant tant il était... joueur. D'un geste du poignet, il envoya une Ball lui aussi, laissant apparaître dans un flash sa Dracaufeu, l'unique dragonne cendrée actuellement recensée, qui laissa entendre un long hurlement, parfait reflet de ce que ressentait son dresseur à l'instant même.

- « ...Oh que oui je vais y retourner. Ce n'est pas une émission de télé-réalité qui va m'empêcher de réaliser mon... objectif. »
Il avait souri encore plus en prononçant ce mot. Il était juste...heureux. Heureux d'avoir la possibilité d'être fier à nouveau. « Je vais démolir les champions d'arène. Tu ne seras pas la seule à faire peur aux champions et à faire trembler Peter... Je vais faire ça en même temps que toi... Dès que mes Pokémons auront retrouvés leur ancien niveau de co...Non, ils vont même devenir encore meilleurs. »

Abel s'enthousiasmait en parlant, à la manière d'un enfant trop longtemps privé de jouet. Il avait réellement envie de quelque chose.

- « Et le moment venu... Peut-être même que l'on devra s'affronter pour le titre de meilleur dresseur des deux continents... Non ? »

Il brûlait d'envie de faire ce match, même s'il tentait de le dissimuler. Il voulait s'opposer à elle une fois de plus, dans le même climat que celui qui les avait opposé dans ce match d'arène ou chacun avait tenter de faire plier l'autre. Un match qui les avait tout deux rempli d'un sentiment de plénitude... Jusqu'à son aboutissement.
Le jeune homme aux yeux dorés s'obligea à se calmer un peu.

- « Enfin... tu me parlais de Dresseurs au top... Mais je t'avoue que je n'ai pas trop suivi l'actualité. C'est juste une bande de topdresseurs qui envisagent de conquérir le conseil des 4, non ? »
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Lun 15 Sep - 21:34

En signe d'amitié.

Abel semblait ailleurs. Un peu comme elle l'était depuis que tout s'était terminé. Elle ne savait parfois plus sur quel pied danser, son seul point de repère fixe était l'entraînement, et la progression de ses différents pokémons. Son objectif la tenait droit devant, lui donnant la force nécessaire pour mettre un pied devant l'autre. Elle connaissait suffisamment Abel pour savoir qu'il était un peu perdu, mais trop peu pour expliquer la raison de cet air aussi absent.

La démonstration de force lorsqu'il laissa sortir son Dracaufeu la fit sourire. Elle posa sur le pokémon un regard critique, brutal, obsevateur. Belle créature. Puissante, rare, caractérielle mais fidèle. Elle n'en attendait pas moins de la part d'un dresseur de la trempe d'Abel. D'un côté, il était touchant. De férocité, de détermination. D'un autre côté, elle le trouvait un peu naïf. S'il pensait pouvoir avoir une place aussi rapidement que lorsque l'activité principale des champions était de lustrer leurs moustaches respectives, il se fourrait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.

En revanche, elle ne doutait pas un seul instant qu'il était capable de donner une rouste de longue mémoire aux différents champions de Kanto. A y bien réfléchir, les seuls susceptibles de lui mettre des bâtons dans les roues étaient Morganne et Jeannine. Avec une préférence pour la première. Sa maîtrise au-delà du réel était un mur gigantesque contre lequel elle-même n'avait pas voulu se frotter. Bonne chance, bon courage, et elle le suivrait avec grande attention et grand plaisir. Ses remarques lui tirèrent un regard légèrement courroucé.

S'affonter pour le titre de meilleur dresseur des deux continents ? Non. Abel était un gros poisson, mais pas celui qu'elle recherchait. Sa première défaite contre lui lui avait déjà fait comprendre qu'il était temps qu'elle se concentre sur elle-même plutôt que sur les autres. L'exploser à la régulière n'était pas une méthode intéressante de le vaincre. La meilleure dresseuse de Johto et Kanto, ce serait elle. Et personne d'autre. Abel aurait beau l'humilier une seconde, une dixième, une millième fois, il y avait bien des lacunes qu'il ne comprendrait qu'une fois qu'il aurait pris suffisamment de recul pour admettre qu'une victoire en score n'était pas toujours dûe à un travail plus appliqué.

Elle posa un regard légèrement acide sur le visage du dresseur, pinça les lèvres, et lui répondit lentement.

Chocolate : Nul ne nécessite de preuve lorsque la domination est évidente.

Elle serra le poing, rangeant chacun de ses pokémons, et tapa machinalement sur ses abdominaux. Force, endurance, courage, rigueur. Elle inspira lentement, refroidie par sa proposition. Jouer à qui avait la plus grosse. Voilà où ils en étaient tous les deux. A se chamailler sur l'hypothétique équipe la plus efficace.

Chocolate : Mais je suis sûre que Dresseur au Top serait le genre d'émission à te plaire. Si j'ai bien compris, ce sont une bande de bons dresseurs qui sont en compétition. Ils éprouvent leur force en arène, puis se combattent entre eux à la manière d'un tournois.

Elle se redressa du haut de son mètre soixante, fit craquer ses cervicales et ses épaules, puis reprit avec une ébauche de sourire moqueur son discours.

Chocolate : Ils sont interdits de Conseil. Môssieu Peter a interdit la venue dans ses pattes parce que môssieu Peter a eu peur de dévaluer le challenge de sa si fine équipe.

Elle laissa échapper une grimace, secouant la tête, avant de lever les yeux au ciel. Dévaluer. Il était déjà bien bas. Plus bas que les enfants qui jouaient à celui qui pissait le plus loin. Plus bas que les coordinateurs débutants présentant des charges de Rattata. Et surtout plus bas, bien plus bas que les véritables dresseurs qui auraient dû depuis longtemps lui retourner la cape par dessus la tête pour le mettre le cul à l'air.

Chocolate : Enfin, si ça te chante, tu dois avoir tes chances. Tu es plutôt connu chez les coordinateurs et tu as quelques raretés appréciables dans ton équipe. On m'a proposé d'y participer mais je ne veux plus de caméras. Pas pour l'instant.

Elle croisa les bras sur sa poitrine, et lui offrit un clin d'oeil malicieux. Elle le charriait. Elle aurait bien aimé voir ce que Abel valait sous le feu des projecteurs. C'était là que les gens se révélaient vraiment. Sous la lumière, ils devenaient orgueilleux, peureux, loyaux ou sensationnalistes. Elle se demandait de quelle fibre artistique était fait son unique vainqueur d'arène.

Chocolate : Bon. Ce n'est pas tout ça, mais j'ai un grand match demain moi. Je reviendrai vers toi. Les badges sont une chose, mais tu détiens des informations qui me seraient très précieuses.

Elle sortit de sa poche le petit morceau de tissu noir sur lequel on pouvait encore lire un "R" rouge, et la lui glissa entre les mains. Le fixant de longues secondes, elle finit par hocher la tête, hésitant à le contourner.

Chocolate : Je t'avais dit qu'approcher mon père était dangereux et stupide. Aujourd'hui, c'est moi qui te demande de me mettre en danger.


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Abel Kujaku
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MessageSujet: Re: Les pires histoires sont des histoires de famille. [PV Abel]   Lun 6 Oct - 19:50

Ou comment se faire doucher dans son enthousiasme, mais genre en beauté. La ou lui ne rêvait que d’un combat contre elle… Elle s’en foutait un peu. Ou pour ainsi dire totalement. Son objectif était ailleurs, et il s’appelait Peter. Le jeune homme fit la moue, arborant pour ainsi dire une belle expression de môme.
Cependant, il se reprit bien vite. Il ne pouvait pas obliger Chocolate à avoir les mêmes pensées que lui, et pour importe ce qu’elle allait faire, dans tous les cas, sa décision à lui était actée. Il allait se frotter aux champions d’arène, et il comptait bien leur botter les fesses. Il possédait déjà deux badges… Et s’il fallait qu’il passe par une émission télé pour combattre les champions, alors il le ferait.

- « Mais je suis sûre que Dresseur au Top serait le genre d'émission à te plaire. Si j'ai bien compris, ce sont une bande de bons dresseurs qui sont en compétition. Ils éprouvent leur force en arène, puis se combattent entre eux à la manière d'un tournois. »

Abel redressa la tête. Un tournoi ? En soi, ça ne lui posait de problèmes. Il savait que son équipe faisait partie des plus redoutées des deux continents, même s’il était bien loin du niveau des porteurs originels de Pokédex.
Enfin, l’intérêt de ce tournoi serait surtout de lui permettre de se réhabituer aux combats Pokémons. Lui et son équipe étaient bien entendu dangereux, mais ils avaient besoin de reprendre la main.
Mais Chocolate commençait à mettre le doigt sur le détail qui fâchait. Peter. Abel fronça les sourcils.

- « Oh, il peut toujours l’interdire. Mais une fois que quelqu’un aura dominé tous les champions d’arène et ses adversaires dans le tournoi, s’il clame son intention de défier le conseil des 4, je doute que tout Maître qu’il soit, Peter puisse lutter face à la pression du public qui attendra le match. En tant que Maître, il se doit de faire attention à l’opinion que l’on a de lui. Et même s’il ne veut pas… Je quitterai l’émission avec plaisir pour pouvoir le combattre. »

Chocolate poursuivit en parlant de lui. Certes, s’il exprimait le désir de participer à l’émission… Il n’y aurait probablement pas grand monde s’y opposer. Champion de la coupe Gama, ça ouvrait des portes. En soi, c’était un peu comme du piston, il n’aimait pas trop ça, mais si c’était le seul moyen qu’il avait pour participer, tant pis.

- « Bon. Ce n'est pas tout ça, mais j'ai un grand match demain moi. Je reviendrai vers toi. Les badges sont une chose, mais tu détiens des informations qui me seraient très précieuses. »  

A ces mots, Abel se reconcentra aussitôt. Il n’était pas idiot, et il avait très bien compris ce que Chocolate avait voulu dire. Se redressant un peu, il attrapa ce qu’elle lui tendait sans hésiter. Son expression montrait qu’il ne plaisantait plus du tout. A cette seconde, il était redevenu le Docteur Abel Kujaku, le chef du département scientifique Rocket.

- « Je t'avais dit qu'approcher mon père était dangereux et stupide. Aujourd'hui, c'est moi qui te demande de me mettre en danger. »

L’ancien Rocket contempla pendant quelques secondes le morceau d’étoffe sombre. Plusieurs souvenirs remontaient, en le voyant, mais il se força à les ignorer. Ce n’était pas le moment de repenser à son passé avec Giovanni.
Le dresseur redressa la tête, et planta son regard doré dans celui de Chocolate. Il était devenu effroyablement sérieux.

- « …Ce que tu me demandes est compliqué. Pas impossible, mais dangereux… Pour toi comme pour moi. »

Abel fouilla dans la poche interne de son manteau, pas loin de son pistolet, et en sortit un petit carnet, visiblement usé.

- « J’ai encore le numéro de personnes influentes dans le milieu Rocket. Ce sont des personnes à qui j’ai déjà rendu service, et à qui j’ai rendu visite, peu après mon éviction… Ils savent ce qu’ils me doivent. Ce sont des chefs de département, des capitaines efficaces en mission… Et des scientifiques. »

L’ancien coordinateur s’interrompit. Pas besoin de monologuer sur ce sujet, Chocolate devait avoir très bien compris ce qu’il voulait dire. Abel n’avait pas d’ami dans la Team Rocket… Juste des gens qui voyaient en lui une menace. Et cette menace, il était prêt à leur agiter sous le nez.

- « Je peux en contacter un. Et lui rappeler ce qu’il me doit, quitte à le brusquer. Je peux lui dire qu’il y a quelqu’un qu’il doit voir… Que cela a un lien avec Giovanni. Mais je ne révèlerai pas ton nom. Sinon, ce trouillard risquerait de se bloquer. »

Abel attrapa un stylo, et se mit à griffonner. Quelques secondes plus tard, il arrachait une feuille du carnet, et la tendait à Chocolate.
Dessus était écrit. « Cette femme est aussi dangereuse que moi. Contraries-la, et ce sera nous deux que tu auras sur le dos… Et cette fois, je ne t’épargnerais pas.

Cordialement, Abel Kujaku»


Abel dévisagea Chocolate pendant quelques secondes.

- « Si tu le souhaites… Je n’ai plus qu’à passer un coup de fil. Après, ce sera à toi de jouer… Le seul conseil que je peux te donner est… Méfies-toi, ces types sont capable de tout tant qu’ils n’ont pas conscience que c’est TOI le plus dangereux des deux. Et surtout… Fais attention à Takhojo. »

Le jeune homme replia son manteau.

- « Et je ne te demanderais qu’une contrepartie… La réponse à la question : Pourquoi ? »
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